• Catégories d’Articles

  • Archives

Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 19 septembre 2017

                                      #JeSuisChoucroute

La Choucroute

http://www.dailymotion.com/video/x6147q6

Les Blogueurs associés

Publié dans Charline, Humour, Vidéo | Commentaires fermés

Le journaliste Loup Bureau sort de prison

Posté par Les Blogueurs Associés le 16 septembre 2017

Loup Bureau

Incarcéré depuis plus de cinquante jours pour avoir rencontré des combattants kurdes à l’occasion d’un reportage, Loup Bureau a été remis en liberté vendredi. Il pourrait rentrer en France ce week-end.

«Nous avons la satisfaction d’annoncer la libération du journaliste Loup Bureau», a lancé vendredi, en fin d’après midi, Me Martin Pradel. Quelques minutes après, le président français Emmanuel Macron lui emboîte le pas et annonce un «grand soulagement». Le jeune homme de 27 ans vient de passer cinquante-et-un jours dans une prison turque.

Le 26 juillet dernier, le journaliste (ayant collaboré avec les chaînes Arte, TV5 Monde ou le site d’information Slate.fr), qui vient de traverser la frontière irakienne, était interpellé par la police turque lors d’un contrôle d’identité. Après plusieurs jours de garde à vue, Loup Bureau est finalement arrêté et incarcéré le 1er août dans la prison de Sirnak (sud-est de la Turquie).

Malgré les appels répétés du chef de l’Etat français à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et l’importante mobilisation des proches de Loup Bureau, la justice turque reste inflexible et refuse la libération du jeune homme, suspecté «d’appartenance à une organisation terroriste», après que des photos le montrant en compagnie de combattant kurdes syriens des YPG (considérés comme organisation terroriste par Ankara) ont été trouvées sur lui.

Des photos prises lors d’un reportage effectué par Loup Bureau en 2013, dans le nord de la Syrie, où les milices kurdes – soutenus par les Etats-Unis – combattent les djihadistes de Daech.

«Le seul étranger en prison»

Malgré la bonne nouvelle annoncée sur Twitter, Me Martin Pradel tient à rappeler que «le tribunal de Sirnak n’a cependant pas clos le dossier et qu’il faudra poursuivre le combat». La région où a été incarcéré Loup Bureau est une zone extrêmement complexe à couvrir pour les journalistes – turcs et internationaux – depuis l’instauration de l’Etat d’urgence et surtout la reprise des combats en juillet 2015 entre les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan, le PKK (lié aux YPG syrien) et les forces de sécurité turques.

Les attentats et opérations militaires y sont quasi quotidiennes. «Notre confrère en Turquie a passé trois heures auprès de Loup Bureau pour lui expliquer la situation, la position du parquet turc», explique au téléphone Me Rusen Aytaç, l’une des avocates du jeune homme.

Une présence nécessaire avant sa libération, estime-t-elle. «Loup était isolé, il était le seul ressortissant étranger dans la prison. Il a eu des hauts et des bas. Souvent des bas, à vrai dire. Son seul lien, en plus de ses avocats, c’était cet échange téléphonique avec sa famille, tous les quinze jours.»

Loup Bureau sortira vendredi de prison mais, précise cependant l’avocate, il devra passer la nuit au poste de police de Sirnak, malgré les demandes formulées auprès du juge. «Le temps d’organiser son expulsion du territoire, d’ici samedi, il devrait au moins partir à Istanbul», espère-t-elle. Un retour en France le même jour n’est pas exclu.

Après plus d’un mois d’attente dans l’angoisse, la famille et les amis de Loup Bureau avaient misé sur l’arrivée jeudi, en Turquie, du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à Ankara pour rencontrer son homologue turc et le président Recep Tayyip Erdogan.

Durant ses entretiens avec les autorités turques, le chef de la diplomatie française a affirmé avoir plaidé à de multiples reprises en faveur de la libération du jeune Nantais. «Ce n’est pas un hasard que cette libération intervienne alors que Jean-Yves Le Drian est à Ankara.

