• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

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Bachar al-Assad s’affiche à Hama, ancien épicentre de la contestation contre son régime

Posté par Les Blogueurs Associés le 25 juin 2017

Bachar al-Assad.img

Il s’agit d’une sortie hautement symbolique et une nouvelle démonstration de force de Bachar al-Assad. Le président syrien s’est rendu dimanche à Hama, située à 220 km au nord de Damas, à l’occasion de l’Aïd el Fitr.

Jamais Bachar al-Assad ne s’était aventuré aussi loin de Damas depuis le début de la crise syrienne en mars 2011. Le président syrien s’est rendu dimanche à Hama, située à 220 km au nord de Damas, à l’occasion de l’Aïd el Fitr, qui marque la fin du mois sacré du ramadan.

Les médias officiels du régime ont diffusé des images montrant Bachar al-Assad priant parmi les fidèles, à l’aube, dans la mosquée al-Nouri de Hama puis félicitant des fidèles à l’extérieur du bâtiment.

Le président syrien était flanqué du ministre des Biens religieux (Waqf) Mohammad Abdel-Sattar Sayyed et du mufti de Syrie Ahmad Badredine Hassoun.

Nouvelle démonstration de force

Sa présence, a dit l’imam qui célébrait la cérémonie, montre que « la victoire et la paix sont à portée de main », selon des propos rapportés par l’agence de presse officielle Sana.

Il s’agit d’une sortie hautement symbolique et une nouvelle démonstration de force de Bachar al-Assad, qui quitte très rarement Damas et dont les sorties en public sont assez rares.

De par la distance qui la sépare de Damas, et du fait que les rebelles se trouvaient encore à quelques kilomètres de cette ville en mars, le dirigeant syrien n’a pas choisi cette cité, la quatrième plus grande ville du pays, par hasard.

De plus, Hama était l’un des bastions de l’opposition au régime au début de la révolte syrienne, avant que la crise ne débouche sur une insurrection armée. Le 1er juillet 2011, une manifestation anti-régime avait rassemblé plus d’un demi-million de personnes à Hama, faisant de cette ville l’un des principaux épicentres de la révolte.

Une ville traditionnellement hostile au clan Assad

Alors qu’elle était le théâtre de manifestations monstres contre Bachar al-Assad, qui avait ordonné le siège de la ville, Robert Ford, l’ambassadeur américain qui était en poste dans le pays à l’époque, y avait une effectué une visite très médiatisée en juillet 2011.

Une visite destinée à « établir le contact » avec l’opposition qui avait provoqué la colère de Damas. Eric Chevallier, ambassadeur de France en Syrie, s’était lui aussi rendu au chevet des manifestants.

Traditionnellement hostile au clan Assad et historiquement contestataire, Hama est depuis 1982 un symbole historique, après la répression sanglante d’une révolte islamiste du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez al-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20 000 morts.

Un épisode violent, mené par Rifaat al-Assad, le propre frère du chef de l’État de l’époque, qui avait permis à la famille Assad de resserrer sa mainmise sur le pays en étouffant toute velléité de contestation… jusqu’en 2011.

Contrôler la province de Hama revêt une importance vitale pour le gouvernement car cela lui permet d’isoler la province voisine d’Idlib, en majorité contrôlée par les rebelles, de celle de Damas, plus au sud, et de celle de Lattaquié, plus à l’ouest, deux bastions du régime.

L’an dernier, Bachar al Assad était allé prier à Homs, 160 km au nord de la capitale. Il ne s’est pas encore rendu à Alep, première ville du pays avant la guerre, dont l’armée a achevé la reconquête en décembre.

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Publié dans Syrie | Commentaires fermés

Muriel Pénicaud dévoile sa méthode pour réformer le code du travail

Posté par Les Blogueurs Associés le 25 juin 2017

Muriel Pénicaud

Dans un long entretien au Journal du dimanche, la ministre du Travail détaille sa feuille de route pour les prochaines semaines. Le gouvernement retiendra certaines propositions des syndicats pour réformer le code du travail présentées lors des réunions de concertation qui ont démarré début juin, assure la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans une interview au Journal du dimanche.

