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La déconfiture du clan Philippot

Posté par Les Blogueurs Associés le 19 juin 2017

Florian Philippot

Ni le vice-président du FN ni son frère Damien n’ont été élus. Fragilisé par des campagnes successives décevantes, Florian Philippot est fortement contesté au sein du FN, ce que la défaite ne devrait pas arranger.

Le ciel s’obscurcit un peu plus pour Florian Philippot et ses soutiens. Si le FN parvient à faire entrer huit élus qui lui sont favorables au Palais Bourbon, ses soutiens n’y seront pas bien représentés. Déjà fortement contesté en interne pour avoir porté la ligne sur le retour au franc et sur la sortie de l’Europe, le vice-président du FN espérait pouvoir compter sur l’élection d’un certain nombre de ses proches pour asseoir sa légitimité contestée.

Peine perdue, l’eurodéputé a lui-même été sèchement battu à Forbach, récoltant 42% des voix. La plupart de ses proches ont également échoué aux portes du Palais Bourbon. Interrogé sur BFM ce dimanche soir, le numéro 2 du FN concède: «On a été victimes, nous aussi, de la vague Macron».

Sophie Montel, la première vice-présidente de l’Association «Les Patriotes», objet d’une forte polémique interne depuis sa création, échoue, elle aussi, avec un score de 38%. Elle avait pourtant quasiment arraché le siège au PS lors d’une élection partielle en 2015.

«Ce que je note ce soir, c’est le très fort taux d’abstention. Et il y a une proportion d’électeurs du FN et ça me désole», a-t-elle relevé au micro de France 3 région, «nos électeurs ont été déçus». Autre défaite hautement symbolique, celle de Damien Philippot.

Ancien salarié d’un institut de sondage, il avait été catapulté dans les hautes sphères du parti à l’occasion de la présidentielle. Parachuté dans une circonscription à fort potentiel, il n’a récolté que 43,7% des voix. Jean Messiha, candidat dans l’Aisne, est lui aussi perdant.

Ce haut fonctionnaire, figure visible des Horaces, le groupe secret de soutiens «d’élite» de Marine Le Pen, avait coordonné le programme frontiste de la présidentielle, et reste un fervent défenseur de la ligne Philippot sur l’Euro.

«Ce soir, je tombe les armes à la main. Mais je reviendrai et je vaincrai. En attendant, je prie le Tout-Puissant pour qu’Il protège la France», écrit-il sur Twitter.

Les règlements de comptes en perspective

Proches fidèles de Florian Philippot, mais moins connus du grand public, Kevin Pfeiffer (43.76%) et Joffrey Bollée (31.11) ont eux aussi largement été distancés en Moselle et en Seine-et-Marne. Autre espoir des philippotistes, Thomas Laval. En duel face à l’UDI Charles de Courson, il n’a pas atteint la barre des 30%.

Un score moins écrasant, quoique toujours insuffisant pour Éric Richermoz, membre de l’entourage du stratège de Marine Le Pen, candidat dans la Somme, battu avec 42% des voix. Avant eux, plusieurs jeunes espoirs philippotistes n’avaient pas passé le premier tour, comme Amélie Dutheil-de-la-Rochère.

Il y a fort à parier qu’il soit exigé de Florian Philippot qu’il rende des comptes dans les jours qui viennent, alors que ses proches avaient été placés dans une bonne moitié des circonscriptions les plus faciles à gagner pour le Front national. Une première réunion qui promet d’être explosive doit avoir lieu ce mardi pour tirer le bilan des défaites successives.

Jean-Marie Le Pen lui-même a promis de venir jouer les perturbateurs. Les représentants de l’aile droite s’impatientent depuis le second tour de la présidentielle, avides de règlements de comptes. Élu de justesse Gilbert Collard, a donné la couleur.

«Ce n’est pas concevable que j’ai eu tant de difficulté dans un coin comme le Gard avec une dynamique qui s’est arrêtée en plein vol», s’est énervé l’avocat. «Les difficultés dues au débat, au départ de Marion et au comportement de certains membres dans l’entre-deux tours».

«Je ne vais pas les laisser passer ! La déception des gens, je ne vais pas la laisser passer. J’espère que je serai entendu, sinon je suis un homme libre», a-t-il d’ores et déjà menacé.

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