• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

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Gouvernement : comment s’est décidé le départ de Bayrou

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 juin 2017

François Bayrou

François Bayrou l’a assuré : il avait décidé de quitter le gouvernement le 9 juin. Selon les différentes confidences de proches et de macronistes à des journaux, il a choisi lundi ou mardi de démissionner.

Voici l’histoire officielle : il y a presque quinze jours, le 9 juin, François Bayrou a évoqué avec Emmanuel Macron son départ du gouvernement en raison de l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les soupçons d’emplois fictifs au MoDem. Puis il y a eu vendredi un échange entre Sylvie Goulard et le Président.

C’est ainsi qu’aurait été lancé ce large remaniement intervenu mercredi. Voilà pour la petite histoire. En réalité, les choses seraient bien différentes, beaucoup plus précipitées et moins contrôlées.

Bayrou a pris sa décision la veille

« C’est le président de la République qui en décidera mais je l’ai vu plusieurs fois ces derniers 48 heures, il ne m’a donné aucun signal qui traduisait la volonté d’un départ. » Voilà ce que François Bayrou disait au journal L’Opinion mardi après-midi. « Vous pensez que je vous dirais tout ça si je partais ? », ajoutait-il, bravache.

Et donc très loin de la version offerte mercredi soir. Ce n’est que la veille au soir qu’il a changé d’avis. « Ma décision est prise, la situation n’est plus tenable », affirmait-il à des proches, toujours selon L’Opinion. « Il a tranché mardi soir, la rationalité a repris le dessus », explique encore un proche.

En fait, ce sont bien dans ces 48 heures avant l’annonce du départ de François Bayrou que tout s’est joué, selon Le Figaro. Lundi, Bayrou et Macron se sont parlé à l’Elysée. Le patron du MoDem serait ressorti de son entretien rassuré : comme il n’est pas mis en examen, la règle de la démission ne s’applique pas à lui.

Sauf qu’ensuite est annoncé le départ de Sylvie Goulard, elle aussi issue du MoDem. Egalement en raison de l’affaire des assistants parlementaires européens, sans qu’elle soit mise en examen elle non plus.

Macron : « la vie politique est longue » et « peut être cruelle »

« Il s’est rendu compte que le rapport de forces lui était clairement défavorables », assure un Macroniste dans le quotidien. La pression était intenable sur les épaules de François Bayrou, qui devait porter le projet de loi sur la moralisation de la vie politique. « La démarche me parait assez macronienne », décrypte un centriste dans le Parisien.

« Cette situation exposait le président de la République et le gouvernement (…) Je choisis de ne pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement et le président de la République que je soutiens », a commenté François Bayrou lui-même mercredi soir.

« La situation était telle que la seule personne en France qui ne puisse pas se défendre contre la calomnie diffamatoire et abusive, c’est le ministre de la Justice », a-t-il ajouté. Jeudi matin, au Conseil des ministres, Emmanuel Macron a évoqué les départs de Richard Ferrand, de Sylvie Goulard, de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.

Le Président s’est aussi attaché à ménager les apparences. Ces ex-ministres auxquels il a réaffirmé son « soutien » et sa « confiance » ont « servi loyalement », a-t-il déclaré, avant d’observer à la table du Conseil que « la vie politique est longue », et « peut être cruelle ».

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Publié dans Finance, Justice, Politique | Commentaires fermés

Syrie : la nouvelle position d’Emmanuel Macron crée une polémique

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 juin 2017

Jean-Yves Le Drian

Emmanuel Macron ne fait plus du départ de Bachar el-Assad un préalable à toute discussion en Syrie. Le président français justifie cette position par le fait qu’il n’existe pas selon lui de « successeur légitime » au président syrien. Une petite phrase qui a choqué.

« L’époque où Macron était le leader moral du monde libre a pris fin assez rapidement, n’est-ce pas ? » Cette petite phrase, lâchée sur Twitter par Kyle Orton chercheur au Centre for the Response to Radicalisation and Terrorism, basé à Londres, résume le désarroi qui demeure après les propos tenus par Emmanuel Macron sur la Syrie dans un entretien accordé jeudi à huit quotidiens européens.

« Je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime! », déclare en effet le président français.

Priorité numéro un : lutter contre les terroristes

Sur les réseaux sociaux, chercheurs et internautes ont souvent interprété cette phrase comme un blanc-seing accordé à Bachar el-Assad pour, sinon qu’il se maintienne au pouvoir, du moins qu’il participe à la transition politique en Syrie. Cette idée n’est pourtant pas nouvelle dans la diplomatie française.

Si pendant longtemps, Paris a renvoyé dos à dos terroristes de l’Etat islamique et Bachar el-Assad, la France avait légèrement infléchi sa position après les attentats de novembre 2015, faisant de la lutte contre le terrorisme une priorité.

Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Laurent Fabius, avait ainsi évoqué dès fin 2015 la possibilité d’une transition politique en présence de Bachar el-Assad. Mais la France répétait également que le président syrien ne pouvait « représenter l’avenir » d’un pays ravagé par six ans d’un conflit au bilan terrifiant – plus de 320.000 morts et des millions de réfugiés.

Emmanuel Macron le reconnaît d’ailleurs lui-même : il s’agit d’un « aggiornamento » – une mise à jour – de sa politique dans ce dossier complexe. « Nous devons construire la sortie de Bachar el-Assad dans une transition vers un nouveau régime », disait-il en effet durant la campagne électorale.

Désormais Président, il fait de la lutte contre le terrorisme sa priorité. Un argumentaire que l’on pouvait par exemple retrouver chez un François Fillon, qui justifiait d’ailleurs ainsi un dialogue avec Bachar el-Assad et un rapprochement avec Moscou.

« Honte à la France » dit l’opposition syrienne

Or, c’est ce que dit aujourd’hui Emmanuel Macron. « Mes lignes sont claires (…) Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. Nous avons besoin de la coopération de tous pour les éradiquer, en particulier de la Russie », déclare-t-il, soulignant les discussions constructives avec Vladimir Poutine lors de son passage à Paris fin mai.

On est loin des propos qu’il tenait il y a à peine quelques mois, quand il accusait le Kremlin de complicité de « crimes de guerre » lors de la reprise d’Alep. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, était d’ailleurs à Moscou mardi.

Un revirement qui a provoqué le désarroi de l’opposition syrienne. « Ces déclarations sont surprenantes, compte tenu que la France faisait partie des quatre principaux pays réclamant le départ de ‘Bachar le Chimique’, a ainsi écrit sur Twitter l’une de ses figures, Khaled Khoja.

Même son de cloche du côté d’Ahmed Ramadan, également membre de l’opposition : « Honte à la France, dont le dirigeant Emmanuel Macron ne considère pas Bachar comme son ennemi ou l’ennemi de l’humanité. »

La résolution politique du conflit au second plan ?

La deuxième partie de la phrase prononcée par Emmanuel Macron dans cet entretien est également surprenante. Comme dit plus haut, il a déclaré : « Personne ne m’a présenté son successeur légitime. » Qu’a voulu dire exactement Emmanuel Macron en parlant de « successeur légitime » ?

Cela signifie-t-il que le président français ne considère pas la mise en place d’un processus politique, et donc la tenue d’élections libres et démocratiques, comme une étape première et indispensable à toute résolution du conflit ?

Difficile de répondre à cette question. Mais une chose paraît certaine : le règlement politique du conflit n’apparaît plus comme étant au cœur de la doctrine française, mais davantage comme un corollaire. Si le président français affirme qu’ »il faut une feuille de route diplomatique et politique », il ne s’attarde pas sur le sujet et ne cite jamais le rôle que pourrait avoir l’ONU dans ce processus, dont une résolution adoptée en 2015 constituait jusqu’à présent la référence pour un règlement du conflit.

« Le changement de ligne est clair », analyse une source diplomatique citée par l’AFP, avant d’ajouter : « Ça fait des années qu’on dit qu’Assad doit partir et ça n’a rien donné. Diplomatiquement, rien n’avance, Genève [lieu des négociations inter-syriennes, Ndlr] ne sert pas à grand-chose… On ne peut pas continuer comme ça ».

Les lignes rouges d’Emmanuel Macron : suffisant ?

Emmanuel Macron justifie cette politique pragmatique – realpolitik disent déjà certains – par le fait que la priorité absolue est d’éviter d’avoir « un Etat failli » en Syrie. « Je ne veux pas d’un Etat failli », insiste-t-il, évoquant les exemples irakien et libyen.

« La démocratie ne se fait pas de l’extérieur, sans tenir compte des peuples. La France n’a pas participé à la guerre en Irak, et elle a eu raison. Et elle s’est trompée en faisant la guerre de cette façon en Libye », dit-il encore.

En agissant ainsi, le Président espère aussi replacer la France dans le jeu, en profitant notamment de l’absence de visibilité américaine.
Pour rassurer, Emmanuel Macron a toutefois rappelé ses deux lignes rouges, déjà énoncées au côté de Vladimir Poutine à Versailles : « les armes chimiques et l’accès humanitaire », sur lesquelles il affirme qu’il sera « intraitable ». Il a d’ailleurs réaffirmé que la France procéderait à des frappes si le régime syrien venait à utiliser des armes chimiques.

Sur l’accès humanitaire, et son non-respect, le chef de l’Etat n’a en revanche rien dit sur la manière dont il entendait le faire respecter. Ce qui à l’heure du bilan de cette nouvelle position française dans le dossier syrien parait un peu léger.

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Business France : la nouvelle affaire qui menace le gouvernement

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 juin 2017

Muriel Pénicaud

Le nom de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est cité dans l’enquête sur l’attribution de l’organisation d’un voyage à Las Vegas auquel a participé Emmanuel Macron en 2016. Après des perquisitions mardi, plusieurs membres de l’opposition ont réclamé sa démission.

L’enquête sur l’organisation d’un déplacement d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, à Las Vegas en janvier 2016 avance. Mardi, une série de perquisitions a eu lieu au siège du groupe Havas et de l’agence Business France, accusée de favoritisme dans cette affaire.

Elles s’inscrivent dans le cadre de l’enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme, ouverte à la mi-mars par le parquet de Paris après des soupçons de dysfonctionnements dans l’organisation de ce déplacement. Au coeur de cette affaire:

Emmanuel Macron, mais surtout son actuelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui dirigeait à l’époque Business France. Alors que plusieurs ministres, cités dans diverses affaires, ont quitté le gouvernement Philippe I, sera-t-elle la prochaine épine dans le pied du président ?

Comment est née l’affaire ?

C’est le Canard Enchaîné qui l’a révélée le 8 mars, en publiant un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF). Les enquêteurs indiquent s’intéresser à un possible délit de «favoritisme» visant Business France.

En effet, l’organisme a confié au groupe de conseil en communication Havas l’organisation d’une soirée à Las Vegas en début d’année 2016 en présence du ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron.

Le 6 janvier 2016, l’actuel président de la République avait été ovationné par plus de 500 personnes dont des dirigeants de start-up françaises. «Cette opération de séduction, montée dans l’urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l’organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy) sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé», écrivait l’hebdomadaire satirique.

Selon l’IGF, cette commande est «susceptible de relever du délit de favoritisme» puisque l’organisation de ce voyage n’a pas fait l’objet d’un appel d’offres. Selon le Canard Enchaîné, le coût de la soirée s’élève à 381.759 euros dont 100.00 euros rien que pour l’hôtel.

Or, selon le Code pénal un appel d’offres est obligatoire pour l’attribution de marchés publics dont le montant est supérieur à 25.000 euros.

Peut-elle fragiliser Emmanuel Macron ?

Dès la parution de l’article du Canard Enchaîné en mars, le ministre de l’Économie de l’époque, Michel Sapin, avait déclaré qu’Emmanuel Macron ainsi que son cabinet étaient «totalement hors de cause». Il a indiqué qu’il s’agissait d’un dysfonctionnement de Business France.

Un avis partagé par l’entourage du futur président. Ce n’est «en aucun cas une affaire Macron. C’est une affaire Business France», a-t-on répété. Dans un communiqué, l’organisme avait d’ailleurs fait part de sa responsabilité, mais avait précisé avoir pris des mesures pour y remédier.

«Il est apparu ultérieurement que, au vu des délais, le choix d’un prestataire capable de prendre en charge l’organisation de l’événement aux États-Unis et les actions de communication associées (…) avait été fait selon une procédure pouvant potentiellement être affectée d’irrégularité», a expliqué Business France.

Quels risques pour Muriel Pénicaud ?

L’actuelle ministre du Travail, était au moment de l’organisation du voyage, la directrice générale de l’établissement public, Business France. Dès l’annonce des perquisitions, nombre de membres de l’opposition ont réclamé sa démission.

Le vice-président du FN, Florian Philippot a estimé qu’elle ne «pourra pas rester (au gouvernement) puisqu’elle est elle-même citée dans l’affaire des appels d’offres de Havas». Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, l’a défendu.

«Business France a passé un marché, une commande, il y a eu une irrégularité. Muriel Pénicaud, qui était directrice générale, a provoqué immédiatement un audit, puis une inspection générale, puis l’inspection générale a validé un accord, et c’est elle qui a donné cette information, donc je ne suis pas inquiet sur les conséquences de cette information», a-t-il expliqué sur Europe 1.

«Je pense que c’est une grande ministre du Travail, et je pense que ça a été une directrice de Business France exceptionnelle qui elle-même a déclenché tous les voyants quand il y a eu une anomalie», a-t-il poursuivi.

Son départ du gouvernement n’est «absolument pas» une question. Ces derniers jours, plusieurs ministres du gouvernement Philippe I, cités dans des affaires, ont annoncé leur départ du gouvernement.

Trois d’entre eux, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, sont des membres du MoDem. Le parti centriste fait l’objet d’une enquête depuis début juin sur l’emploi présumé fictif de ses assistants parlementaires européens.

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Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 juin 2017

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françois bayrou

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