C’est Erdogan qui avait la clef du verrou. Il n’a eu qu’à demander à une justice turque aux ordres de libérer un journaliste qui n’avait rien à faire en prison», analyse Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporter Sans Frontières (RSF).

Médias fermés

L’annonce de cette libération redonne un peu d’espoir en Turquie où la répression contre la presse fait rage depuis le coup d’Etat manqué du 15 juillet 2016. Depuis la mise en place de l’Etat d’urgence, une semaine après la tentative de putsch, 171 journalistes ont été emprisonnés, selon la plateforme turque P24.

On estime également qu’en l’espace d’un an, plus d’une centaine de médias ont été fermés, par décret de l’exécutif, et que plusieurs centaines de cartes de presse ont été annulées. Symbole de la dérive autoritaire dont la presse turque est victime, lundi dernier, se tenait au tribunal de Silivri (grande banlieue d’Istanbul) la deuxième audience du procès du journal d’opposition Cumhuriyet.

A la barre : cinq collaborateurs de ce quotidien presque centenaire dont le rédacteur en chef, Murat Sabuncu, l’éditorialiste de renom Kadri Gürsel ainsi que le journaliste d’investigation Ahmet Sik. La justice turque soupçonne en tout 17 membres de Cumhuriyet d’avoir changé la ligne éditoriale du journal en faveur de l’organisation Fetö (acronyme utilisé par le gouvernement turc pour désigner les partisans de l’imam en exil Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’être le cerveau du coup d’Etat manqué).

Après une audience marathon de plus de dix heures, marquée par les plaidoiries fleuves des avocats de la défense, le jugement provisoire tombe dans la nuit : les cinq accusés (incarcérés pour certains depuis plus de trois cents jours) restent en prison. La prochaine audience a été fixée au 25 septembre. Mais chez les défenseurs des droits de l’homme turcs et les familles des journalistes, l’espoir est de plus en plus mince.

Les Blogueurs associés

Publié dans Justice, Média, Turquie | Commentaires fermés

Pourquoi la Corée du Nord s’attaque même au Bitcoin ?

Posté par Les Blogueurs Associés le 16 septembre 2017

La corée du Nord

La société FireEye a détecté plusieurs cyberattaques contre les cryptomonnaies, notamment le bitcoin. Ce piratage vient de Corée du Nord et a entraîné la disparition de plusieurs millions de dollars. La Corée du Nord ne se contente pas d’envoyer des missiles, elle se livre aussi à des cyber-attaques depuis plusieurs années.

Selon un rapport de FireEye, une société américaine de sûreté informatique, des hackers travaillant depuis la Corée du Nord sont impliqués dans un certain nombre de cyberattaques. Déjà, en 2014, Sony Picture avait été victime d’un piratage massif et le FBI avait accusé le gouvernement nord-coréen d’être à l’origine de l’attaque.

Ce dernier souhaitait exercer un chantage pour empêcher la diffusion de « The Interview », « L’interview qui tue » en version française, un film mettant en scène une tentative d’assassinat de Kim Jong-Un par des agents américains.

Attaques sur le système financier mondial

Selon FireEye, les nouvelles attaques des pirates de Corée du Nord ont porté sur des banques et sur le système financier mondial. « Il est probable que cette activité ait été menée pour financer les caisses de l’Etat ou les poches personnelles de l’élite de Pyongyang ».

Une deuxième vague d’attaques a commencé au printemps dernier. Elles visent cette fois les échanges de crypto monnaies. La motivation semble être purement financière. FireEye affirme avoir détecté au moins six attaques portant sur des échanges de bitcoin ou sur des portefeuilles électroniques au cours des six derniers mois.

