• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

  • Calendrier

    mars 2017
    L Ma Me J V S D
    « fév    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Catégories d’Articles

  • Archives

Fillon reconnaît des «erreurs» à la pelle… (mais pas plus)

Posté par Les Blogueurs Associés le 24 mars 2017

François Fillon

Lors de l’émission politique, François Fillon a reconnu une «erreur», comme à chacune de ses interventions. Sans pour autant se remettre en question. François Fillon a reconnu «une erreur de jugement». Ce n’est jamais que la dixième fois, ou à peu près.

Invité de l’Emission Politique sur France 2, il a estimé avoir «eu tort» d’accepter les costumes offerts par Robert Bourgi. «J’ai eu tort de les accepter, j’ai fait une erreur de jugement […] J’ai fait une erreur et je les ai rendus», a expliqué le candidat à la présidentielle. Depuis le début de l’affaire, le candidat à la présidentielle n’arrête pas de reconnaître «une» ou «des» erreurs.

Lors de sa première conférence de presse le 6 février, après les premières révélations le concernant, il avait déjà employé l’expression à deux reprises. «Le premier courage en politique, c’est de reconnaître ses erreurs», avait-il commencé.

Avant de poursuivre : «En travaillant avec ma femme et mes enfants, j’ai privilégié cette collaboration de confiance qui aujourd’hui suscite la défiance. C’était une erreur, je le regrette profondément, et je présente mes excuses aux Français».

Le 14 février, à La Réunion, il admet un autre type d’erreur auprès du Figaro.

Non pas d’avoir employé sa femme et ses enfants (tout juste concède-t-il avoir «mis un peu plus de temps que d’autres» à réaliser qu’employer des membres de sa famille «suscitait des soupçons»)mais d’avoir demandé aux parlementaires de lui donner «quinze jours» pour que son innocence soit reconnue ?

«Honnêtement, c’était une erreur», explique-t-il au Figaro.

«La France est plus grande que mes erreurs»

Le 1er mars, lors de sa deuxième conférence de presse, le candidat à la présidentielle intervient en direct à la télévision pour répéter qu’il ira «jusqu’au bout». Du bout des lèvres, il concède donc de nouvelles erreurs mais en les temporisant.

«La France est plus grande que nous. La France est plus grande que mes erreurs», affirme-t-il. Mettre la France au-dessus de ces erreurs lui permet ainsi de les minimiser.

Lors de son grand rassemblement du Trocadéro le 5 mars, il semble jouer la carte de l’honnêteté: «J’ai commis la première erreur autrefois, je vous l’ai dit, en demandant à ma femme de travailler pour moi, parce qu’elle connaissait le terrain, parce que c’était commode».

D’une erreur, il passe à plusieurs, en essayant une nouvelle fois de les temporiser en les comparant à d’autres «scandales» : «Le problème, voyez-vous, c’est que ce jour-là il sera trop tard. L’élection aura été faussée. Elle n’aura pas permis de mettre un terme aux deux scandales qui défigurent le pays beaucoup plus sûrement, plus profondément que mes propres erreurs.»

Invité au JT de France 2 le soir même, il continue sur la même ligne. Fillon reconnaît des erreurs, mais celles-ci restent moins importantes que le nombre de ses soutiens (qui n’étaient pas 200 000). «Malgré mes erreurs, 200 000 Français se sont déplacés de toute la France, en trois jours, pour venir m’apporter leur soutien», explique-t-il.

Lors du premier débat télévisé sur TF1 lundi 20 mars, il ne varie pas: «j’ai pu commettre des erreurs, j’ai quelques défauts. Qui n’en a pas ?» interroge-t-il avant d’insister sur son «expérience» et sa «volonté».

A chacune de ses interventions François Fillon reconnaît donc au moins une erreur. Mais ceci, comme le fait remarquer la Croix, sans aller jusqu’à parler de faute. Car une erreur, explique l’historien Olivier Christin, peut être «commise en toute bonne foi, sans que la conscience soit pleinement engagée, et qu’il faut corriger».

«La faute relève d’un manque de raisonnement moral et l’erreur d’un manque de discernement cognitif. Cette dernière peut avoir des effets moraux, mais elle est due à un défaut de clairvoyance quant au contexte et non à un déficit d’éthique», relève quant à lui le philosophe Guillaume Le Blanc.

François Fillon, loin de battre sa coulpe, ne se remet donc pas en cause en parlant d’erreur à multiple reprise. Et cela ne l’a d’ailleurs pas empêché de verser dans le complotisme à un niveau jamais atteint, en visant hier directement François Hollande et son supposé «cabinet noir».

Les Blogueurs associés

Publié dans Politique | Commentaires fermés

Le dispositif des emplois d’avenir a été utile pour la moitié de ses bénéficiaires

Posté par Les Blogueurs Associés le 23 mars 2017

Le dispositif

Le taux d’insertion professionnelle des emplois avenir paraît en nette augmentation comparée aux précédents dispositifs de contrats aidés dans le secteur non-marchand.

