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Macron et sa phrase qui agace !

Posté par Les Blogueurs Associés le 2 juillet 2017

Emmanuel Macron

« La France est un pays d’entrepreneurs », lançait Emmanuel Macron le 15 juin dernier au salon VivaTech à Paris. « I want France to be a start-up nation », renchérissait-il en parallèle sur Twitter. Cela ne fait pas de doute: le nouveau président de la République adore les start-uppers, qui le lui rendent bien.

C’était encore le cas jeudi dernier lors de l’inauguration de Station F, l’incubateur géant de Xavier Niel. Sauf que cette fois-ci, Emmanuel Macron est peut-être allé un peu trop loin dans les compliments.

S’adressant aux entrepreneurs présents, il leur a enjoint de se rappeler plus tard de ce lieu, la Halle Freyssinet, un ancien bâtiment ferroviaire, dont ils s’apprêtent à prendre possession comme un endroit d’échanges et de partage.

« Vous aurez appris dans une gare, et une gare c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien », a-t-il ainsi lancé à l’assemblée.

« Parce que c’est un lieu où on passe, parce que c’est un lieu qu’on partage, parce que la planète où nous sommes aujourd’hui, parce que cette ville, parce que notre pays, parce que notre continent ce sont des lieux où nous passons, et si nous oublions cela en voulant accumuler dans un coin, on oublie d’où on vient et où on va », a ensuite continué le président de la République.

Mais le mal était fait et l’antithèse entre les personnes « qui réussissent » et celles qui, par opposition, n’ayant rien entrepris ou réussi « ne sont rien », a rapidement fait grincer des dents sur les réseaux sociaux.

Une manne pour les opposants politiques

Ses opposants politiques n’ont d’ailleurs pas tardé à sauter sur l’occasion et critiquer ses propos. Pour Pascal Durand, député européen EELV, cela « illustre parfaitement la pensée macronienne ».

Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, dénonce lui un « mépris de classe », quand Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice socialiste de Paris et ancienne ministre, critique des « indignes propos » d’un « président de la République où tous sont citoyens égaux ».

La petite phrase a aussi remué à droite, comme Thierry Mariani (LR), qui dénonce lui aussi du « mépris », et même à l’extrême-droite avec le vice-président du Front national Florian Philippot qui juge des « propos plus que honteux ».

Le président de Debout la France et ex-candidat à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan a même estimé sur France 3 qu’Emmanuel Macron « devrait s’excuser ».

Cette sortie du président n’est pas sans rappeler les propos polémiques d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, aux abattoirs Gad dans le Finistère. Il avait alors déclaré qu’il y avait dans l’usine « une majorité de femmes, (…) pour beaucoup illettrées », avant de platement s’excuser quelques jours plus tard.

Toujours ministre de l’Economie, en mai 2016, c’est à Lunel, dans l’Hérault, qu’il avait perdu patience face à deux grévistes et avait fini par leur dire: « Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ».

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Publié dans Politique | Commentaires fermés

Le hard Brexit cherche une voie de sortie

Posté par Les Blogueurs Associés le 2 juillet 2017

Theresa May

Parce qu’elle voulait une majorité «forte et stable», Theresa May a cru bon d’organiser des législatives anticipées. Elle s’en mord les doigts. Le 8 juin, les électeurs lui ont retiré sa majorité. Résultat: la Première ministre britannique se retrouve sur un siège éjectable.

Un an après le référendum, le séisme du Brexit n’en finit pas de provoquer des répliques. Le fiasco électoral de Theresa May pourrait cependant fournir au Royaume-Uni et à l’Union européenne l’occasion de parvenir à un meilleur accord que celui envisagé il y a encore peu. Il s’agit de définir ce qui pourrait remplacer le Brexit dur voulu par Theresa May et refusé par les électeurs.

Certains conservateurs modérés commencent à évoquer une sortie qui préserverait l’ouverture du Royaume-Uni au commerce et à l’immigration. Le Democratic Unionist Party nord-irlandais, avec lequel la Première ministre a trouvé un accord pour gouverner, demandera sans doute que la frontière avec la République d’Irlande reste ouverte.

