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Londres: des milliers de personnes défilent contre le gouvernement May

Posté par Les Blogueurs Associés le 1 juillet 2017

Theresa May

Alors que la Première ministre traverse une crise de leadership, suite aux élections législatives, les pancartes affichaient : «Les coupes budgétaires coûtent des vies».

Des milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues de Londres contre les mesures d’austérité du gouvernement de Theresa May, estimant que la Première ministre conservatrice avait perdu toute légitimité après son revers aux législatives du 8 juin.

On pouvait lire sur les banderoles : «Les tories, dehors», ou encore «Les coupes (budgétaires) coûtent des vies», en référence à la politique d’austérité menée par les conservateurs au pouvoir depuis 2010.

La Première ministre, Theresa May, traverse une crise de leadership depuis les élections législatives du 8 juin dernier. Elle avait convoqué le scrutin par anticipation, persuadée de l’emporter haut la main, pour finalement y perdre sa majorité absolue, et une bonne partie de son crédit.

Ce résultat constitue un net «rejet» des conservateurs, a écrit dans un communiqué le mouvement anti-austérité People’s Assembly, un des organisateurs de la manifestation.

L’organisation estime aussi que l’incendie de la tour Grenfell à Londres (au moins 80 morts) est «le plus tragique exemple de ce que peuvent être les conséquences de l’austérité». Ces critiques reprennent les arguments de survivants du drame qui accusent les gestionnaires de la tour d’avoir fait des économies aux dépens de leur sécurité, parce qu’ils venaient de milieux modestes.

«La tour Grenfell symbolise pour beaucoup tout ce qui ne va pas dans ce pays depuis qu’on nous a imposé l’austérité», a insisté pendant la manifestation John McDonnell, un haut responsable de l’opposition travailliste, dont le leader, Jeremy Corbyn, devait prendre la parole dans la journée.

Le nom de ce dernier, auteur d’une campagne réussie pendant les législatives, était régulièrement scandé dans les rangs des manifestants, qui chantaient «Oh, Jeremy Corbyn!» sur l’air du tube Seven nation army (The Whites Stripes), devenu le cri de ralliement des supporteurs de ce chantre de la gauche radicale.

Theresa May a obtenu de justesse jeudi le vote de confiance du Parlement, grâce au soutien controversé du DUP, un petit parti ultra-conservateur nord-irlandais. Son gouvernement a donné mercredi les premiers signes d’un assouplissement de sa politique d’austérité, indiquant qu’il pourrait revoir à la hausse les salaires du secteur public.

Aucune décision ne devrait cependant être adoptée avant le vote du budget attendu à l’automne.

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Publié dans Economie, Finance, Fiscalité, Royaume-Uni | Commentaires fermés

A Strasbourg, l’Europe rend un hommage inédit à Helmut Khol

Posté par Les Blogueurs Associés le 1 juillet 2017

Helmut Khol

L’Union européenne a rendu ce samedi un hommage inédit et chargé d’émotion à l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl, avec une cérémonie organisée dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg avant ses funérailles en Allemagne.

L’Union européenne était doublement endeuillée avec le décès vendredi de Simone Veil, première présidente du Parlement européen et autre grande Européenne. « Helmut Kohl fut pour la France un interlocuteur privilégié, un allié essentiel, mais il fut plus aussi plus que cela, il fut un ami », a insisté Emmanuel Macron dans son hommage.

« Nous sommes ici pour saluer sa trace dans l’histoire », a ajouté le président français. « Helmut Kohl fut un artisan de l’Allemagne unie, un bâtisseur de l’Europe, un ami de la France. »

« En lui rendant hommage en ce lieu symbolique de notre Union, nous disons notre espérance dans l’avenir de l’Europe », a par ailleurs écrit le chef de l’Etat dans le registre de condoléances.