Les attaques portent notamment sur le site Yapizon, une plateforme d’échange basée en Corée du Sud. Les Coréens privilégient le Bithumb, une monnaie virtuelle peu connue en France, la quatrième mondiale en volume. En juin dernier, une attaque a entraîné la perte de milliards de won.

Selon la presse de Séoul, une victime aurait perdu 1,2 milliard de won (892 000 euros) en un clin d’œil. Les pirates ont réussi à voler les informations personnelles de 31 800 utilisateurs du site Bithumb, soit environ 3% des comptes. Ethereum, une monnaie virtuelle soutenue notamment par Microsoft, JP Morgan Chase et Intel, a également été piratée, entraînant le vol de plus d’un million de dollars.

Bien que le bitcoin soit en train de baisser, son cours a grimpé de 240% depuis le début de l’année tandis que l’ether est passé de 8 dollars à prêt de 300 dollars aujourd’hui. Les États commencent à prendre connaissance du phénomène. Récemment, un conseiller du président Poutine en Russie a annoncé son intention de recueillir des fonds pour augmenter l’implication de la Russie dans l’extraction du bitcoin.

Les sénateurs du parlement australien ont proposé de développer leur propre crypto-monnaies nationale. « Par conséquent, conclut le rapport de FireEye, il ne faut pas être surpris si les crypto-monnaies, en tant que classe d’actifs émergents, deviennent une cible d’intérêt pour un régime qui fonctionne comme une entreprise criminelle. »

Les Blogueurs associés

Publié dans Banque, Corée du Nord, Economie, Finance, Monde | Commentaires fermés

Le Japon, le pays où le client est vraiment roi

Posté par Les Blogueurs Associés le 16 septembre 2017

Le Japon

Des toilettes high-tech aux parapluies jetables en passant par les supérettes multiservices, le quotidien des Japonais est facilité par un souci du moindre détail et la volonté des fabricants et commerçants d’offrir une prestation hors pair.

« L’attention aux clients est ancrée dans la culture japonaise », explique Kazuhiro Watanabe, chasseur de tendances de consommation dans le groupe Nikkei BP. « Ici, on devance ses désirs, cette valeur se transforme en objet, en comportement ou en action ».

Et les visiteurs étrangers profitent aussi de cet « omotenashi » (hospitalité japonaise) que Tokyo compte encore renforcer pour les jeux Olympiques de 2020.

Le Japon, au quotidien

Florilège non-exhaustif au fil d’une journée typique à Tokyo. Le réveil sonne. Direction les toilettes. L’archipel est célèbre pour la sophistication de ses WC, avec jets de lavage, cuvette chauffante, son d’eau artificiel pour couvrir tout bruit gênant, etc. Les toilettes publiques, d’une propreté toujours impeccable, sont en outre souvent dotées d’un siège où poser son nourrisson le temps de se soulager.

Pas le temps d’avaler de petit déjeuner, vous filez au travail. Sur le chemin, achat d’un en-cas au « konbini », supérette multiservice ouverte jour et nuit où on peut aussi, entre autres, payer ses factures d’électricité ou se procurer chaussettes et chemise de rechange.

Au pire, on trouvera toujours un café en canette (chaud ou froid) grâce aux quelques 2 millions de distributeurs automatiques de boissons qui jalonnent les rues de toutes les villes et bourgades du pays. Pour payer, pas la peine de sortir sa petite monnaie, le smartphone ou une carte porte-monnaie électronique Suica à puce sans contact suffit.

On effleure le terminal de lecture et c’est réglé. Le geste est le même dans les transports (trains, métros, bus et même taxis): à Tokyo, près de neuf passagers sur dix emploient cette carte ou un équivalent (Pasmo).

Mince, il pleut ! Des parapluies transparents à moins de 3 euros sont disponibles presque partout. Avant d’entrer au bureau, on le glisse dans un sac plastique fourni à l’entrée pour éviter de transformer les locaux en pataugeoire (un geste toutefois pas très écologique). A l’accueil des mairies ou musées, on peut le laisser à une consigne à cadenas.