La France dédie un budget considérable aux contrats aidés, ces contrats subventionnés qui doivent permettre de mettre le pied à l’étrier aux publics les plus éloignés de l’emploi: jeunes, chômeurs de longue durée, seniors…En 2016 et 2017, autour de 2,5 milliards d’euros y ont été consacrés.

Chaque année entre 300.000 et 400.000 personnes en bénéficient, dont une forte majorité dans les associations ou les institutions publiques ou parapubliques: éducation nationale, collectivités territoriales, hôpitaux…Pourtant, tous les économistes s’accordent depuis leur création pour dénoncer leur manque d’efficacité.

«L’effet moyen d’un passage par un contrat du secteur non-marchand est significativement négatif sur le taux d’accès à l’emploi non-aidé à moyen terme», indique ainsi une étude de 2015 de l’Insee.

Une enquête du ministère du travail, publiée ce jeudi, vient nuancer ce propos.

L’étude est consacrée au devenir des emplois d’avenir, destinés aux jeunes en situation de précarité, créés au début du quinquennat de François Hollande. Le coût de ce contrat atteint 11.000 euros par an et par personne, soit 1,3 milliard en 2015 pour plus de 120.000 jeunes.

Les emplois d’avenir se distinguent des contrats aidés précédents par leur durée plus longue, jusqu’à trois ans, et un fort accent mis sur la formation. Un jeune sur deux en emploi d’avenir a ainsi bénéficié d’une formation certifiante.

58% en emploi après trois ans

Selon le ministère du travail, cette nouvelle formule s’est avérée payante. Six mois après la fin de leur contrat, 51% des jeunes entrés début 2013 en emploi d’avenir non marchand sont en emploi, pour la très grande majorité en emploi non aidé et durable (au moins un CDD de plus de six mois).

Le taux d’insertion est plus élevé pour les jeunes qui sont restés dans leur emploi durant les trois ans: 58%, contre 37% si le contrat a duré un an ou moins. La durée apparaît alors comme un facteur d’insertion clé.

L’efficacité des emplois d’avenir est en effet bien supérieure à celle des précédents contrats dans le non-marchand. Six mois après la sortie d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE) en 2012, seulement 36% des personnes étaient en emploi. Pour la génération 2011, le taux s’élevait à 41%.

La durée de ces contrats s’échelonne entre six et 24 mois.

La Cour des comptes ne partage pas ce satisfecit. Dans un rapport d’octobre dernier, les magistrats affirmaient, visant les contrats d’avenir, que «les contrats aidés dans le secteur non marchand ne parviennent pas à corriger le facteur défavorable que constitue une faible qualification initiale».

Selon eux, seuls des jeunes déjà relativement insérés en bénéficieraient. La Cour reproche aussi au dispositif la faiblesse des formations proposées et l’effet d’aubaine généré pour les employeurs.

Les Blogueurs associés

Publié dans Chômage, Emploi, Travail | Commentaires fermés

Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 mars 2017

              Les filles de Bruno Le Roux : « Heureusement, papa est de gauche »

Les Filles

Image de prévisualisation YouTube

Les Blogueurs associés

Publié dans Charline, France Inter, Humour, Vidéo | Commentaires fermés

Pourquoi le TGV est devenu un luxe en France

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 mars 2017

La vitesse

La SNCF commercialise les billets TGV des nouvelles lignes à grande vitesse vers Bordeaux et Rennes qui seront exploitées à partir du 2 juillet prochain. Avec des hausses de tarifs importantes, mais des possibilités de prix cassés.

La vitesse a un coût, donc un prix. Et lorsque la vitesse augmente, les tarifs suivent. Il était donc prévisible que la mise en service en juillet prochain des TGV de la ligne «Océane» vers Bordeaux et de la ligne «Armorique» à Rennes, vingt-huit ans après le TGV Atlantique, se traduise par une augmentation des tarifs sur ces destinations.

Pour un gain de temps de 35 minutes entre Paris et Rennes et de 70 minutes entre Paris et Bordeaux, la SNCF commercialise depuis le 15 mars des billets TGV moyennant une hausse de 6 euros dans le premier cas et de 10 euros dans le second pour un trajet simple en première classe payé plein tarif.

Soit environ 15% de hausse sur la base d’un tarif à 67 euros pour Bordeaux. Un saut quantitatif important; tout dépend de la valeur que l’on donne au temps gagné. Toutefois, compte tenu des modulations tarifaires qui prennent en compte les horaires des trajets et les jours ainsi que les délais de réservation, il ne s’agit là que d’une moyenne sur les tarifs de base.

Par exemple, la SNCF met en avant une offre pouvant descendre à 45 euros pour Bordeaux et 35 euros pour Rennes. Mais il s’agit de tarifs sur les trains…les moins demandés.

