• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

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Le billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 20 septembre 2016

                   Quand ça sent le roussi, les conseillers quittent le navire

François Hollande (5)

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Comment Vladimir Poutine a peu à peu verrouillé le pouvoir en Russie

Posté par Les Blogueurs Associés le 19 septembre 2016

Vladimir Poutine

Dimanche, les élections législatives russes semblent jouées d’avance tant le parti présidentiel, Russie unie, domine la vie politique. Retour sur la prise en main progressive du pouvoir par le président russe.

Une rapide reprise en main

En seulement deux ans, Vladimir Poutine va passer du total anonymat à la présidence de la Russie. Ancien agent du KGB, il est nommé en 1998 à la tête du FSB, nom post-soviétique des services secrets. Le président russe d’alors, Boris Eltsine, est éclaboussé par une gigantesque affaire de corruption.

Un scandale arrive alors à point nommé pour discréditer l’accusateur en chef du président, le procureur général. Une vidéo de mauvaise qualité est diffusée, le présentant en compagnie de deux prostituées. Les services du FSB assure qu’il est bien l’homme sur les images.

Malgré ses dénégations, le procureur ne s’en relèvera pas. Quelques mois plus tard, Vladimir Poutine est récompensé en étant nommé président du gouvernement (l’équivalent de notre premier ministre).

Quand Boris Eltsine démissionne le 31 décembre 1999, Poutine est propulsé président par intérim. Sa première décision est de signer un décret immunisant l’ancien président et sa famille.

Trois mois plus tard, il est élu au premier tour à la présidence de la Fédération de Russie, avec un score de 52,52%, porté par le clan de l’ancien président, l’ancien KGB et les militaires.

Les opposants dénoncent déjà des fraudes massives. Quant au successeur du procureur général, c’est un homme du Kremlin – le palais présidentiel – qui est désigné. La justice ne posera plus de problème au pouvoir.

La réorganisation du territoire

La Fédération de Russie est divisée en 89 Républiques et territoires autonomes. En 1995, ils ont acquis une large autonomie par rapport au Kremlin. Les gouverneurs et présidents sont élus au suffrage universel. De grandes baronnies locales se constituent sous l’ère Eltsine, formant un important contre-pouvoir à Moscou.

À son arrivée à la tête de l’État, Vladimir Poutine souhaite y mettre fin.

Pour le président, il faut instaurer un système de «pouvoir vertical», c’est à dire émanant de lui. Pour mieux contrôler les dirigeants locaux, Poutine regroupe les 89 territoires à l’intérieur de grands districts fédéraux.

Il place des super préfets à leur tête. Dotés de larges prérogatives, ces hommes dévoués à Poutine ont pour mission de vérifier que les législations locales sont bien conformes à la législation nationale. En clair, surveiller l’action des gouverneurs locaux.

Quelques années plus tard, Poutine va augmenter la main-mise du gouvernement central sur les exécutif locaux. En 2004, il prend pour prétexte la tragédie de Beslan, prise d’otage dans une école qui a fait plus de 300 victimes, pour reprendre le contrôle des exécutif locaux.

Il supprime l’élection par le suffrage universel: ils seront désormais nommés et révocables par le président. Confronté à une importante contestation, le pouvoir devra revenir sur cette mesure en 2011. Pourtant, dans les faits, aucun opposant ne parvient à passer les filtres et à se présenter. En 2015, le parti du pouvoir, Russie unie, a remporté haut la main les élections.

Une opposition entravée

Quand il devient président, Poutine fixe des règles aux oligarques, ces patrons qui ont racheté les entreprises soviétiques dans des conditions troubles ou pour une bouchée de pain après la chute de l’Union soviétique. Ils sont sommés de ne pas se mêler de politique.

Il doivent au contraire de se concentrer sur leur rôle économique et bien payer leurs impôts. Ceux qui n’ont pas respecté ces règles ont été sévèrement punis par la justice ou condamnés à l’exil. C’est le cas de Mikhaïl Khodorkovski, de Sergueï Pougatchev ou de Boris Berezovsky.

Pour les citoyens ordinaires, il est toujours possible de manifester en Russie. Mais parfois à ses risques et périls car la législation a été durcie. Les rassemblements de l’opposition sont régulièrement interdits par le pouvoir, qui n’hésite pas à emprisonner quelques jours des leaders – tel Gary Kasparov – lorsqu’ils se déplacent malgré l’interdiction.

Alexei Navalny, l’un des principaux opposants de Poutine, a été condamné plusieurs fois à de la prison. En février 2015, Boris Nemtsov, également en pointe de la critique contre Vladimir Poutine, est assassiné à deux pas du Kremlin dans des circonstances qui restent à éclaircir.

Des anonymes sont aussi condamnés à plusieurs années de prisons, accusés d’avoir pris part à des «troubles massifs». Les opposants ne sont par ailleurs plus représentés à la Douma depuis 2003.

D’élections en élections

En 2000, Vladimir Poutine l’avait emporté au premier tour. C’est la même chose en 2004, où il réalise encore un meilleur score, avec 71,2% des voix. La Constitution l’empêchant d’exercer un troisième mandat consécutif, il propose à Dmitri Medvedev, le vice-président du gouvernement, de devenir chef de l’État.

Lui-même prend le poste de président du gouvernement. En 2012, pour la nouvelle présidentielle, les rôles s’inversent de nouveau. Poutine redevient président tandis que Medvedev prend la tête du gouvernement. Seul changement, entre temps, le mandat présidentiel a été rallongé de quatre à six ans.

Depuis 15 ans, les résultats se ressemblent et le déroulement de nombre d’élections ont été contestés par l’opposition, qui dénonce presque à chaque scrutin des irrégularités massives. La gronde la plus importante a eu lieu après les législatives de 2011, où des dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans la rue.

Les manifestations et contestations avaient duré pendant des mois.

Cette année, le Kremlin semble vouloir donner plus de transparence à ces élections puisque le président russe a ainsi placé à la tête de la commission électorale centrale l’ex-déléguée aux droits de l’homme auprès du Kremlin, Ella Pamfilova, pour remplacer Vladimir Tchourov, accusé par l’opposition d’avoir manipulé les résultats de plusieurs élections.

Les mauvais signaux sont pourtant toujours présents: l’opposant Alexei Navalny n’a pas été autorisé à participer, une ONG de défense des électeurs a été dissoute et le seul institut de sondage indépendant a dû suspendre ses activités.

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Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 19 septembre 2016

                         Bayrou, le Jean-Claude Duss de la Présidentielle

François Bayrou

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Politique – A gauche, beaucoup n’y croient déjà plus

Posté par Les Blogueurs Associés le 18 septembre 2016

Présidentielle 2017

« Si Hollande est réélu, on pourra le canoniser et l’appeler saint François, parce qu’il aura accompli un miracle » rigolait — jaune — un ténor du PS après la canonisation de mère Teresa. C’est dire la résignation des troupes au PS.

Comme ce conseiller de l’exécutif qui parle au futur, sans s’en rendre compte, du retour de la droite au pouvoir et de l’explosion de la gauche qui suivra. Ou cet autre, amer, qui se demande ce qu’il va devenir après mai 2017. Comme s’ils avaient déjà intériorisé la défaite. « Hollande n’a pas d’espace », constate un habitué du palais.

Le président n’est pas dupe. S’il multiplie les signaux d’une possible candidature pour éviter des défections et prépare en coulisses son dispositif de campagne, il n’entend pas partir sur un crash.

Il lui reste soixante-dix petits jours pour renverser la vapeur, jusqu’au second tour de la primaire à droite, dont le résultat sera déterminant dans sa décision d’y aller ou pas.

« Si je suis candidat, c’est pour gagner, pas par devoir ni pour témoigner », dit-il en privé. Traduction d’un hollandais : « Il ne sera pas candidat s’il a la quasi-certitude de ne pas être au second tour. » Et, pour l’heure, les conditions ne sont pas remplies.

Le rassemblement de la gauche, d’abord. C’est le pari du président, qui applique le vieil adage de François Mitterrand : au premier tour, on rassemble son camp.

A écouter Manuel Valls, c’est mal parti. En petit comité, le Premier ministre décrit des partis de gauche « recroquevillés sur eux-mêmes » et des Duflot, Hamon, Montebourg et Mélenchon lancés « dans une stratégie d’empêchement ».

Il imagine le pire : la « fracturation absolue », avec Emmanuel Macron et Arnaud Montebourg candidats hors de la primaire du PS, et des petits candidats de gauche crédités de 12-13 % des voix.

Quid de la primaire du PS, censée rassembler ? « Elle m’inquiète », confie-t-il, redoutant une faible participation, faute de combattants. Son calcul ? Au premier tour, Hollande doit dépasser 20 %. « Il lui manque cinq à dix points », évalue un fidèle de son côté.

Pour beaucoup, l’échappée belle de Macron a été le coup de grâce. Depuis sa démission, des hollandais comme Michel Sapin et Stéphane Le Foll veulent sa peau. D’autres, comme Julien Dray ou Manuel Valls, conseillent au président de tenter une réconciliation le moment venu pour récupérer l’électorat du centre et les jeunes. Sa seule chance de salut, selon eux.

« Est-ce qu’il faut couper les ponts ? Non. Est-ce qu’il faut garder des liens ? Oui », juge Valls. Las, il craint que la machine Macron, lancée à pleine vitesse, s’arrête, mais trop tard. « Il peut détruire la gauche », assène-t-il, l’accusant de « populisme light ».

Même l’hypothèse d’une victoire de Nicolas Sarkozy à la primaire de droite, longtemps jugé comme le candidat idéal pour François Hollande, ne semble plus si mirifique.

« Si Sarkozy est désigné, Bayrou peut être candidat », relève Valls. Et c’est d’abord à la gauche que le patron du MoDem pourrait prendre des voix.

Et si c’est Alain Juppé qui est désigné à droite ? Valls redoute, dans ce cas, un second tour Juppé-Le Pen. Mais, à l’instar des hollandais historiques, il entend se battre jusqu’au bout. « Je serai solidaire. Je ne sauterai pas du navire. »

Car, dit-il, « en politique, rien n’est jamais perdu ». « Du cynisme », étrille un soutien de Macron, qui soupçonne le Premier ministre de « jouer la défaite propre. Tout le monde sera à l’heure à l’enterrement pour organiser la succession ». Ambiance.

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