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Politique – Le Premier ministre prêt à foncer

Posté par Les Blogueurs Associés le 3 décembre 2016

Manuel Valls

Manuel Valls affiche la mine des (très) bons jours. « Il est bien ! » savoure un soutien, venu assister au comité interministériel du handicap, hier à Nancy. Le large sourire du Premier ministre en dit plus long que ses discours.

Il ne faudrait pas alimenter le procès en trahison qui couve, en se précipitant sur la place tout juste laissée vacante par François Hollande. « Il maîtrise le temps. La marque d’un grand leadership, c’est de savoir garder sa sérénité », vante l’un des soutiens.

Et pourtant… « Naturellement, tous les regards se tournent vers lui », concède le ministre de l’Aménagement du territoire, Jean-Michel Baylet, dont le Parti radical de gauche (PRG) se réunit mardi en bureau national pour « tirer les leçons de la situation politique ».

Soit répondre à cette question : le renoncement de Hollande change-t-il quoi que ce soit à la candidature de sa présidente, Sylvia Pinel, à l’Elysée ?

Au conseil départemental de Meurthe-et-Moselle, un murmure et quelques rires accompagnent l’arrivée de Manuel Valls à la tribune. Le Premier ministre se lance dans un vibrant hommage au président de la République. Il dit son « émotion », son « affection ». Salue « un choix qui force le respect par sa dignité ».

« Nous devons défendre le bilan, nous devons défendre cette action, et je le ferai », promet-il devant un parterre de ministres, dont…Marisol Touraine, une fidèle du chef de l’Etat, dont il loue l’action de façon appuyée.

Et la suite ? « La suite, là, c’est qu’on va déjeuner », esquive en souriant le secrétaire d’Etat chargé des Sports, Thierry Braillard.

Sur le terrain, les troupes sont déjà en mouvement. « On est en ordre de bataille. On y va ! » certifie un partisan de Valls. L’un de ses soutiens l’assure : consigne a été passée de « prendre la température des élus locaux », d’aller « chercher les indécis ».

En Meurthe-et-Moselle, le chef du gouvernement peut d’ores et déjà compter sur de solides relais locaux. Ex-aubryste, le président du département, Mathieu Klein, le soutiendra s’il se lance. Dans la cour de la préfecture, il invoque la « responsabilité impérieuse de rassembler la famille ».

En parlant de famille, Manuel Valls se rendra-t-il à la convention nationale de la Belle Alliance populaire organisée cet après-midi par le PS, pour y donner un signe ? La rumeur bruisse avec d’autant plus d’insistance qu’en cet instant, rien ne filtre sur son agenda.

A 15 heures, le communiqué du Parti socialiste tombe : il n’en sera pas. Décryptage, rue de Solférino : « Il ne faudrait pas que l’on puisse reprocher au Premier ministre, s’il décide d’être candidat, d’avoir utilisé cette tribune pour faire campagne. » Ni au parti, organisateur de la primaire, d’avoir offert une rampe de lancement à l’un des participants.

Pendant ce temps-là, à Nancy, le Premier ministre clame son amour de la France. Et livre ce message : « La République est, plus que jamais, la grande cause nationale pour 2017 [...] Nous avons besoin de nous rassembler. Nous avons besoin d’unité. »

Parle-t-il seulement du pays ?

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Valls déjà sous le feu des critiques de ses futurs adversaires

Posté par Les Blogueurs Associés le 2 décembre 2016

Valls Manuel

Le probable candidat à la primaire socialiste est dans le viseur de la droite, des frondeurs, du Front national et de la gauche radicale. Ils le dépeignent en «doublure» de François Hollande, comptable de son bilan.

François Hollande écarté, les différents protagonistes de la prochaine élection présidentielle se tournent à présent vers Manuel Valls. Le premier ministre ne s’est pas encore déclaré candidat à la primaire du Parti socialiste qu’il concentre déjà les attaques. Avec comme objectif de le dépeindre en clone du chef de l’Etat.

Statut de favori de cette compétition oblige, c’est à gauche que les attaques ont commencé.

Au PS

Le renoncement de François Hollande ? «Ce n’est l’échec d’un homme mais d’une politique», a lâché Arnaud Montebourg sur France inter.

Suivez son regard…Même si l’ancien ministre de l’Économie a admis que les deux hommes auraient «le devoir de s’unir» au lendemain de la primaire, François Kalfon, son porte-flingue a annoncé sur Sud radio «une primaire projet contre contre projet».

«Si François Hollande fait le constat que sa ligne politique ne lui permet pas de rassembler la gauche, le premier ministre devrait suivre, puisqu’ils forment un couple indissociable», a ironisé le député Pascal Cherki sur RFI. Sur BFM-TV, Benoît Hamon a jugé que Manuel Valls ne «peut pas incarner l’avenir de la gauche».

