• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

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Le journalisme d’aujourd’hui, propagande et désinformation

Posté par Les Blogueurs Associés le 1 janvier 2017

 

Le Journalisme (2)

Le journalisme a subi une profonde mutation, passant de l’information à la désinformation, en passant par la propagande. Ce n’est pas nouveau, l’information est une arme. Celui qui la contrôle s’octroie tous les pouvoirs.

Le problème aujourd’hui est que l’information passe forcément par la case profit, ce qui souvent transforme voir détruit le message à transmettre.

L’argent impose un ordre de priorité

La presse est une sorte d’immense république qui s’étend de tous les côtés, où l’on trouve de tous, où l’on peut tout faire. Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure.

Elle est libre quand elle ne dépend ni de la puissance gouvernementale ni des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs.

Ce qui n’est, pour un grand nombre de journalistes, plus le cas de nos jours.

Ce métier est par essence corrupteur

Notre célèbre PPDA en est une preuve bien vivante, ayant été mis en examen pour abus de bien sociaux, sans oublier les très respectueux  Pierre Luc Séguillon, Jean Pierre Elkabbach et la liste est longue pour ceux qui ne respectent pas cette déontologie journalistique qui leurs a attribué cette carte qui est devenue un passe-droit.

Les tentations y sont légion, les réussites parfois faciles, les fréquentations multiformes, les pièges innombrables.

Dans les démocraties, la corruption s’exerce plutôt sur les gouvernants, et dans les aristocraties, sur les gouvernés. Dans l’une on corrompt les fonctionnaires publics, dans l’autre le peuple lui-même.

La vie publique tombe à la rubrique des chiens écrasés, le débat d’idées cède la place à la chronique des prévarications, les grandes ambitions affichées dévoilent des secrets de fabrication peu honorable.

Cette réalité encombre et dérange ceux qui font profession de journaliste. Ils peuvent choisir de faire l’autruche, de refuser de se salir les mains et de prendre des coups.

Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisse du spectacle.

Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information, reflet docile des pouvoirs en place, de leurs discours maîtrisés et de leurs mensonges calculés.

Quand la république se résigne à être scandaleuse, quand la démocratie ne se veut plus vertueuse, quand l’éthique laisse place au cynisme, quand la marchandise dicte la loi, on ne peut prétendre à la neutralité. Le journaliste ne peut tous à la fois revendiquer son droit de regard et refuser de l’exercer sur lui-même.

S’il se dérobe, si il se laisse glisser sur la pente savonné qui s’offre à lui, il ne lui restera plus alors que le silence pour réfléchir. L’ascension marchande de la communication est à terme, le tombeau de l’information.

J’en resterai à cette phrase du regretté Pierre Viansson-Ponté « Connu de tous, familier de beaucoup, le journaliste ne peut, ne doit être l’amis d’aucun. »

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