Confortable et pratique

C’est la pause déjeuner. Dans les nombreuses gargotes de la capitale, sont souvent exposées en vitrine des reproductions des mets à déguster pour faciliter le choix du client. A table, un panier spécial est mis à disposition pour ne pas salir son attaché-case ou sac à main en le posant à même le sol.

Week-end: escapade hors de Tokyo, au ski ou au golf. Pas la peine de s’encombrer de son matériel: faites appel au service spécial proposé par les « takuhaibin », coursiers pour particuliers et entreprises qui transportent tout de porte-à-porte d’un bout à l’autre du Japon.

Arrivé sur le quai de gare, vous vous installez confortablement dans le « Shinkansen », train à grande vitesse japonais inauguré il y a un demi-siècle, ponctuel à la seconde près. Vous voulez un espace à 4 ? Faites vous-mêmes pivoter une partie des sièges.

« Les Japonais sont des gens très pragmatiques, le confort, le côté pratique l’emportent sur tout », décrypte la sociologue française Muriel Jolivet, spécialiste du Japon où elle vit depuis plus de 40 ans.

Le revers de la médaille

Outre ces commodités du quotidien, le Japon regorge d’objets insolites. Un livre-oreiller pour roupiller au boulot, un ventilateur de chemise pour les jours de grande chaleur ou à l’inverse des chaufferettes à glisser dans ses poches ou coller sur ses vêtement durant les hivers glaciaux (« kairo »), un réfrigérateur qui vous indique que la porte est restée ouverte.

« Ce type d’objets existe depuis longtemps, je pense que les Japonais aiment inventer des ustensiles utiles et insolites à la fois. Ils sont très forts dans l’amélioration des produits existants, plutôt que dans la création d’un concept à partir de zéro », assure M. Watanabe.

Alors le Japon pays idéal ? Tout est tellement sous contrôle, on prend complètement en charge le client, « on ne lui laisse pas faire ce qu’il veut, c’est le revers de la médaille », souligne M. Watanabe. Or, à trop être choyés, les Nippons sont moins autonomes, moins débrouillards que les Occidentaux, regrette-t-il.

Les Blogueurs associés

Publié dans Consomation, Japon | Commentaires fermés

Levothyrox : la ministre annonce le retour de l’ancienne formule

Posté par Les Blogueurs Associés le 15 septembre 2017

Levothyrox

Rétropédalage complet. Les autorités sanitaires prennent enfin la mesure des effets de ce médicament pour la thyroïde. Et ouvrent la porte au retour de l’ancienne formule et à d’autres médicaments.

Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, avait-elle le choix ? En tout cas, elle a dû faire preuve de bon sens clinique et de pragmatisme politique, quitte à se dédire, et surtout à désavouer fortement son administration qui s’est révélée incapable de gérer l’affaire du changement de formule du Levothyrox, ce médicament soignant la thyroïde et qui s’est révélé avoir des effets secondaires indésirables pour certains patients.

Ce vendredi matin, elle a en effet annoncé que l’ancienne formule du Levothyrox serait «accessible» dans quinze jours et que des «alternatives» à ce médicament seraient disponibles «dans un mois». «Nous avons fait en sorte que l’ancien Levothyrox soit accessible de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre, et ce sera disponible en quinze jours», a-t-elle déclaré sur France Inter.

«Et dans un mois, nous aurons des alternatives, c’est-à-dire d’autres marques, d’autres médicaments, qui permettront progressivement aux patients de pouvoir choisir le médicament qui leur convient le mieux.» Mais la ministre a précisé qu’à terme, «l’ancien Levothyrox devrait normalement disparaître puisque le laboratoire Merck ne devrait plus le produire dans les années qui viennent».

De fait, il y avait urgence. Et la ministre se devait d’arrêter l’emballement, tant les erreurs initiales dans la gestion de ce dossier la mettaient en porte à faux. Plus de 9 000 patients avaient ainsi signalé des effets indésirables – crampes, maux de tête… – avec cette nouvelle formule du Levothyrox.

Une pétition réclamait le retour à l’ancienne formule, et surtout 12 plaintes ont été déposées au Parquet de Paris et une cinquantaine de nouvelles plaintes contre X, dont celle de l’actrice Anny Duperey, devaient être lancées, avait promis l’avocate et ancienne magistrate Marie-Odile Bertella-Geffroy.

Les nouvelles plaintes, qui doivent être déposées auprès du pôle santé publique, reposent sur quatre motifs : «non-assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui, atteinte à l’intégrité de la personne et tromperie sur les qualités substantielles du médicament aggravée par une atteinte à la santé».

Bref, cela partait dans tous les sens, et les propos bien légers de l’Agence du médicament ne faisaient qu’accélérer la crise. Pour autant, si la décision de la ministre va permettre de faire baisser la température dans ce dossier, deux types de questions dans cette affaire «qui n’est pas un scandale, juste une crise d’information» selon les mots de la ministre, restent. Et laissent dubitatifs.

Que diable s’est-il passé en 2009 avec l’arrivée d’un générique du Levothyrox ?

C’est fin 2009 qu’arrive en effet, de chez Servier, un générique du Levothyrox. Selon plusieurs experts, ce générique est de grande qualité, avec un bon dosage, et cela est d’autant plus important que ce médicament agissant sur la thyroïde est très sensible, classé dans le jargon administratif comme produit «à marge thérapeutique étroite», c’est-à-dire que le dosage doit être on ne peut plus précis.

Mais à cette occasion, les autorités sanitaires découvrent peu après que le produit de Merck a un léger défaut : il est peu stable dans le temps, et son dosage peut donc évoluer. Les autorités demandent à Merck d’y remédier. Le labo s’exécute en apportant des changements à ce que l’on appelle les excipients.

Des ajouts chimiques qui servent à renforcer et stabiliser le produit central. On passe ainsi du lactose au mannitol, avec un ajout d’acide citrique, qui vont optimiser la stabilité du médicament dans le temps. Pourquoi pas, puisqu’on reste dans les bonnes pratiques ? Et en mars 2017, après accord avec l’ANSM, il est décidé d’arrêter l’ancienne formule et de ne plus vendre que la nouvelle.

Et quid du générique ? Il a entre-temps peu à peu disparu, son prix était faiblement inférieur à celui du médicament premier. Servier a décidé de le retirer du marché. Pourquoi ? Les ventes sont-elles trop faibles ? Pourquoi cette disparition alors qu’il avait été jugé «meilleur» que le produit de Merck ? Pas de réponse.

Rétrospectivement, on découvre que quatre ans plus tôt, il y avait eu déjà des problèmes d’approvisionnement avec le Levothyrox. La ministre de la Santé d’alors, Marisol Touraine, avait annoncé que le Levothyrox pourrait être remplacé en pharmacie par un médicament italien semblable, tout en assurant qu’«aucune rupture d’approvisionnement» n’avait été observée concernant le Levothyrox. Bizarre tous ces pas de deux.

Que font les autorités sanitaires au printemps 2017 avec l’arrivée du nouveau Levothyrox ?

En mars 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire des médicaments (ANSM) fait le service minimum. Et c’est manifestement une forte erreur d’appréciation. Trois millions de patients prennent pourtant du Levothyrox en France pour soigner l’hypothyroïdie ou après une opération de cancer de la thyroïde, cela fait donc beaucoup de monde.

Et quelles que soient les circonstances, dans la vraie vie, tout changement de cette nature allait provoquer des remous. Une simple lettre aux médecins et aux pharmaciens pour signaler ledit changement n’était pas à la hauteur. D’autant que les médecins reçoivent quantité de courriers administratifs, les patients n’étant pas en plus directement informés.

Et ce n’est pas tout. L’ANSM aurait pu, avec l’énorme base de données de l’Assurance maladie, surveiller en direct l’arrivée de cette nouvelle prescription, et même monter des études-échantillons pour l’observer. Rien de tout cela n’a été fait. Des rapports récents, comme celui du professeur Bernard Begaud et de Dominique Costaglia, avaient pourtant suggéré des propositions simples d’alerte.

Tout est resté dans les tiroirs. Et il a fallu attendre que les malades se signalent, qu’ils fassent nombre, puis qu’ils alertent les médias pour réveiller les autorités. La France connaît par cœur ce type d’emballement, et comme toujours les autorités, au début, minimisent le problème, assurant qu’il n’y aura pas le retour de la première formule du Levothyrox, pour au final se dédire. Et comme à chaque fois, cela laisse des traces, en particulier une méfiance accrue vis-à-vis des labos ou des médicaments.

Les Blogueurs associés

Publié dans Santé | Commentaires fermés

Immigration : Donald Trump se rapproche des démocrates

Posté par Les Blogueurs Associés le 15 septembre 2017

Nancy Pelosi

Donald Trump a pris une nouvelle fois de court le Parti républicain, mercredi 13 septembre, en trouvant un terrain d’entente avec les responsables démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat, Nancy Pelosi (Californie) et Chuck Schumer (New York).

Ces derniers, qui avaient été invités à dîner à la Maison-Blanche, ont en effet annoncé à leur sortie du 1600 Pennsylvania Avenue être parvenus à un accord avec le président sur l’immigration. Une semaine plus tôt, M. Trump avait déjà frappé de stupeur le parti qui l’a soutenu pendant la campagne présidentielle en acceptant un marché proposé par les deux responsables démocrates.

Il concernait le vote, consensuel, d’une aide d’urgence pour le Texas après le passage de la tempête Harvey, et deux dossiers autrement plus disputés : le relèvement du plafond de la dette américaine, nécessaire pour éviter un défaut de paiement, et le budget de l’État fédéral.

Le nouvel accord annoncé mercredi est partiel. Comme les deux parties l’ont confirmé par la suite, il ne concerne pas le financement du mur que M. Trump souhaite voir érigé sur la frontière avec le Mexique, sa signature de campagne. La porte-parole de la présidence, Sarah Sanders, a d’ailleurs bien fait comprendre qu’il ne s’agissait pas d’un renoncement du président en la matière.

Une concession peu coûteuse pour les démocrates

En revanche, M. Trump, M. Schumer et Mme Pelosi se sont entendus pour tenter de parvenir à une solution pérenne à propos des sans-papiers arrivés enfants aux États-Unis, les « dreamers », qui étaient protégés par un décret auquel M. Trump a mis fin le 5 septembre.

Les responsables démocrates ont accepté en échange de soutenir un ensemble de mesures destinées à garantir la sécurité de la frontière sud des États-Unis. Une concession peu coûteuse : ces mesures ont toujours été comprises par le passé dans les projets de réforme de l’immigration soutenus par les démocrates.

Lorsque Mme Sanders avait été interrogée au cours de son briefing quotidien, plus tôt dans la journée, à propos de l’absence à ce dîner des deux responsables républicains du Congrès, le speaker (président) de la Chambre des représentants, Paul Ryan (Wisconsin) et le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell (Kentucky), la porte-parole de la Maison-Blanche avait fait valoir que « le chef du Parti républicain », le président, serait bien présent.

Il y a cependant fort à parier que le nouvel accord trouvé avec la minorité démocrate du Congrès alimente les interrogations des élus du Grand Old Party. Au cours de la même journée, recevant des élus des deux grands partis des États-Unis, M. Trump a d’ailleurs mis un point d’honneur, en commentant son projet de réforme fiscale, à assurer qu’il était destiné en priorité aux classes moyennes et non aux revenus les plus élevés.