«Il a théorisé les gauches irréconciliables», a rappelé le candidat à la primaire. «À la primaire de droite, ils ont choisi une droite totale (…) Je pense qu’il faut incarner une gauche totale (…) Il me semble qu’aujourd’hui Manuel Valls ne peut pas être la réponse à ça», a ajouté l’ancien ministre de l’Education nationale.

Dans le même temps, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, plaide pour une candidature unique des frondeurs face au premier ministre.
Un autre élément de langage a fait florès chez les anti-Valls du PS: le représenter en Iznogoud trahissant le président.

«Il y a eu une pression très forte qui a été mise par Manuel Valls sur François Hollande. C’est chez lui la volonté iznogoudienne d’être calife à la place du calife»,a lancé François Kalfon sur Public Sénat et Sud radio.

Manuel Valls «a un petit côté Iznogoud depuis un mois», a aussi asséné Pascal Cherki sur Franceinfo.

Chez Jean-Luc Mélenchon

Chez les soutiens de Jean-Luc Mélenchon, on vise dès à présent le premier ministre socialiste.

Le rejet «sera le même pour Manuel Valls», a imaginé Alexis Corbière sur BFM-TV. «Jean-Luc Melenchon est aujourd’hui le mieux placé pour affronter Fillon (…) Tous les candidats de la primaire du PS, la plupart anciens ministres de Hollande, auront à assumer son bilan», a mis en garde Danielle Simonnet.

«Valls a été le promoteur de cette politique libérale rejetée par les électeurs de gauche», a complété le patron du PCF, Pierre Laurent sur LCP-Public Senat.

Au FN

Au Front national, où l’on se plaisait initialement à imaginer un match retour Hollande-Sarkozy, on s’adapte. «Ils vont être remplacés par leurs doublures Fillon et Valls, qui partagent le même bilan…», a ironisé Florian Philippot, le vice-président du parti invité de Franceinfo.

Sur LCI, il s’est fait encore plus féroce à l’endroit du premier ministre: «Il est plus agressif et il n’hésite pas à dire des choses inacceptables en République, par exemple il faut “stigmatiser” un parti politique d’opposition comme le Front national, il revendique ce terme».

«Ce n’est pas digne d’un chef de gouvernement mais c’est digne de Manuel Valls».

«Il est probablement plus haineux que François Hollande du point de vue de son caractère», a encore jugé l’eurodéputé.

À droite

Il n’y a qu’à droite, où pour l’instant, l’offensive anti-Valls reste modérée. Thierry Solère, le futur porte-parole de François Fillon, préférant viser sur RTL l’ensemble des candidats de gauche.

«Je ne sais pas si Manuel Valls, si Emmanuel Macron, si Arnaud Montebourg, c’est-à-dire le premier ministre de ce quinquennat, le ministre de l’Economie de ce quinquennat, monsieur Hamon le ministre de l’Éducation de ce quinquennat auront la même lucidité sur ce bilan collectif qui est le leur».

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Le bilan de Hollande sur le chômage l’a obligé à ne pas se représenter

Posté par Les Blogueurs Associés le 2 décembre 2016

François Hollande

Si un léger mieux se fait effectivement sentir depuis quelques mois tant sur l’emploi que sur le chômage, il est insuffisant pour effacer le début catastrophique du quinquennat pour les Français qui ont voulu croire, il y a 4 ans, à la promesse du président d’inverser très vite la courbe du chômage.

Il y a deux manières de regarder le bilan Emploi/Chômage de François Hollande, et notamment la fameuse «inversion de la courbe du chômage» à laquelle le chef de l’État avait lié son destin présidentiel pour 2017. Et selon l’angle d’attaque que l’on prend, la vision n’est pas du tout la même et infirme la célèbre citation attribuée à Talleyrand: quand je me regarde, je me désole mais quand je me compare, je me console.

Commençons par l’aspect le plus positif, en statique sur la tendance récente. Effectivement, en cette fin 2016, à quelques encablures de la présidentielle de 2017, «ça va mieux» pour reprendre la formule du président de la République. L’emploi, comme le chômage, est bien orienté et ne l’a même jamais été autant.

L’emploi ? Selon le dernier pointage (provisoire) de l’Insee il y a trois semaines, les entreprises françaises ont créé quelque 52.000 emplois dans le secteur marchand au troisième trimestre de cette année et même, ne cesse de le répéter en boucle Myriam El Khomri, la ministre du Travail, 145.000 sur un an et 210.000 sur les six derniers trimestres.

Une performance qui n’était pas arrivée depuis des années et notamment après les années de destructions nettes d’emplois qu’ont été 2012, 2013 et 2014.

Le chômage ? Lui aussi va dans le bon sens. On peut même affirmer que la courbe s’est enfin inversée depuis quelques mois. Deux indicateurs le démontrent clairement. Primo les inscrits en catégorie A à Pôle emploi en France entière qui ont affiché un repli à la fin octobre pour le deuxième mois d’affilée: -12.700 sur un mois, -79.800 sur deux mois, -106.800 depuis janvier et -107.700 sur un an.

«Il s’agit même de la plus forte baisse annuelle observée depuis mai 2008, s’était jeudi dernier félicitée Myriam El Khomri. Ces résultats confortent donc la tendance favorable qui se dessine depuis plusieurs mois».

Secundo, le taux de chômage calculé par l’Insee selon la définition du BIT qui, malgré la hausse de 0,1 point enregistrée au troisième trimestre 2016, affiche lui aussi un repli: -0,5 point par rapport à il y a un an, à 10% de la population active en France entière.

«Les bons résultats que nous enregistrons en matière de créations nettes d’emploi se traduisent par une baisse notable du chômage sur un an, la plus forte depuis 8 ans», avait commenté la ministre du Travail il y a 15 jours, lors de la publication des chiffres trimestriels de l’Insee.

Voilà pour le satisfecit que les partisans d’une nouvelle candidature de François Hollande à la présidentielle ne cessaient de mettre en avant. Et ce, alors que les Français jugent le bilan du chef de bilan en dynamique sur une tendance longue, c’est-à-dire en comparaison avec la situation qu’il avait trouvée au moment de son élection, en mai 2012.

Et là, il n’y a pas photo: la lucidité confère de reconnaître que l’ardoise laissée par François Hollande est énorme, pour ne pas dire colossale. Jugez par vous-même.

En termes d’emploi, le secteur marchand n’a, à date, créé que 30.200 emplois en quatre ans. Que 30.200 emplois nets alors que la France n’a pas connu -contrairement à 2009, où le PIB avait reculé de plus de 3%- une seule année de récession ou de crise financière internationale, comme au début de la mandature précédente.

Une goutte d’eau en comparaison des résultats affichés par les pays étrangers en la matière: 2 millions d’emplois créés en 5 ans au Royaume-Uni et 1,6 million en Allemagne, 500.000 en un an en Espagne, 250.000 sur les 6 premiers mois de l’année en Italie.

La désolation est encore plus forte sur le front du chômage: +604.700 inscrits en catégorie A (sans aucune activité) à fin octobre dom compris (+586.300 sur le seul territoire hexagonal).

Et, si l’on intègre à ce bilan déjà indéfendable -comme le fait à tort la droite- les inscrits en catégorie B et C (en activité réduite) qui travaillent plus ou moins de 78 heures dans le mois, les totaux s’affolent: +1,142 million de demandeurs d’emplois référencés en France entière (+1,067 million en métropole), pire que sous les 5 années de Nicolas Sarkozy.

Mais le totem le plus affligeant pour le chef de l’État est sans doute son bilan sur le chômage des jeunes.

Si le nombre d’inscrits de moins de 25 ans en catégorie A à Pôle emploi est en net repli sur un an (-43.200, le plus fort repli enregistré depuis 2007) et redescendu aux alentours des 480.000, un plus bas jamais atteint depuis cette fois-ci octobre 2011, leur taux de chômage des jeunes actifs, lui, bat des records à la hausse: 25,7% au troisième trimestre 2016, soit le pire niveau jamais atteint (à une exception près, à la fin 2012 avec un taux de 26,1%) en 20 ans.

Et ce alors que François Hollande avait fait de la jeunesse la priorité de ses priorités en 2012 et qu’il a concentré sur elle la quasi-majorité de la politique active de lutte contre le chômage depuis son élection.

Donc, si l’inversion de la courbe du chômage -annoncée dès le mois de juillet 2012 pour la fin 2013- a bien fini par se réaliser, elle est arrivée bien trop tardivement et n’efface pas le bilan que laissera le président à son successeur.

Et c’est cette ardoise, les 600.000 chômeurs de plus et non la bonne orientation en tendance sur 2016 des chiffres de Pôle emploi, à laquelle les Français pensent quand ils se projettent sur une nouvelle candidature de François Hollande.

C’est donc cette ardoise, annonciatrice d’une déroute -humiliation- électorale pour lui à la primaire ou au 1er tour de la présidentielle en avril 2017, qui l’a sans doute conduit à décider de ne pas se représenter.

Une ardoise, il ne faut pas l’oublier, que Manuel Valls devra toutefois assumer à sa place s’il se déclare, comme il a prévu de le faire, candidat à la succession de François Hollande.

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Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 2 décembre 2016

                             « François, si tu reviens, j’annule tout ! »

François Hollande (9)

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