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À gauche comme à droite, le «ni-ni» implicite de Mélenchon fait polémique

Posté par Les Blogueurs Associés le 24 avril 2017

Jean-Luc Mélenchon

Le soir du premier tour de la présidentielle, le leader de la France insoumise a refusé de donner une consigne de vote, préférant conférer cette responsabilité à ses militants. C’est la prise de parole la plus clivante du premier tour.

Deux heures après l’annonce des premiers résultats de dimanche soir, qui le voyaient éliminé malgré un beau score de 19,64% des suffrages, Jean-Luc Mélenchon a refusé -pour l’instant- d’appeler à battre Marine Le Pen. Un choix qu’il confie à ses 450 000 militants de la France insoumise, bientôt sollicités pour un vote électronique, mais qui a été vite dénoncé par des responsables de la gauche et de la droite, choqués par ce qu’ils considèrent être une forme de « ni-ni » électoral.

C’est d’abord chez les soutiens de Benoît Hamon (6,38%) que les réactions sont les plus virulentes. Emmanuel Cosse, ministre du Logement et ex-patronne d’Europe Ecologie-Les Verts, s’est dite « en colère » vis-à-vis du tribun de la gauche radicale. « Ce qu’il a dit hier, excusez-moi, c’est pas du niveau (…) de Jean-Luc Mélenchon », a-t-elle lancé sur FranceInfo ce lundi.

« Le fait qu’il ne dise pas très clairement, ‘je veux m’opposer à Marine Le Pen, je suis inquiet pour mon pays et il faut voter contre elle au second tour’, c’est, me semble-t-il, inadmissible. Et sincèrement, (…) moi je m’interroge, est-ce que c’est vraiment être de gauche que d’avoir cette position? », a ajouté l’ancienne dirigeante écologiste.

« Une faute intenable » selon Cambadélis

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, n’en pense pas moins. Sur Twitter, le patron du PS a écrit que « ne pas appeler à battre [Marine] Le Pen est une faute et intenable [quand] on est de gauche ».

En 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen s’est qualifié pour le second tour de l’élection présidentielle face à Jacques Chirac, Jean-Luc Mélenchon avait commis une tribune dans les colonnes du Monde pour y défendre le front républicain contre le FN.

Une position préférée par certains à celle, plus ambiguë, de dimanche soir. Du côté d’En Marche!, certains désapprouvent publiquement -et logiquement- la posture de l’ancien sénateur socialiste de l’Essonne. À l’instar de Richard Ferrand, bras droit d’Emmanuel Macron, qui sur Europe 1 ce lundi a déclaré que Jean-Luc Mélenchon lui avait « donné un peu le sentiment de rater une marche de l’Histoire ».

« Quand on est quelqu’un qui porte les idées qu’il porte, lorsqu’on constate qu’il a le choix entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, je ne comprends pas qu’on puisse hésiter une demi-seconde », a-t-il ajouté. Et le député du Finistère de conclure: « Jean-Luc Mélenchon l’a dit lui-même: chacun doit faire son devoir. Alors qu’il le fasse. »

La surprise des modérés de la droite

À droite, l’aile modérée et certains ténors de l’UDI ont également exprimé leur incompréhension à l’égard du discours tenu par le candidat de la gauche radicale. Sur CNews, le président du groupe UDI à l’Assemblée nationale, Philippe Vigier, a dénoncé « une sortie de route » de sa part, mettant en avant son attachement à la République.

Quant à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a désapprouvé le positionnement de Jean-Luc Mélenchon dès dimanche soir, elle a réitéré son soutien sans ambiguïté au front républicain et son rejet du « ni-ni ». Ce lundi, l’ex-candidate à la primaire à droite a déclaré que « rien n’est joué » pour le second tour.

Elle a appelé à « mobiliser les électeurs » contre le FN.Stéphane Ravier, sénateur FN des Bouches-du-Rhône et maire du 7e secteur de Marseille, s’est réjouit de la position de Jean-Luc Mélenchon. « C’est assez surprenant que de voir M. Mélenchon plus démocrate que M. Fillon », a-t-il lancé sur CNews.