Cercueil placé au centre de l’hémicycle

Une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement, un ancien souverain et plusieurs centaines de personnalités avaient pris place dans l’hémicycle pour cette cérémonie. Le Parlement européen avait alors été transformé en forteresse à cause de la menace terroriste. La sécurité des délégations a été assurée avec l’envoi de près de 2.000 policiers et gendarmes en renfort.

Le cercueil recouvert du drapeau européen et porté par huit militaires allemands avait été installé sur un catafalque érigé au centre de l’hémicycle. Trois couronnes de fleurs ont été disposées devant le cercueil.

L’une aux couleurs de la République fédérale d’Allemagne, l’autre au nom de l’Union européenne et la troisième, au nom de son épouse, portait l’inscription « In Liebe, deine Maike » (Avec Amour, Maike).

« Helmut Kohl était un vrai Européen et un ami. L’Europe lui doit beaucoup », a souligné le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, 62 ans, le seul des dirigeants européens encore en fonction à l’avoir côtoyé.

Une première dans l’histoire de l’UE

Père de la réunification allemande, architecte de l’élargissement de l’Union européenne et héraut de l’amitié franco-allemande, Helmut Kohl est décédé le 16 juin à l’âge de 87 ans. Il a été chancelier pendant seize années, de 1982 à 1998, et son « héritage pour l’Europe est énorme », a insisté Jean-Claude Juncker.

« Il voyait l’avenir », a ajouté Jean-Claude Juncker. Sans Helmut Kohl, « l’Europe n’aurait pas l’Euro » et « d’autres auraient sans doute échoué à réunifier l’Allemagne », a-t-il affirmé. C’est la première fois dans son histoire que l’Union européenne organise un tel hommage. Il honore un des trois dirigeants faits « citoyens d’honneur de l’Europe », a souligné Jean-Claude Juncker, initiateur de cette cérémonie.

Les deux autres sont les Français Jean Monet, décédé en 1979, et Jacques Delors, âgé de 91 ans. Beaucoup de dirigeants qui ont côtoyé Helmut Kohl, comme Jacques Delors, Valery Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et le président russe Mikhail Gorbatchev, n’ont pu se déplacer en raison de leur santé.

Dix-sept dirigeants présents

Dix-sept dirigeants de l’Union européenne étaient présents, dont la Première ministre britannique Theresa May. L’espagne était représentée par son ancien souverain Juan Carlos et l’ancien chef du gouvernement Felipe Gonzalez, l’Italie par l’ancien président de la Commission européenne et ancien chef du gouvernement Romano Prodi, le Portugal par Jose Manuel Barroso, ancien président de la Commission et ancien Premier ministre.

Huit personnalités sont intervenues: le président du Parlement européen Antonio Tajani, le président du conseil européen Donald Tusk ainsi que Jean-Claude Juncker pour la Commission européenne.

Puis, « à la demande de sa veuve », trois hommages ont été rendus par l’ancien Premier ministre espagnol Felipe Gonzales, par l’ancien président américain Bill Clinton et par le Premier ministre russe Dmitri Medvedev.

Emmanuel Macron puis la chancelière allemande Angela Merkel, toute de noir vêtue, ont prononcé les derniers hommages.
La dépouille mortelle de l’ancien chancelier doit ensuite être transportée à Spire, en Allemagne, où il doit être inhumé en toute discrétion.

Sa veuve a refusé des funérailles nationales. Le siège du Parlement européen à Strasbourg, symbole de l’Europe réunie, s’était imposé pour la cérémonie. Le bâtiment en rotonde est situé à la périphérie de la ville et peut être facilement isolé.

Les Blogueurs associés

Publié dans Europe | Commentaires fermés

La Cour des comptes étrille la gestion de François Hollande

Posté par Les Blogueurs Associés le 1 juillet 2017

La Cour des comptes.img

L’audit de la Cour chiffre à 3,2% du PIB le déficit prévu pour 2017 quand le précédent gouvernement visait 2,8%. Les magistrats recommandent des mesures drastiques pour redresser les comptes.

Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, a remis ce jeudi au Premier ministre son audit sur la «situation et les perspectives des finances publiques». Le constat est très sévère. Les magistrats estiment que la prévision de déficit 2017 du précédent gouvernement à 2,8% repose sur des hypothèses complètement fantaisistes.

Plus grave, selon la Cour, l’exécutif de François Hollande aurait volontairement publié des prévisions insincères. «La prévision des recettes apparaît surestimée et les dépenses manifestement sous-évaluées», taclent les auteurs.

«Des biais de construction ont affecté la sincérité de la loi de finance initiale et du programme de stabilité», transmis chaque année à la Commission européenne, fustigent-ils. Le terme «sincérité» n’est pas choisi par hasard. Il a provoqué de vifs débats rue Cambon. Un budget jugé insincère par le Conseil constitutionnel peut en effet être invalidé.

Dans le détail, après avoir passé en revue toutes les lignes du budget, ces experts tablent sur des recettes inférieures de 2 milliards d’euros à l’objectif initial. En cause notamment, une surestimation des rapatriements d’avoirs jusqu’ici détenus à l’étranger.

Les dérapages du volet dépenses sont encore plus frappants. La Cour évalue ces dépassements à 5,9 milliards d’euros. La seule recapitalisation d’Areva, non comptabilisée par le précédent exécutif, coûterait 2,3 milliards d’euros.

Des mesures d’écononomies nécessaires

Au total, environ 8 milliards d’euros manqueraient donc au budget pour tenir les objectifs. Si aucune mesure n’est prise d’ici la fin de l’année, «le déficit public pourrait être supérieur de l’ordre de 0,4 point de PIB à celui prévu dans le Programme de stabilité conduisant à une prévision de déficit autour de 3,2 points de PIB», lance la Cour des comptes.

Pour ramener le déficit sous la barre des 3% et tenir ainsi les engagements européens de la France, le gouvernement devra à court terme passer par des annulations de crédit, et de «toutes les mesures d’accroissement de dépenses publiques non encore mises en œuvre» ainsi que par «des mesures d’économies portant sur toutes les administrations publiques», recommandent les Sages.

L’équation s’annonce encore plus compliquée pour 2018.  A cet horizon, le précédent gouvernement avait annoncé un déficit de 2,3%. La Cour des comptes ne donne aucun crédit à cette projection.

Sur le seul périmètre de l’État, «les facteurs de hausse de la masse salariale et des autres dépenses devraient en 2018 tirer les dépenses de l’État à la hausse pour un montant compris entre 6,8 et 9,1 milliards d’euros, soit 8 milliards d’euros dans une hypothèse moyenne, correspondant à près de 0,4 point du PIB», alarment les magistrats.

Réformer les grandes politiques publiques

Pour redresser les finances publiques, la Cour recommande donc de prendre le taureau par les cornes.

Maîtrise de la masse salariale des administrations, via par exemple le gel du point d’indice, une réduction des effectifs ou des avantages salariaux, et surtout des réformes des grandes politiques publiques – éducation nationale, de la politique du logement, de la santé, de la formation- afin de les rendre plus efficaces.

Le rapport n’a pas manqué de faire sortir de ses gonds le précédent exécutif. L’ancien secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, a réagi dès mercredi sur son blog: «Il ne faut pas oublier quelques données factuelles: le déficit public dépassait 150 milliards à la fin de la législature précédente, il était de moins de la moitié fin 2016, certifié par la Cour des Comptes».

«Tous les secteurs de la dépense publique y ont contribué, et si le déficit de l’État s’est en fait peu réduit, c’est que tous les allégements de cotisations sociales ont été compensés par l’État à la Sécurité Sociale».

Les Blogueurs associés

Publié dans Economie, Finance, Fiscalité | Commentaires fermés

 

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