« Je crois que les riches en resteront où ils sont, mais s’ils doivent aller plus haut [c’est-à-dire payer plus], ils iront plus haut », avait commenté l’occupant du bureau Ovale après avoir mentionné un plan de modernisation des infrastructures également évoqué par le camp démocrate pendant la campagne.

Consensus et compromis

Après avoir essuyé plusieurs camouflets au Congrès, notamment sur l’abrogation de la couverture santé léguée par son prédécesseur, Barack Obama, du fait des divisions internes républicaines, M. Trump a décidé de s’engager dans la voie d’une coopération avec les démocrates qui lui paraît plus fructueuse, comme l’a montré l’adoption au pas de charge de l’accord du 6 septembre, signé deux jours plus tard par le président.

M. Trump n’a en effet besoin que d’une partie des voix républicaines pour obtenir une large majorité dans les deux chambres compte tenu de la plus grande discipline de vote des démocrates. Un calcul qui sera mis à l’épreuve sur l’immigration.

Désormais, le milliardaire ne jure plus que par le consensus et le compromis, comme il l’a assuré mercredi aux côtés des élus des deux camps reçus à la Maison-Blanche. « Je pense que si nous pouvons faire des choses de façon bipartisane, ce sera génial. (…) »

« Si vous regardez les plus grandes lois adoptées, cela a été fait de façon bipartisane », a assuré M. Trump qui pourrait trouver ainsi le moyen de tenir une autre de ses promesses électorales : remettre en état de marche une capitale fédérale paralysée par les antagonismes politiques.

Sarah Sanders, sa très politique porte-parole, l’a affirmé mercredi, assurant que M. Trump a été élu parce qu’une majorité d’électeurs « était fatiguée de la routine ». « Ils voulaient quelqu’un qui rompe le statu quo, qui amène des gens des deux camps ensemble pour discuter. »

« Ce président a fait plus pour le bipartisme au cours des huit derniers jours qu’Obama dans huit ans », a affirmé Mme Sanders, passant sous silence le fait que M. Trump ne s’est tourné vers les démocrates qu’après les échecs subis avec le camp républicain.

Le site ultranationaliste Breitbart News, dirigé par l’ancien conseiller stratégique de M. Trump, Stephen Bannon, ne s’est pas embarrassé de nuances au terme de cette nouvelle journée de surprises.

Avant même l’annonce de l’accord avec Mme Pelosi et M. Schumer, il a dénoncé à propos du sort des « dreamers », une « amnistie » accordée par le locataire de la Maison-Blanche, accusé d’avoir « cédé » sur l’un des dossiers jugés les plus importants de sa présidence.

Les Blogueurs associés

Publié dans États-Unis, Immigration | Commentaires fermés

Trois questions sur l’exonération de la taxe d’habitation, dont les plafonds viennent d’être dévoilés

Posté par Les Blogueurs Associés le 15 septembre 2017

La taxe d'habitation

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a détaillé, mercredi 13 septembre, les plafonds d’exonération pour la taxe d’habitation. Qui sera désormais exonéré de cet impôt, et quel sera l’impact de cette mesure pour les communes ?

La promesse emblématique d’Emmanuel Macron en matière de fiscalité sera entièrement mise en œuvre en 2020. D’ici trois ans, 80% des ménages n’auront plus à s’acquitter de la taxe d’habitation, a déclaré le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, mercredi 13 septembre.

S’exprimant au Club de l’économie du Monde, le ministre a également dévoilé quels seraient les seuils d’exonération de la taxe d’habitation, pour les personnes seules comme pour les couples. Qui sera dispensé de cet impôt dans trois ans ? Quel sera l’impact financier de cette réforme pour les communes ?

Qui doit payer la taxe d’habitation en France ?