Le projet de loi d’habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances doit être examiné mercredi en Conseil des ministres. Les concertations menées par le ministère du Travail avec les syndicats et le patronat se poursuivront tout au long de l’été sur le contenu de ces ordonnances.

« Les huit organisations ont fait des propositions constructives », souligne la ministre dans les colonnes du JDD. « On s’est dit les choses de façon ouverte et franche ». « Nous ne serons pas forcément d’accord sur tous les sujets et avec tout le monde, mais les discussions se déroulent dans le respect mutuel », insiste-t-elle.

Parmi les propositions syndicales, il y a « des points qui ont été retenus et d’autres qui le seront dans les prochaines semaines de la concertation », assure-t-elle sans plus de précisions.

Parmi les principaux axes listés par le gouvernement figurent la primauté accordée à l’accord d’entreprise, une modification des modalités de licenciement économique ou l’extension du contrat de chantier, dispositif à mi-chemin entre le CDI et l’intérim.

Ce contrat, prévu pour prendre fin au moment où un chantier se termine, « fonctionne depuis des années dans le BTP », rappelle Mme Pénicaud. « Que les secteurs d’activités, dans des conditions à définir et régulées par les partenaires sociaux au niveau de la branche, puissent envisager ce type de contrat, ça a du sens », mais « il n’est pas question de le généraliser à toutes les entreprises », selon elle.

Interrogée pour savoir si elle craint un mouvement social d’ampleur, comme lors de la loi El Khomri, la ministre assure qu’elle n’a « pas de boule de cristal, chaque organisation prendra ses responsabilités » mais dit espérer qu’il y aura « des points d’accord ».

Par ailleurs, Mme Pénicaud s’explique pour la première fois sur l’enquête pour favoritisme concernant Business France, organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers dont elle fut directrice générale. Sa position au gouvernement avait semblé fragilisée par cette affaire au moment du remaniement.

« Envisager de démissionner n’aurait pas eu de sens puisque c’est moi qui ait alerté sur ce sujet d’erreur de procédure dans un marché public, et demandé un audit indépendant, ce que l’inspection générale des finances a confirmé par la suite », fait-elle valoir.

L’Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un favoritisme au profit du géant Havas dans l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016, ou M. Macron, ministre de l’Economie, avait rencontré des entrepreneurs français.

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Publié dans Economie, Emploi, Travail | Commentaires fermés

Législatives: Martin Schulz tente de sauver sa campagne

Posté par Les Blogueurs Associés le 25 juin 2017

Martin Schulz

Les sociaux-démocrates allemands se réunissent dimanche en congrès à Dortmund, pour adopter le programme électoral à forte teneur sociale, qui doit leur permettre de regrimper dans les sondages.

Martin Schulz est à la recherche de bonnes recettes… Le 9 juin, au lendemain des élections en Grande-Bretagne, le challenger d’Angela Merkel à la chancellerie tweetait : «Viens de téléphoner à Jeremy Corbyn. Nous avons convenu de nous rencontrer rapidement.»

Un sprint de dernière minute venait de permettre au leader du parti travailliste britannique de priver Theresa May de la majorité absolue lors des législatives. Pour le président du Parti social-démocrate allemand (SPD), à la traîne dans les sondages, le temps presse en effet.

Après un départ en fanfare, au début de l’année, sa campagne électorale semble enlisée, depuis le coup d’arrêt des trois défaites subies par le SPD lors des élections régionales du printemps en Sarre, dans le Mecklembourg et surtout en Rhénanie.

Ce dimanche, les sociaux-démocrates se réunissent en congrès à Dortmund, pour adopter le programme électoral à forte teneur sociale, qui doit leur permettre de regrimper dans les sondages. Le SPD accuse depuis des mois un retard de 12 à 15 points derrière l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) au gré des sondages.

Vendredi, l’enquête d’opinion Forschungsgruppe Wahlen créditait le parti de 25% des intentions de vote, contre 39% pour la CDU.

La remontée du Parti libéral-démocrate (FDP) permet même d’envisager le retour à une coalition de centre droit CDU-CSU-FDP, qui a gouverné la RFA pendant des décennies. Martin Schulz a-t-il encore une chance de remporter son pari, et de détrôner l’inamovible Merkel ? Politologues et observateurs ne semblent plus trop y croire.

«Non-campagne»

Face au «bonus» dont la cheffe du gouvernement dispose avec son poste à la Chancellerie, son rival semble bien terne et provincial. Fidèle à son vieux credo selon lequel il n’y aurait «pas de meilleure campagne électorale que l’exercice du pouvoir», Merkel multiplie les apparitions publiques aux côtés d’Emmanuel Macron -nouveau chouchou des médias allemands- pour sauver l’Europe.

Elle s’affiche avec les dirigeants du G7 en Sicile pour réorganiser la défense européenne ou sauver le climat face à Donald Trump. Début juillet, elle recevra à Hambourg les 20 plus puissants leaders de la planète, dans le cadre du G20, organisé cette année par l’Allemagne.

Schulz, l’ancien président du Parlement européen, sera tenu à l’écart. «Merkel est la femme au sommet», résume le politologue de l’Université libre de Berlin, Gero Neugebauer. Face aux inquiétudes suscitées en Allemagne par l’élection de Donald Trump, par le Brexit ou encore la montée des populismes, la chancelière apparaît aux yeux de l’opinion comme le meilleur rempart et un pôle de stabilité.

«Angela Merkel, constate le magazine Der Spiegel, provoque le SPD en refusant de s’engager sur le terrain de la campagne électorale.» «Le thème central de Merkel sera la non-campagne. C’est presque du mépris pour la démocratie, car la CDU a érigé la non-campagne en principe».

«C’est la stratégie de la démobilisation asymétrique», s’insurge Hubertus Heil, le secrétaire général du SPD, en charge de la campagne de Schulz. Et de rappeler qu’en 2009 et en 2013 déjà, la CDU avait remporté les élections en s’évertuant à n’offrir aucune surface d’attaque, et en évitant les débats de fond, afin de contribuer à faire monter l’abstention chez ses adversaires.

Un temps affaibli par la crise des migrants de l’automne 2015, la chancelière a depuis «donné l’impression qu’elle avait la meilleure stratégie» pour gérer ce dossier, grâce notamment à l’accord conclu avec la Turquie, estime la politologue Renate Köcher dans les colonnes du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Erreurs tactiques

Schulz a aussi multiplié les erreurs tactiques, par exemple en choisissant de disparaître de la scène pour ne pas faire de l’ombre à la candidate de son parti aux régionales de Rhénanie. Il semble parfois épuisé, incapable de dévier du script de ses discours et mal entouré.

Son équipe de campagne a notamment pris du retard sur les réseaux sociaux. Ni élu du Bundestag, ni ministre, le chef du SPD est également absent des débats parlementaires, très suivis par les observateurs en Allemagne. Le concurrent de Merkel est ainsi privé d’une tribune qui pourrait lui permettre de renforcer sa carrure de candidat.

Pour tenter de rattraper son retard, Martin Schulz tente depuis des mois de «gauchiser» son discours. A Dortmund dimanche, les sociaux-démocrates vont adopter un programme centré sur la «justice sociale», reposant avant tout sur une réforme de la fiscalité. Lundi dernier, Schulz a promis d’augmenter les impôts sur le revenu pour les plus riches.

«Nous allons réduire la charge fiscale qui pèse sur les petits revenus et les revenus intermédiaires, et soutenir les familles», a promis le candidat, qui annonce 15 milliards d’euros d’économies d’impôts pour les ménages.

Concrètement, le SPD propose de porter le taux maximal d’imposition de 42 à 45% pour les célibataires, à partir de 60 000 euros de revenu imposable (120 000 euros pour un couple). La «taxe spéciale» qui s’applique aux plus gros revenus (plus de 250 000 euros) passerait de 45 à 48%.

Quant aux revenus non imposables, le candidat du SPD souhaite également les faire participer à son effort de relance et les exempter d’une partie des charges sociales, qui seraient prises en charge par l’Etat afin de ne pas réduire les futures retraites. Cette politique fiscale, assure le candidat, «doit stimuler la consommation dans le pays et soutenir les familles».

Ce programme sera-t-il de nature à combler l’écart avec Merkel ? Les propositions du SPD ont aussitôt été tournées en ridicule par le chef de campagne d’Angela Merkel, Peter Tauber. Ce dernier, accuse Martin Schulz de vouloir «mener une politique du dalmatien. Un programme en cinq points ici, un discours en 10 points là : on ne voit que des points !»

Seul Manfred Otzelsberger, journaliste et biographe de Schulz, semble encore croire à un retournement de situation d’ici septembre : «Il est pour l’instant au-dessous de son potentiel. Je ne le donnerais pas vaincu d’avance, l’homme est tenace.»

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Le numérique ne va pas que détruire des emplois, il va aussi en créer

Posté par Les Blogueurs Associés le 23 juin 2017

Le numérique

Les entreprises veulent mieux décrypter les transformations en cours, identifier les bonnes pratiques ainsi que les «compétences de demain», selon une étude du Medef. Extrêmement difficile à appréhender, source d’inquiétudes, la transition numérique est néanmoins perçue comme une véritable opportunité par plus de 80% des entreprises françaises.

Les PME et le TPE, en particulier, veulent mieux comprendre les transformations en cours sur leurs activités, identifier les bonnes pratiques et cerner les compétences adéquates pour relever cet important défi, explique le Medef dans une étude sur l’impact des transitions verte et numérique sur les entreprises, publiée jeudi.

«Aujourd’hui, on parle beaucoup des métiers du futur. Mais il faudrait surtout parler du futur des métiers», résume ainsi Christophe Catoir, président France de The Adecco Group et responsable de la «task force Apprentissage» du Medef.

La transition numérique, ce n’est pas seulement l’automatisation des chaînes de production ou encore la digitalisation des plateformes dans les services qui mènent à la destruction d’emplois.

C’est tout un nouvel écosystème qui pousse les entreprises à se transformer pour survivre. Mais aussi, parce qu’il offre de nouvelles opportunités de développement. Par exemple, qui englobent toutes les données récoltées sur internet et deviennent progressivement le nouvel or noir: «elles permettent de comprendre des marchés différents et de faire du sur-mesure, de remettre de la valeur dans les prestations», explique Christophe Catoir.

Cette transformation implique de penser autrement les besoins en compétences

Le constat est désormais connu: cette transition nécessite de revoir les besoins en compétences dans de nombreux secteurs. La transformation dans le secteur bancaire, au niveau des agences, en est une illustration. Avec le développement des services en ligne, les banques cherchent moins à embaucher des techniciens et davantage des personnes accueillantes et à l’écoute.

«Une grande banque a même décidé de recruter dans le monde de la restauration», confie Christophe Catoir.

Autre exemple, le secteur du recrutement. Avec la digitalisation des plateformes et l’essor des réseaux sociaux, «si j’organise seulement des rencontres pour les clients et que je joue donc le simple rôle d’intermédiaire, je n’ai plus vraiment de valeur ajoutée aujourd’hui, indique le président France de The Adecco Group. Mon travail consiste de plus en plus à fournir des qualifications professionnelles, à former. C’était inimaginable il y a encore cinq ans».

Un coût financier impossible à chiffrer

Ce sujet, le Medef en fait l’une de ses priorités:

Un plan d’action vient d’être lancé pour sensibiliser, accompagner et déployer des offres aux «compétences de demain» tant pour les dirigeants que leurs collaborateurs. Il reste que le coût de cette transition numérique reste aujourd’hui impossible à chiffrer.

«Nous appelons de nos vœux à un plan de formation massif», insiste Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion du Medef. Et la chef d’entreprise d’insister: «les entreprises aussi doivent faire des investissements».

Le message est en tout cas envoyé au gouvernement qui entend justement lancer à l’automne un grand plan d’investissement de 15 milliards d’euros sur cinq ans en vue de renforcer «efficacement» les dispositifs de formation professionnelle et les «compétences» des salariés et chômeurs.

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Publié dans Economie, Emploi, Finance, Numérique | Commentaires fermés

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