Ce qui impliquerait de rester dans l’union douanière européenne. Le monde des affaires réclame, lui aussi, un Brexit moins brutal. Les négociations avec l’Union européenne seront de toute façon gênées par la précarité du gouvernement britannique. Elles devraient durer jusqu’à la fin de 2018. D’ici là, Theresa May aura peut-être dépassé sa date de péremption.

La Grande-Bretagne doit donc dégager un accord transpartisan sur les principes fondamentaux du Brexit et trouver le moyen de maintenir cet accord, quelle que soit la majorité au pouvoir.

Une issue raisonnable ?

Plusieurs responsables conservateurs, ainsi que les libéraux démocrates, ont proposé la mise en place d’une commission chargée d’élaborer un mandat de négociation. Le principal obstacle est le Labour, qui n’entend pas faciliter la tâche des Torys. L’Union européenne, de son côté, peut favoriser une issue raisonnable.

Pour ne pas donner des idées aux eurosceptiques d’autres pays, Bruxelles ne veut pas que Londres obtienne un meilleur statut que lorsqu’il était membre. Mais les Européens doivent tout faire pour éviter une sortie sans accord, qui reste un risque réel. Ce serait catastrophique pour le Royaume-Uni, et très mauvais pour tous les autres.

Parvenir à un bon accord prendra du temps. Les deux parties devraient donc convenir d’une longue période de transition durant laquelle la Grande-Bretagne continuera de bénéficier des conditions actuelles en attendant la conclusion d’un accord commercial.

Il faudra aussi faire preuve de souplesse. Le point le plus susceptible d’empêcher une issue mutuellement bénéfique est celui de la libre circulation. Proposer à Londres un régime similaire à celui dont bénéficient la Norvège et la Suisse ouvrirait la voie à un accord sur le marché unique qui serait meilleur pour les uns comme pour les autres.

Reste que la position de la Grande-Bretagne est extrêmement faible. Les négociations risquent de capoter avant même d’avoir commencé. Mais le chaos qui règne à Westminster offre une occasion rare de changer le cours du Brexit. Les deux parties devraient la saisir.

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Publié dans Europe, Royaume-Uni | Commentaires fermés

En Suède, l’afflux de migrants met l’Etat providence sous pression

Posté par Les Blogueurs Associés le 2 juillet 2017

La Suède

Moins de prestations pour les immigrants, plus de travailleurs non qualifiés…Le modèle social suédois, réputé pour sa générosité, est remis en cause. Pendant longtemps, la Suède a été admirée pour sa prospérité et sa cohésion sociale.

Son modèle conjugue impôts élevés, allocations sociales généreuses, négociation collective, critères éducatifs de qualité et une économie qui, pour l’essentiel, relève de l’économie de marché. En Suède, les plus bas salaires sont beaucoup plus élevés qu’ailleurs en Europe.

Pourtant, certains aspects de l’Etat providence sont jugés insoutenables comme le vieillissement de la main d’oeuvre et l’augmentation du nombre de congés maladie. Mais c’est surtout l’afflux, depuis 2015, de plusieurs centaines de milliers de réfugiés venus de Syrie, d’Afghanistan et d’ailleurs qui pèse fortement sur le système.

Pour faire face, la Suède doit réformer son système d’allocations sociales, construire plus de logements et accroître le nombre de médecins et d’enseignants en dehors des grandes villes. Sans cela, le pays aura du mal à absorber ces immigrants culturellement différents et l’hostilité à leur égard pourrait se généraliser.

Rigidité du marché du travail

Le gouvernement social-démocrate a procédé à certains ajustements. Jusqu’ici, les demandeurs d’asile déboutés bénéficiaient d’une allocation mensuelle (120 euros) et d’un logement. Ce n’est plus le cas depuis l’an dernier. Le congé parental pour les immigrants a aussi été revu à la baisse.

Jusqu’à la fin mai 2017, ceux-ci bénéficiaient de 480 jours de congés payés par enfant de moins de huit ans. Aujourd’hui, ils n’y ont droit que si l’enfant a moins d’un an. Mais ces aménagements ne résolvent en rien le problème de la rigidité du marché du travail qui exclut les travailleurs non qualifiés.