Cet impôt s’applique à l’ensemble des logements meublés, qu’il s’agisse d’habitations principales ou de résidences secondaires, explique le site service-public.fr. Il concerne aussi les « dépendances du logement », c’est-à-dire les parkings ou garages privatifs.

Que vous soyez propriétaire, locataire ou hébergé gratuitement, vous devez vous acquitter de la taxe d’habitation pour le logement que vous occupez au 1er janvier d’une année donnée. Le montant de la taxe d’habitation est calculé en fonction de votre commune, mais aussi de la valeur locative et de la date de construction de votre logement.

Ces estimations ne sont pas récentes : elles ont été établies dans les années 1970 et ont relativement peu changé depuis. Aujourd’hui, la taxe d’habitation est particulièrement critiquée pour son aspect inégalitaire : bien souvent, elle est plus élevée dans les communes défavorisées.

Selon Gérald Darmanin, 12 millions de ménages sont déjà exonérés de cet impôt. Il s’agit notamment des bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), précise Libération.

Certaines personnes âgées, veuves, invalides ou titulaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) sont également éligibles à une exonération totale de la taxe, en fonction de leurs ressources financières.

Une fois la réforme mise en œuvre, « 80% de ceux qui paient aujourd’hui la taxe d’habitation ne la paieront plus », a assuré Gérald Darmanin au Club de l’économie du Monde, mercredi. « L’enjeu, c’est de rendre du pouvoir d’achat sans grever la fiscalité locale », a-t-il défendu. « Nous considérons que les ouvriers et salariés vivant du fruit de leur travail seront aidés par cette réforme. »

Pour une personne seule, le plafond d’exonération de la taxe d’habitation est de 27 000 euros de revenu fiscal de référence, soit environ 30 000 euros de revenus réels par an. Un célibataire gagnant moins ou autant que ce revenu pourra donc être dispensé de l’impôt.

Ce plafond s’élève à 43 000 euros – et 48 000 euros de revenu réel annuel – pour un couple sans enfant. Il atteint enfin 49 000 euros de revenu fiscal, et 54 000 euros de revenu réel par an, pour les couples ayant un enfant. Interrogé par Le Monde, l’entourage de Gérald Darmanin estime qu’un contribuable gagnant « jusqu’à environ 2 500 euros de revenu mensuel imposable » pourra ainsi être exonéré de la taxe d’habitation.

Les ménages concernés vont bénéficier progressivement de cette réforme. Leur taxe d’habitation sera 30% moins élevée dès 2018, puis baissera de nouveau d’un tiers en 2019, jusqu’à une exonération totale en 2020.

Comment cette réforme va-t-elle toucher les communes ?

La suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages devrait entraîner un manque à gagner d’ »à peu près 10,4 milliards d’euros » pour les collectivités locales, selon le ministre de l’Action et des Comptes publics. Cela représente près de la moitié des recettes de cet impôt pour ces collectivités.

En 2015, la taxe d’habitation leur a rapporté 22 milliards d’euros, précise Libération. La taxe d’habitation représente pas moins de 36% des rentrées fiscales des communes. Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait assuré que l’État rembourserait « à l’euro près » ce manque à gagner auprès des collectivités.

Mercredi, Gérald Darmanin a précisé que le gouvernement pourrait revoir le financement des collectivités locales dans trois ans, afin de compenser ces pertes une fois la réforme en vigueur. Le ministre a esquissé plusieurs pistes, comme le fait d’accorder aux communes une partie des recettes issues de la hausse de la CSG.

L’ancien maire de Tourcoing a cependant souligné que les communes bénéficieraient toujours de neuf milliards d’euros de recettes, issues de la perception de la taxe d’habitation auprès des 20% de Français encore assujettis à l’impôt. Mais « la question » de la fiscalité locale « se posera » avec cette réforme, a-t-il reconnu.

Les Blogueurs associés

Publié dans Economie, Finance, Fiscalité | Commentaires fermés

1234
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus