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PS: après la déroute, le temps des manoeuvres

Posté par Les Blogueurs Associés le 19 juin 2017

Jean-Christophe Cambadélis

La bérézina était attendue…et elle a bien eu lieu, même si le parti a sauvé une trentaine de sièges. Après la démission de Cambadélis, la bataille pour son leadership a commencé.

La catastrophe annoncée n’a pu être évitée. Dimanche, le PS est sorti laminé des législatives avec 29 députés – 44 avec ses alliés du Parti radical de gauche et les élus divers gauche – contre 295 élus dans l’Assemblée sortante. Les socialistes auront donc un groupe dans l’hémicycle – ce qui n’était pas joué – et atteint l’objectif affiché ces dernières semaines : «sauver les meubles».

Le patron du groupe, Olivier Faure (Seine-et-Marne) a réussi à conserver son siège et, dans les Deux-Sèvres, Delphine Batho s’impose largement face à la candidate macroniste, pourtant soutenue par Ségolène Royal entre les deux tours. Les rares vainqueurs ont d’ailleurs bénéficié de l’absence de candidat de la République en marche.

Première victime de cette bérézina, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis – qui avait perdu dès le premier tour à Paris – a, dès 20 heures dimanche, annoncé sa démission. «La gauche doit tout changer, la forme comme le fond, ses idées comme ses organisations, elle doit ouvrir un nouveau cycle», a-t-il déclaré depuis le siège du PS, rue de Solférino à Paris.

«Je prends cette décision sans amertume ni colère, conscient de mon devoir et du moment crucial que traverse la gauche», a-t-il conclu. Occupant, il y a quelques semaines encore, les lieux les plus puissants de la République, du Palais de l’Elysée au Palais-Bourbon, le parti de François Mitterrand a donc vécu.

La défaite de Benoît Hamon à la présidentielle (6,36 %), loin derrière Jean-Luc Mélenchon et bien sûr Emmanuel Macron, ex-ministre de l’Economie de François Hollande, en avait déjà sonné le glas. Ces législatives tracent également le cadre au sein duquel le PS doit désormais se refonder.

Entre une ligne «radicale» soutenue par les anciens frondeurs, susceptibles de s’allier avec les Insoumis de Jean-Luc Mélenchon, et une position sociale-démocrate -qu’aurait pu mener Manuel Valls – Macron-compatible.

Cette clarification devrait intervenir dès le mois de juin, à l’occasion du vote de la confiance au gouvernement et des lois d’habilitation permettant de modifier le Code du travail par ordonnance. Mais le parti, sans doctrine ni discipline, devra aussi se trouver un chef.

Najat Vallaud-Belkacem, Matthias Fekl ou encore Olivier Faure ont d’ores et déjà signé une tribune dans «Libération» pour «réinventer la gauche». «Pour nous, c’est au sein d’un Parti socialiste profondément rénové, refondé, [que ce projet] doit se réaliser», écrivent les signataires.

Quant à Benoît Hamon, il lancera son propre mouvement transpartisan le 1 er juillet.

De leur côté, Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Martine Aubry ont lancé le 10 mai «Dès demain». Un mouvement qui n’est «pas un parti», assure la maire de Paris. Les impétrants à la réanimation du parti moribond sont déjà dans les starting-blocks.

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