Par conséquent, seule la moitié des immigrants ont un emploi. Or s’ils ne travaillent pas, ils ne paient pas d’impôts. Ce qui sape l’Etat providence de manière directe (puisqu’ils ne le financent pas). Pour les intégrer, la Suède se voit donc dans l’obligation de rétablir des emplois non qualifiés qu’elle s’était efforcée d’éliminer depuis des années.

Appel aux valeurs suédoises

En mai 2017, plusieurs syndicats ouvriers se sont dits prêts à accepter une baisse temporaire des salaires pour les emplois non qualifiés à condition que les travailleurs bénéficient de l’équivalent d’une éducation secondaire. Pour l’instant, la proposition n’a pas eu d’écho officiel.

Mais des initiatives locales voient le jour. La petite ville de Landskrona, dans le sud du pays, a ouvert une blanchisserie pour employer des travailleurs non qualifiés. Jusqu’alors, le linge sale était envoyé à Copenhague. Sur l’immigration, les Suédois sont réputés plus ouverts que d’autres Européens.

Mais une étude de l’université de Göteborg montre que le sujet est devenu plus polémique. Les recherches du think tank britannique Demos indiquent une hausse du nombre de fois où sont évoquées les « valeurs suédoises » dans les journaux et les blogs du royaume.

Celles-ci l’ont été 1 600 fois l’an dernier contre 286 fois seulement en 2012. D’après un sondage récent, 24% des électeurs approuvent le Parti populiste anti-immigrés démocrate de Suède, soit quasiment deux fois plus qu’en 2014.

Le regard fixé sur les élections de l’an prochain, les partis libéraux et du centre droit proposent de plafonner les allocations sociales et de les accompagner de programmes promouvant l’intégration. Cela suffira-t-il ? Faute de changements profonds, le système de l’Etat providence pourrait capoter, et avec lui, la généreuse culture suédoise.

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Publié dans Europe, Immigration | Commentaires fermés

Mélenchon: avec le Congrès, Macron franchit le seuil de «l’hyper-présidentialisation»

Posté par Les Blogueurs Associés le 2 juillet 2017

Jean Luc Mélenchon

Mélenchon et les élus de la France insoumise sont dans une opposition frontale au chef de l’Etat, accusé « d’hyper-présidentialisation ». « Macron opère un coup de force institutionnel » qu’ils refusent de cautionner.

Les députés du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale n’iront donc pas au Congrès convoqué par Emmanuel Macron à Versailles lundi, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre, a annoncé jeudi leur président, Jean-Luc Mélenchon.

Interrogé dans le Journal du Dimanche sur les raisons de ce boycott, le député de Marseille s’explique. « Il vient, dicte sa ligne et s’en va. Il franchit un seuil ». « Le choix du Président est-il républicain ? Il opère un coup de force institutionnel en s’exprimant sans débat et sans vote, la veille du discours de politique générale du Premier ministre et du vote de l’Assemblée ».

« Il vient, dicte sa ligne et s’en va. Il franchit un seuil. Celui de l’hyper-présidentialisation sur le mode pharaonique de sa parade devant la pyramide du Louvre le soir de sa victoire. Là-dessus, les députés sont convoqués, sans limite de temps, en session extraordinaire tout l’été et nous avons quatre jours pour déposer des amendements sur les ordonnances qui renversent tout l’ordre public social ».

« Notre seul moyen de protestation est de briser la chaîne du consentement. Nous ferons un rassemblement demain soir (lundi, Ndlr) à 18 h 30 place de la République. Nos députés insoumis y diront quelques mots », explique-t-il dans le JDD.

« Un coup d’État social s’annonce avec la loi travail par ordonnances ». Avant de justifier cette volonté de manifester, déjà : « certains voudront dénaturer le sens de notre cri d’alerte. Mais c’est un acte très politique. Un coup d’État social s’annonce avec la loi travail par ordonnances et un coup de force institutionnel avec ce Congrès ».

« La pratique pharaonique d’Emmanuel Macron crée une situation asphyxiante pour tout le monde, y compris ses propres partisans et surtout son Premier ministre. »Et de conclure : « L’opposition sera globale et frontale. Mais surtout nous serons une opposition qui argumente et propose afin de convaincre. Le pays nous écoutera ».

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