• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

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Présidentielle : un échiquier politique méconnaissable

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 février 2017

Un échiquier politique

Deux mois avant le scrutin, c’est la grande confusion. La question principale n’est plus de savoir qui sera président, mais qui gouvernera, et surtout comment. 

Dans deux mois – deux petits mois -, les Français auront à se prononcer sur le choix de leur futur président de la République et donc sur la politique qui sera menée pendant cinq ans. Mais quelque chose ne tourne pas rond.

Depuis plusieurs semaines, on débat moins des solutions aux problèmes de la France que des épiphénomènes de la campagne. On ne s’affronte pas bloc contre bloc, ni même personnalité contre personnalité.

Les Français n’ont pas à choisir entre Sarkozy et Royal comme en 2007, entre Sarkozy et Hollande comme en 2012, ni même entre la gauche et la droite ! L’offre politique proposée aux électeurs est à la fois morcelée et disparate. C’est l’heure de la grande confusion.

Rejet de la politique

Sur un échiquier politique devenu méconnaissable, les Français jouent leur partie sans grande conviction. Certes, les primaires ont attiré des électeurs. Certes, les émissions politiques continuent de rassembler des téléspectateurs. Mais jamais le rejet de la politique en général ne s’est autant manifesté sur tout le territoire.

Il suffit de lire, semaine après semaine, les reportages de nos journalistes sur la campagne pour appréhender partout ce mélange de colère et de déception. Les Français se sont lassés des promesses des candidats et de l’absence de résultat des gouvernants.

Nombre d’entre eux ont grossi les rangs du parti du « Praf » (littéralement « plus rien à foutre »), comme l’analyse le politologue Brice Teinturier dans un récent essai lucide et inquiétant.

Plus surprenant encore : pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, la question principale n’est plus de savoir qui sera président, mais qui gouvernera et surtout comment. Auparavant tout était simple, la victoire à la présidentielle entraînait de facto une victoire aux législatives qui dessinait une majorité, bon an mal an. 

Aujourd’hui, tout se complique, car aucun des prétendants à l’Elysée n’est en mesure de promettre à ses électeurs qu’il pourra gouverner, tout simplement.

Improbable cohabitation

Marine Le Pen, la grande favorite du premier tour, pourrait sur le papier se faire élire au second. Mais il y a gros à parier que les candidats du FN au Palais-Bourbon se fracasseraient dans leurs circonscriptions, conduisant leur cheftaine à une improbable cohabitation. 

S’il était élu, Emmanuel Macron devrait fédérer derrière lui non plus des « marcheurs » mais des candidats. En trouverait-il assez ? Et sur quelle ligne ? Les socialistes qui le regardent aujourd’hui médusés se résoudraient-ils à le rejoindre en abandonnant la vieille maison.

Ses soutiens de droite s’y reconnaîtraient-ils et voteraient-ils sans tergiverser avec leurs anciens collègues de l’autre camp ?

Pour François Fillon, l’équation est un peu différente, mais elle aboutit à la même conclusion. Le candidat des Républicains pourrait sans doute espérer une majorité parlementaire, même courte. Mais le scandale qui a percuté sa campagne le rendrait impuissant, incapable de faire passer ses réformes sacrificielles dans l’opinion. 

Quant à Benoît Hamon…on voit d’ici les plus sociaux-démocrates et les plus réformistes des socialistes lui rendre la monnaie de sa pièce en menant une fronde à l’envers qui paralyserait à coup sûr ses ambitions. 

Le seul immunisé contre l’absence de majorité serait sans doute Jean-Luc Mélenchon qui a promis, lui, de contourner l’obstacle en convoquant une Assemblée constituante pour changer les institutions…C’est dire l’ampleur du problème qui nous attend !

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Publié dans Politique, Société | Commentaires fermés

Présidentielle: Bayrou met fin au suspense aujourd’hui

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 février 2017

François Bayrou

Le rendez-vous est pris depuis lundi : François Bayrou donne une conférence de presse ce mercredi à 16h30 pour dire s’il est candidat ou non à la présidentielle.