Car, à l’inverse, elle propose déjà aujourd’hui des trajets Paris-Bordeaux à 85 euros en deuxième classe à certaines heures de pointe pour un billet acheté la veille, ce qui portera le coût du trajet à près de 100 euros plein pot avec les futurs TGV ! Et sur le trajet Paris-Rennes où certains tarifs en deuxième classe sans réduction atteignent déjà 80 euros, on dépassera 85 euros.

Enfin, pour un billet de première classe, compter jusqu’à 30 à 40% en plus. Certes, des billets sont aussi proposés à des tarifs moins élevés…mais sur des créneaux horaires par définition moins intéressants pour la majorité des passagers. C’est le principe même de la modulation tarifaire.

Une compensation par les promos

La grande vitesse ferroviaire en France, comme dans les autres pays où elle existe, est devenue un produit de luxe. Mais tous les pays n’ont pas fondé leur modèle économique de grande vitesse sur le transport de masse.

Dans la mesure où, pour ne pas creuser la dette qui approche déjà 53 milliards d’euros, le groupe SNCF a choisi de recourir au système de la concession pour construire et exploiter ces deux nouvelles lignes (avec Vinci vers Bordeaux et Eiffage vers Rennes), il doit rémunérer les concessionnaires le temps du contrat.

Dans ces conditions, un redressement tarifaire complémentaire était inévitable compte tenu de l’arrivée d’un acteur supplémentaire dans le modèle économique de chacune de ces lignes. Toutefois, pour couper court aux critiques et continuer à présenter le TGV comme un moyen de transport populaire, la SNCF multiplient les offres parallèles à prix cassés.

Pour les voyageurs qui sont prêts à programmer leur trajet plusieurs mois à l’avance, ou à prendre un train en dehors des heures de pointe, ou à se rendre en gare de Marne-la-Vallée plutôt que dans une gare du centre de Paris, la société ferroviaire multiplie ses offres à prix réduits.

«Presque plus personne ne paie son billet TGV au plein tarif», ironise Guillaume Pépy, président de la SNCF, depuis longtemps.

En plus des abonnements, programmes de fidélité ou autres réductions (cartes enfant+, jeunes, week-end, senior…), la SNCF met en avant ses TGV Ouigo à partir de 10 euros, et propose une offre élargie de ses billets Prem’s à 20 euros sur Rennes et Nantes ou 25 euros sur Bordeaux et Toulouse.

Des tarifs véritablement low cost, trois à quatre fois moins cher que ceux d’un billet normal. Sans parler de la nouvelle offre TGV POP qui fonctionne sans imposer de délai de réservation, mais implique que l’on dégage un certain temps pour comprendre l’application et la gérer.

Pas simple, tout de même. Et extrêmement chronophage. Un comble, s’agissant de grande vitesse ! Et bien que la direction de la SNCF ait promis une meilleure lisibilité de ses propositions tarifaires, le maquis est toujours aussi touffu. De quoi décourager le voyageur qui demande juste à une entreprise de transport de lui permettre de se déplacer au meilleur prix, dans des conditions de sécurité optimale.

Mais pour les voyageurs qui sont prêts à s’affranchir de la contrainte de vitesse, il existe aussi une autre solution proposée par la SNCF, à partir de 10 euros, voire moins. Elle repose sur l’utilisation de l’autocar, avec l’offre Ouibus développée par le groupe depuis la libéralisation du transport ferroviaire par la loi Macron.

Mais le concept de voyage est alors bien différencié. Rien à voir avec un TGV. La vitesse a un prix, la SNCF la fait payer, elle le démontre à travers la diversité de son offre.

La fin du TGV pour tous

Pour la SNCF, ces nouvelles lignes doivent revigorer le trafic du TGV. La Cour des comptes a déjà tiré la sonnette d’alarme: victime de son succès, la grande vitesse doit trouver un nouveau souffle. Déjà, le deuxième tronçon de la ligne du TGV Est a été ouvert en 2016.

Et grâce à ses offres promotionnelles, le groupe est parvenu l’an dernier à enregistrer une progression de 1,9% des trafics TGV. Mais dans le détail, l’activité Voyages SNCF dont le train à grande vitesse est le socle (elle ne comprend ni les TER, ni les trains Intercités, ni le fret et la logistique) doit trouver de nouveaux relais de croissance.

Cette activité qui a réalisé un chiffre d’affaires de 7,48 milliards d’euros en 2016 sur un total de 32,3 milliards pour le groupe, a vu sa marge opérationnelle baisser à 8,5% de son chiffre d’affaires, indique le rapport financier. Soit 3 points de moins qu’en 2015. En 2013, cette marge opérationnelle était encore de 12%. Mais en 2008, aux beaux jours du TGV, elle atteignait… 29% !

Plus question de brader la grande vitesse, ni pour autant de faire fuir les voyageurs.

D’où la créativité sans bornes de la société en matière de politique tarifaire. Reste que malgré tout, avec la vitesse, les tarifs augmentent et rendent un peu plus hypothétique le concept de TGV pour tous.

Les Blogueurs associés

Publié dans Finance, Industrie | Commentaires fermés

12345...33
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus