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Jean-François Jalkh, un négationniste pour remplacer Marine Le Pen ?

Posté par Les Blogueurs Associés le 26 avril 2017

Jean-François Jalkh

Cet historique du Front national, vice-président du parti, est censé remplacer la présidente durant son retrait provisoire. Problème : l’homme est rattrapé par des propos qu’il aurait tenus en 2000.

La bonne idée est-elle en train de se transformer en boulet ? Deux jours après l’annonce par Marine Le Pen de sa «mise en congé» de la présidence du Front national, son remplaçant présumé, Jean-François Jalkh, fait l’objet de vives critiques.

En cause : des propos jugés négationnistes qu’aurait tenus en 2000 ce vice-président du FN. Recueillis par la chercheuse Magali Boumaza, ils ont été publiés cinq ans plus tard par la revue le Temps des Savoirs.

Evoquant les chambres à gaz, l’homme juge que «l’on doit pouvoir discuter de ce problème». Expliquant avoir «été amené à lire des ouvrages de gens qui sont des négationnistes et des révisionnistes», il dit avoir été «énormément surpris [par] le sérieux et la rigueur» de certains textes. Au sujet de Robert Faurisson, principale figure du négationnisme français, il juge que celui-ci n’a «pas du tout la volonté délibérée de nuire à qui que ce soit».

Enfin, dans une phrase dont on ne sait si elle reflète sa pensée ou résume celle d’un autre, il conclut «sur l’utilisation d’un gaz, par exemple, qu’on appelle le Zykon B [sic], moi je considère que d’un point de vue technique, il est impossible […] je dis bien impossible de l’utiliser dans des […] exterminations de masse».

Interrogé mercredi matin sur RMC-BFM TV, le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, a lui aussi contesté ces accusations : «[Jean-François Jalkh] a démenti évidemment les propos qu’on lui prête, il le conteste, il a déposé une plainte parce que cette affaire est montée de toutes pièces.»

David Rachline a également démenti que Jean-François Jalkh ait été présent, en 1991, à une messe en mémoire du maréchal Pétain célébrée en l’église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris. Une présence dont fait pourtant état un article du Monde publié à l’époque.

Escroquerie présumée

Inconnu du grand public, Jean-François Jalkh est pourtant un membre historique du Front national, qu’il a rejoint dès les années 70. L’homme est le dernier des 35 députés FN élus en 1986 à toujours exercer des fonctions de premier plan au sein du parti.

C’est son titre de premier vice-président qui lui vaudrait, selon l’article 16 des statuts du FN, de remplacer Marine Le Pen si celle-ci se retirait provisoirement de la direction du parti. Réputé discret et consensuel, Jalkh affiche un profil plus technicien que politique.

Chargé des affaires juridiques, il travaille à la défense du parti dans l’inquiétant dossier «Jeanne» : une affaire d’escroquerie présumée au détriment de l’Etat, où il a lui-même été renvoyé en correctionnelle, comme d’autres cadres et prestataires du FN.

Les propos qui lui sont prêtés s’ajoutent à d’autres polémiques récentes, confrontant le FN à l’antisémitisme ou au négationnisme supposés de certains de ses membres.

En mars, le frontiste niçois Benoît Loeuillet a été suspendu du parti après avoir jugé, devant une caméra cachée, qu’il «n’y a pas eu [dans les camps nazis] de morts de masse comme cela a été dit».

Des soupçons d’antisémitisme entourent également deux proches de Marine Le Pen, le prestataire Frédéric Chatillon et l’élu FN Axel Loustau. Selon Mediapart et Marianne, ce dernier aurait notamment posé sur Facebook, sous pseudonyme, la photo d’un plat de riz modelé pour prendre la forme d’une croix gammée.

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Publié dans Politique | Commentaires fermés

 

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