Jusqu’au bout, lui et ses proches ont gardé le secret sur ses intentions, ne livrant aucune confidence. Trois scénarios sont possibles pour celui qui a déjà trois présidentielles à son actif : être candidat, ne pas l’être et soutenir un autre, ne pas l’être et n’accorder pour l’instant son soutien à personne.

Sur le papier, tout laisse penser que François Bayrou va se lancer. Dès la primaire à droite, le centriste avait fait savoir que si Alain Juppé ne l’emportait pas, il envisagerait lui même d’y aller. Il n’a ensuite eu de cesse de dire tout le mal qu’il pensait du programme de François Fillon.

Selon lui, le projet de ce dernier c’est «prendre aux pauvres pour donner aux riches».

Depuis, l’affaire des soupçons d’emplois fictifs de Penelope Fillon est passée par là et n’a pas arrangé ce que Bayrou pense du candidat les Républicains. Au début du mois, le maire de Pau a même assuré qu’il «prendrait ses responsabilités» face à François Fillon.

«Jamais dans l’histoire de la République, un candidat aux plus hautes fonction n’a été sous l’influence des puissances d’argent», avait-il lancé sur France 2.

Macron lui a fait des appels du pied

A longueur d’interview depuis, François Bayrou ne cesse d’avancer à petits pas vers une candidature. Mais le centriste, dont les troupes se sont considérablement appauvries, sait aussi qu’entre François Fillon et Emmanuel Macron, se faire une place sera compliquée.

Surtout avec un FN très haut dans les sondages, le maire de Pau peut être accusé de favoriser Marine Le Pen en favorisant l’éparpillement. Les soutiens d’Emmanuel Macron ont depuis longtemps mis la pression à François Bayrou sur cette question de l’extrême droite.

Mardi encore, Gérard Collomb, le maire socialiste de Lyon, a martelé sur RTL qu’une candidature du centriste pouvait favoriser le FN et que François Bayrou aurait alors «une responsabilité historique». Il a plutôt plaidé pour une alliance avec Emmanuel Macron appelant Bayrou à le soutenir. Emmanuel Macron lui-même lui a fait des appels du pied.

Mais François Bayrou n’apprécie pas non plus la candidature de l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande. Il décoche régulièrement quelques flèches contre celui qu’il appelle «l’hologramme».

«Derrière cet hologramme, il y a une tentative des grands intérêts financiers et autres» pour avoir le pouvoir, avait-il expliqué en septembre dernier. «Est-ce que la France avec son histoire, avec son aspiration, se rallie à ce que j’appelle l’hypercapitalisme qui domine le monde ?», a-t-il encore demandé sur France 2 début février.

François Bayrou, qui adore le combat présidentiel, dira donc cet après-midi quel chemin il poursuit. Sa candidature serait un rebondissement de plus dans cette campagne déjà très mouvementée…(…)

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Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 février 2017

                     Emmanuel Macron à Londres : « This is my projeeect » !

Emmanuel Macron (5)

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Déplacements, sécurité: le coût exorbitant de la famille Trump

Posté par Les Blogueurs Associés le 21 février 2017

Donald Trump

Le train de vie de Donald Trump suscite toutes les inquiétudes un mois seulement après l’investiture du milliardaire à la Maison Blanche. Depuis sa prise de fonction, le président américain a occasionné des dépenses de 11,3 millions de dollars (10,6 millions d’euros), payés par le contribuable, d’après le Washington Post.

Soit près de l’équivalent des dépenses de Barack Obama chaque année pendant son mandat (12,1 millions de dollars en moyenne pendant huit ans, soit 97 millions de dollars au total).

Comment expliquer de telles dépenses ? Essentiellement par le coût imputé aux nombreux déplacements du milliardaire et par tous les impératifs de sécurité qui en découlent. Notamment lorsque Donald Trump se rend dans sa “Maison Blanche d’hiver”, sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Un voyage déjà effectué à trois reprises en un mois et qui a coûté environ 10 millions de dollars au Trésor fédéral américain, sans compter les 200.000 dollars imputables à l’exploitation d’Air Force One pour une heure de vol.

La difficile protection de Mar-a-Lago

Chacun de ces trois déplacements a nécessité le déploiement d’un dispositif de sécurité relativement important avec la mise en place de gardes-côtes, de patrouilles, etc. Un dispositif d’autant plus impressionnant que la résidence de Mar-a-Lago, située en bord de mer, est extrêmement complexe à sécuriser.

“La résidence n’a pas été conçue dans l’idée de protéger un président”, déclare un élu de Palm Beach. D’ailleurs, le comté de Palm Beach envisage de demander à Washington le remboursement de dizaines de milliers de dollars par jour pour les frais de sécurité et les problèmes de circulation que les allers-retours du président occasionnent.

Le shérif du comté estime que le président américain a coûté pas moins de 60.000 dollars par jour de présence au titre du paiement des heures supplémentaires des effectifs de police.

Une situation que préférerait éviter le maire de Bedminster, petite commune où Donald Trump a prévu de se rendre dix fois dans l’année pour profiter de son golf. Des déplacements estimés à 300.000 dollars.

“Nous voulons accueillir le président Trump à bras ouverts mais nous ne voulons pas alourdir de manière disproportionnée les charges qui pèsent sur les contribuables pendant ses visites”, explique Steven E.Parker, maire de Bedminster.

Des dépenses également liées à sa famille

Outre sa résidence de Floride, la Trump Tower à New York nécessite elle aussi un dispositif de sécurité d’envergure. La ville paie à cet égard 500.000 dollars par jour pour protéger le bâtiment. Si Donald Trump y est moins présent, c’est surtout le lieu de résidence de sa femme Melania et de son fils Barron.

Or, le Secret Service, en charge de la protection du président des États-Unis, se doit également d’assurer la sécurité de son cercle familial. De quoi faire grimper les dépenses.

D’autant que, contrairement à Barack Obama dont les filles étaient encore scolarisées pendant son mandat, plusieurs enfants de Donald Trump évoluent dans le monde des affaires et sont, de fait, amenés à faire des déplacements. C’est notamment le cas d’Eric Trump dont le récent voyage en Uruguay a coûté plus de 97.000 dollars aux Américains.

Dans le détail, 88.320 dollars ont été utilisés par le gouvernement pour payer les chambres d’hôtel des agents du Secret Service tandis que le reste a été déboursé par l’ambassade américaine de Montevideo pour loger ses propres agents.

Des frais qui grimpent également lorsque le fils Trump se rend dans un luxueux hôtel en République Dominicaine, à 5.470 dollars le séjour, et à Dubai où la note s’élevait à plus de 16.000 dollars.

Conflits d’intérêts

Ces dépenses mirobolantes peuvent parfois soulever de réels soupçons de conflits d’intérêts. Si le milliardaire n’est plus PDG de la Trump Organization, il reste propriétaire de l’entreprise et de ses murs.

Concernant la Trump Tower, le ministère de la Défense et le Secret Service envisagent de louer un étage pour 1,5 million de dollars par an afin de faciliter la sécurisation du site. Auquel cas, cela bénéficierait directement au président américain.

Pour l’heure, le Secret Service espère que le train de vie du président Trump viendra à s’adoucir, tant les effectifs peinent à suivre le rythme. “C’est un cauchemar logistique”, s’inquiète Jonathan Wackrow, ancien agent.

“Les agents courent un grave risque d’épuisement. […] Même les plus chevronnés ressentent une pression monumentale”, déclare-t-il.

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Publié dans Economie, Etats-Unis, Finance, Politique | Commentaires fermés

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