Débat au sein de la France insoumise

Parmi les soutiens de La France insoumise, le sujet semble également faire débat. À l’annonce des premières estimations dimanche, le premier secrétaire du Parti communiste Pierre Laurent a immédiatement appelé à voter pour Emmanuel Macron face à « l’extrême droite raciste et xénophobe » de Marine Le Pen.

« Pas une voix pour l’extrême droite », a abondé Clémentine Autain, candidate investie par le Front de Gauche pour les législatives en Seine-Saint-Denis. À l’inverse, Charlotte Girard, coresponsable du programme l’Avenir en commun, a refusé ce lundi de se prononcer en faveur d’un vote Macron au second tour.

« Pourquoi ? Parce que, pour moi, le vote Macron, c’est un vote qui soutient une politique que nous avons combattue, (…). »

« Je ne pourrai pas apporter mon soutien à quelqu’un qui n’abord pas ou ne fera rien qui ira dans le sens d’un soulagement du point de vue de l’écologie », a-t-elle déclaré sur LCI.

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Le Pen peut-elle battre Macron au second tour ?

Posté par Les Blogueurs Associés le 24 avril 2017

Marine le Pen

La présidente du FN doit, pour l’emporter, compter sur des reports désastreux des électeurs de la gauche et de François Fillon sur son adversaire. Ou sur une mobilisation massive des abstentionnistes en sa faveur. Des phénomènes qui défieraient toutes les logiques de la vie politique française.

Distancée de plus de deux points au premier tour (21,5% contre 23,8%), Marine Le Pen peut-elle battre Emmanuel Macron au second, le 7 mai ? Peut-elle provoquer un troisième tremblement de terre politique en un an dans le monde occidental, après la victoire du Brexit au Royaume-Uni en juin 2016 et l’élection de Donald Trump aux États-Unis en novembre 2016 ?

La question sera vite sur toutes les lèvres, notamment chez les observateurs étrangers. Elle semble trouver, pour l’instant, une réponse tranchée, celle des sondages de second tour réalisés immédiatement après le premier par les instituts Ipsos Sopra-Steria et Harris Interactive, qui créditent Emmanuel Macron de 62% à 64% des voix au second tour.

Les sondages du même genre réalisés avant le premier tour, dont, traditionnellement, on souligne qu’il faut se méfier puisqu’ils ont été réalisés à un moment où le duel réel de second tour n’était pas fixé dans l’esprit des électeurs, donnaient déjà le candidat «En Marche» à au moins 60%.

On peut prendre le problème dans un autre sens, en partant des scores réalisés dimanche soir et des premières réactions des ténors politiques. Emmanuel Macron est sorti en tête du premier tour devant Marine Le Pen avec une marge évaluée pour l’instant à environ deux points, soit 700.000 voix: celle-ci doit donc faire mieux que combler cet écart de voix au sein de l’électorat des candidats éliminés et chez les abstentionnistes du premier tour pour l’emporter.

Une tâche qui apparaît d’ores et déjà extrêmement compliquée au vu des premiers ralliements annoncés dimanche soir. Immédiatement après l’annonce de son score au premier tour (6,4% seulement), Benoît Hamon a en effet appelé ses électeurs à se reporter sur la candidature de l’ancien ministre de l’Économie.

Dans les deux sondages Ipsos Sopra-Steria et Harris Interactive, 76 à 79% de ses électeurs se disent prêts à voter Macron, 3 à 4% Le Pen et 17 à 21% s’abstiennent. Jean-Luc Mélenchon, s’il a parfois été rapproché de sa meilleure ennemie Marine Le Pen dans une catégorie «protestataire», l’est déjà un peu moins si on regarde les intentions de son électorat, même s’il n’a pas encore donné de consigne officielle: 52 à 62% de ses électeurs se disent prêts à voter Macron, 9 à 12% Le Pen et 29 à 36% à s’abstenir.

Une fusion des droites encore très incomplète

À droite, François Fillon a très vite réagi en annonçant qu’il apporterait sa voix à Emmanuel Macron, et a été imité par plusieurs dirigeants de son parti: citons notamment les anciens Premiers ministre Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin, le maire de Nice Christian Estrosi et le maire de Troyes François Baroin, qui était vu comme un probable chef de gouvernement en cas de victoire de Fillon.

Dans les deux enquêtes déjà citées, 47 à 48% des électeurs LR se disent prêts à voter Macron, 23 à 33% à voter Le Pen et 19 à 30% à s’abstenir. S’il existe une porosité réelle entre les électorats de la droite et du FN (témoin, également, le comportement affiché par les électeurs de Nicolas Dupont-Aignan, dont 34% se disaient prêts à voter Macron dans une enquête menée par le Cevipof avant le premier tour, et 46% à voter Le Pen), la «fusion des droites» parfois évoquée semble encore un horizon lointain.

Une analyse récemment publiée par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), signée du directeur du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) Jérôme Jaffré et fondée sur l’observation des élections locales de mars et décembre 2015, montre d’ailleurs que la dirigeante frontiste éprouve encore des difficultés à séduire une majorité de l’électorat de la droite quand celle-ci est éliminée au premier tour.

Selon le chercheur, le système «UMPS» (qu’il va peut-être falloir rebaptiser dans les quinze prochains jours «L’UMPS En Marche insoumise») existe bien… dans la tête de nombreux électeurs, qui adoptent «le comportement le plus adéquat en vue de faire obstacle à l’élection d’un représentant du Front national, même si celui-ci sort nettement en tête du premier tour».

Dans les 294 cantons qui présentaient un duel gauche-FN aux départementales, la gauche a ainsi remporté la victoire 274 fois, soit dans 93% des cas, et, pour la première fois depuis 1992, a progressé davantage dans l’entre-deux tours que le Front national (12,8 points contre 9,5 en moyenne). Déjà, lors des législatives 2012, le FN n’était pas parvenu à l’emporter face au PS dans des duels dans la région Paca, une de ses places fortes, où il avait par exemple plafonné à 49% dans une circonscription de Marseille et en Arles.

Trois ans plus tard, sur un terrain tout aussi favorable lors d’une législative partielle dans le Doubs, la frontiste Sophie Montel avait échoué à 48,6% des voix alors que le total FN-UMP du premier tour dépassait les 59%: selon une analyse publiée par notre chroniqueur Joël Gombin, auteur du livre Le Front National (Eyrolles), un quart des électeurs UMP s’étaient alors reportés sur le PS au second tour, et «seulement» la moitié sur le FN.

La théorie de la victoire «par inadvertance»

Les dernières enquêtes montrent par ailleurs que le Front national effraie toujours une majorité de Français. 55% des Français n’aiment «pas du tout» la candidate frontiste, d’après la dernière vague de l’Enquête électorale d’Ipsos pour le Cevipof. 58% des sondés jugent «pas du tout probable» de voter pour le FN à une élection.

Le degré d’impopularité du Front national (68%) est encore pire que celui, déjà très élevé, du PS et de LR. Selon de récentes études de l’Ifop, 62% des Français s’affirment en désaccord avec les idées du FN, 58% considèrent qu’il représente un danger pour la démocratie et Marine Le Pen «fait peur» à 55% des électeurs.

Dans un entretien aux Échos publié pendant la campagne électorale, Gilles Finchelstein, directeur général de la fondation Jean-Jaurès, estimait que «Marine Le Pen [...] reste la responsable politique la plus détestée. La sortie de l’euro est rejetée par plus de 85% des électeurs en dehors du Front national.

La seule question qui vaille, c’est: peut-elle être élue par inadvertance, c’est-à-dire par un effondrement de la participation qui abaisserait le nombre de voix nécessaire pour être élu ?». Avant de démentir immédiatement cette hypothèse en expliquant «qu’on a beau penser que Marine Le Pen sera au second tour, ce sera un choc si cela se produit, et [...] il y aura à l’inverse un sursaut de participation».

À la même époque, un statisticien, Serge Galam, avait créé une sensation médiatique (contestée) en théorisant la possibilité d’une victoire «par inadvertance» du FN, grâce à une baisse de la mobilisation de ses opposants: «Au détour d’une élection “comme une autre”, où [le FN] aura même stagné, 100.000 petites voix de plus, a priori insignifiantes, lui donneront, à la surprise générale, 100% du pouvoir. C’est ce que j’avais défini, il y a déjà longtemps, avec l’image de la goutte d’eau qui en l’occurrence ne fait pas déborder le vase mais le fait éclater.»

Ces théories supposent une baisse sensible de la mobilisation au second tour des électeurs des candidats éliminés. Si l’on part des hypothèses de report de voix définies par Ipsos Sopra-Steria et Harris Interactive, il faudrait, par exemple, que les reports de Mélenchon, Hamon et Fillon en faveur de Macron descendent à respectivement 30%, 40% et 15%, et que ceux de Fillon et Dupont-Aignan en faveur de Le Pen montent à 50% et 60% pour amener la présidente du Front national légèrement au-dessus de 50%.

«Madame Tiers» ?

Reste, enfin, une ultime hypothèse dans cette équation à inconnues multiples extrêmement compliquée pour le FN: celle d’une mobilisation massive des abstentionnistes du premier tour en faveur de Marine Le Pen au second. En 2012, on estime que 6% des inscrits, soit environ 2,8 millions d’électeurs, s’étaient déplacés au second tour après s’être abstenus au premier; en 2002, année de moindre mobilisation au premier tour et de forte remobilisation au second, ils étaient 12% dans ce cas, soit près de 5 millions d’électeurs.

Mais en prenant pour acquis les reports de départ d’Ipsos et Harris Interactive, toujours, il faudrait, pour faire remonter Marine Le Pen au-delà de 50%, que 65% des abstentionnistes du premier tour votent pour elle –soit 7 millions d’électeurs !

Or, dans le cas des seconds tours classiques gauche-droite, on a constaté dans le passé une mobilisation équivalente des abstentionnistes du premier en faveur des deux candidats; dans le cas du seul second tour de présidentielle où était présent l’extrême droite, celui de 2002, la moitié des abstentionnistes du premier tour s’étaient à nouveau abstenus, 43% avaient voté Chirac et 6% Le Pen (même si le rejet de Le Pen était bien plus net à l’époque).

Aux régionales de 2015, dans les deux régions où le FN était favori, les Hauts de France et Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, 30% des abstentionnistes du premier tour avaient choisi de voter au second, et les trois quarts d’entre eux avaient voté pour la droite.

Ces hypothèses ne sont pas mutuellement exclusives: les reports de voix en faveur de Macron peuvent se dégrader et les abstentionnistes du premier tour se mobiliser massivement pour Le Pen en même temps; les reports des cinq «petits» candidats, qui cumulent environ 4% des voix, peuvent aussi jouer un rôle à la marge.

Mais toutes ces variables dessinent une «route vers la victoire», comme on dit lors des présidentielles américaines, extrêmement escarpée pour Marine Le Pen.

En 1969, une abstention massive au second tour, impulsée par la consigne du Parti communiste («Bonnet blanc et blanc bonnet»), avait fait de George Pompidou un président relativement mal élu, avec seulement 37,5% des voix des électeurs inscrits. L’éditorialiste de L’Humanité René Andrieu avait alors surnommé ce dernier «Monsieur Tiers».

Si Marine Le Pen ne sera certainement pas battue par 82% des voix, elle sera peut-être, en revanche, «Madame Tiers» au second tour, mais risque davantage de l’être en proportion des suffrages exprimés que de l’ensemble des Français inscrits sur les listes électorales.

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Macron/Le Pen, leur stratégie pour la campagne du second tour

Posté par Les Blogueurs Associés le 24 avril 2017

Macron-Le Pen

La campagne du second tour de l’élection présidentielle est lancée. Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont deux semaines pour convaincre les électeurs. Après les résultats du premier tour, place désormais au second tour lundi.

C’est une nouvelle campagne qui commence pour Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les deux finalistes de l’élection présidentielle. Tous deux doivent maintenant établir un programme de campagne pour aller chercher la victoire le 7 mai. Malgré les images de fête dimanche soir à La Rotonde, les stratèges d’En Marche! confient ne pas avoir encore gagné.

L’enjeu pour eux est désormais d’éviter qu’une trop grande partie de la gauche s’abstienne et qu’une trop grosse partie de la droite se reporte sur Marine Le Pen. Le mot-clé est « alternance ». Il s’agit de faire oublier à tout prix les quatre années passées par Emmanuel Macron aux côtés de François Hollande.

Par exemple, lundi, le candidat doit se rendre à une cérémonie de commémoration du génocide arménien et son équipe prend soin de préciser que ce ne sera pas en même temps que celle à laquelle assistera l’actuel président de la République. Rompre avec le passé.

Le message des deux prochaines semaines, Emmanuel Macron l’a énoncé hier soir : barrage au FN oui, mais aussi rupture avec le passé. « Je souhaite devenir votre président. Le président des patriotes face à la menace des nationalistes. J’ai entendu vos aspirations à l’alternance véritable », a assuré le candidat d’En Marche! dimanche soir.

« Le défi n’est pas d’aller voter contre qui que ce soit. Le défi est de décider de rompre jusqu’au bout avec le système qui a été incapable de répondre aux problèmes de notre pays depuis plus de 30 ans. » En attendant le débat…Emmanuel Macron va caler le programme des deux prochaines semaines de campagne avec ses équipes.

Il y aura une visite à Amiens, sa ville natale, où il rencontrera les salariés en lutte de l’usine Whirlpool. Plusieurs grands meetings sont prévus mais le temps fort sera le débat télévisé. Emmanuel Macron a toujours dit qu’il attendait ce face-à-face avec impatience.

Marine Le Pen : attaquer et convaincre

Marine Le Pen a trois objectifs en ce début de nouvelle campagne. D’abord, poursuivre la dédiabolisation du Front national, éviter tous les sujets sensibles lors des interviews et tenir un discours rassembleur. Ensuite, elle veut faire rimer Emmanuel Macron avec François Hollande.

Pour séduire la droite, Marine Le Pen se posera comme la seule candidate de l’alternance, un thème qu’elle développera notamment à Nice, jeudi soir, lors d’un grand meeting. La candidate FN se dit même prête à offrir des circonscriptions gagnables aux amis de François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan qui la soutiendront.

Attaquer Macron…Enfin, dernier objectif pour Marine Le Pen : dramatiser l’enjeu. Elle souhaite faire de ce scrutin un référendum « pour ou contre la France » en accusant Emmanuel Macron d’être immigrationniste et mondialiste.

« Je lance un appel à tous les patriotes sincères, d’où qu’ils viennent. Je les appelle à sortir des querelles périmées, des a priori et des ressentiments. Il en va de l’intérêt supérieur du pays », a dit Marine Le Pen dimanche soir.

Convaincre les « anti-système ». La patronne du FN va retrouver le terrain dès lundi matin sur un marché du Pas-de-Calais, un département où elle est arrivée largement en tête devant Jean-Luc Mélenchon. « Ces électeurs anti-système, il faut les récupérer », annonce un dirigeant frontiste un peu inquiet par cette deuxième place.

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Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 24 avril 2017

                     Un pays où le FN fait la fête avec un slip sur la tête

Pauvre france

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