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Economie: ce que proposait le candidat Le Maire, ce que devra faire le ministre

Posté par Les Blogueurs Associés le 18 mai 2017

Bruno Le Maire

Bruno Le Maire s’est finalement recyclé auprès d’En Marche. Plus à droite que le président, le nouveau ministre de l’Economie devra défendre des propositions bien plus modérées que ce qu’il avait proposé lors de sa campagne de la primaire à droite.

Baisse des dépenses publiques, réduction du nombre de fonctionnaires, réforme du Code du travail, hausse de la CSG…Le Maire avait axé sa campagne sur plusieurs mesures économiques fortes. Il risque de finir fort frustré, sous les ordres d’un Macron dont le programme, en comparaison, pourrait presque passer pour de gauche.

Sur la CSG, point majeur du programme macronien pour renforcer le pouvoir d’achat, Le Maire devra ainsi faire l’exact inverse de ce qu’il proposait cet automne. Lui qui prônait une «baisse générale de la CSG […] par souci de justice» devra, à l’inverse, mettre en œuvre une hausse de 1,7 point de la contribution sociale généralisée.

Sur la réduction des dépenses publiques, le ministre alors candidat prévoyait une baisse de 80 à 90 milliards d’euros. La tâche sera moins ardue avec Emmanuel Macron, qui reste dans la continuité de ce qui a été proposé sous Hollande, à savoir une diète de 60 milliards en cinq ans. Soit 30% de moins.

Sur la baisse du nombre de fonctionnaires, Le Maire risque là aussi d’être déçu. Alors qu’il voulait supprimer 500 000 postes, il devra finalement se satisfaire de la suppression de 120 000 emplois.

Celui qui assurait mettre en place une réforme par ordonnance pour repousser à 65 ans l’âge de départ à la retraite devra finalement se contenter du statu quo: son président a prévu de le maintenir à 62 ans. Ils se rejoignent toutefois sur la fin des régimes spéciaux: Macron a prévu d’aligner le public sur le privé.

Concernant l’assurance chômage, Bruno Le Maire voulait carrément privatiser Pôle emploi. Le nouveau président de la République, lui, n’a rien proposé de moins que d’étatiser l’Unédic. Il prévoit aussi d’étendre les droits à l’assurance chômage, mais en suspendant les allocations si le demandeur refuse deux offres d’emploi. Les deux s’accordaient sur les dysfonctionnements du système…pas vraiment sur les moyens d’y remédier.

Ils se rejoignent un peu, en revanche, sur la réforme du travail, puisque Le Maire comptait lui aussi libéraliser le marché du travail grâce à une ordonnance sur le dialogue social, dans laquelle il souhaitait «consacrer la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche».

Mais sur les 35 heures, Le Maire prévoyait «d’adapter le temps de travail à la compétitivité des entreprises, en sortant du dogme des 35 heures», alors que Macron a promis qu’il ne toucherait pas à la durée légale du temps de travail. Ils pourront toutefois peut-être trouver un terrain d’entente, puisque le président a expliqué que «les horaires effectifs ou l’organisation du travail seront négociés au plus près du terrain», par des accords d’entreprises.

Sur la fiscalité, et alors qu’il souhaitait supprimer l’impôt sur la fortune (ISF), Le Maire devra faire avec la «réforme en profondeur» proposée par Macron. C’est-à-dire avec un ISF réduit à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), qui ne s’appliquera pas aux investissements «dans l’économie réelle», mais continuera d’exister malgré tout.

Macron va plus loin et se droitise par rapport à Le Maire sur un point: la défiscalisation des heures supplémentaires (mise en place sous Sarkozy et supprimée par Hollande), non évoquée par le ministre de l’Economie lors de sa campagne pour la primaire. Les deux pourront toutefois trouver un terrain d’entente sur quelques sujets.

Ils se rejoignent tous les deux sur le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qu’ils veulent remplacer par une baisse de cotisations patronales, et sur le Régime social des indépendants (RSI), qu’ils comptent supprimer.

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