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Les chantiers du G20 sur les flux financiers illégaux ou douteux

Posté par Les Blogueurs Associés le 4 juillet 2017

Les chantiers du G20

Une des attributions du G20, qui tiendra sommet vendredi et samedi à Hambourg, est de lutter contre les flux financiers illégaux ou douteux. Liste noire des paradis fiscaux, obstacles à l’optimisation fiscale des multinationales, transparence des trusts, combat contre le financement du terrorisme.

Voici un point sur les chantiers en cours du G20 sur ce dossier.

La liste noire des paradis fiscaux

A Hambourg, l’OCDE remet sa copie au G20 qui lui avait demandé une liste noire des pays non coopératifs dans la lutte contre l’évasion fiscale lors de son précédent sommet en Chine. Les dirigeants des principales économies mondiales n’y découvriront qu’un seul nom, celui de Trinidad-et-Tobago, un petit pays caribéen.

Plusieurs ONG crient déjà au scandale. « Cette liste vide est ridicule », a affirmé à l’AFP Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam en France. « Qui peut croire qu’il n’y a pas de paradis fiscaux dans le monde quand un scandale éclate presque toutes les semaines », s’est-elle indignée.

Pour le directeur du Centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE, Pascal Saint-Amans, il ne s’agit que d’un premier pas. « C’est le problème des listes qui fonctionnent », a-t-il expliqué à l’AFP. Menacés d’être mis à l’index par la communauté internationale, les pays concernés ont tout fait pour éviter de se retrouver sur la liste.

« Ca confirme que la méthode de la pression était la bonne, l’objectif était d’agiter la menace », a abondé une autre source proche des négociations en cours au G20, sous couvert d’anonymat.

A Bruxelles, le travail de l’OCDE est certes jugé « utile », mais la Commission européenne souhaite aller plus loin en élaborant elle-même sa propre liste des paradis fiscaux. « Elle sera prête cet automne et elle sera, je l’espère, assortie de sanctions », a assuré le commissaire Pierre Moscovici à l’AFP. 

Echange automatique d’informations fiscales

« La vraie prochaine étape c’est l’échange automatique de renseignements qui s’appliquera dès 2018″, affirme M. Saint-Amans.

« Nous saurons dès la fin de cette année si les Etats sont en mesure appliquer leurs engagements », a-t-il ajouté, en réponse aux ONG qui dénoncent les critères insuffisants pour l’établissement de la liste.

Concrètement, l’objectif est que les pays échangent de manière automatique les données fiscales de leurs contribuables, et non plus à la demande expresse d’un autre pays.

Menacés de nouveau d’apparaître sur la liste noire, les Etats devront s’y plier pour éviter de figurer aux côtés de Trinidad-et-Tobago l’année prochaine.

L’optimisation fiscale

Les membres du G20 ont signé fin 2015 un accord contre l’érosion des bases fiscales et les transferts de bénéfices (BEPS en anglais). En d’autres termes, afin d’empêcher les multinationales de transférer leurs bénéfices d’un pays à un autre pour contourner l’impôt grâce à des stratégies comptables sophistiquées.

L’OCDE va vérifier que les pays appliquent bien quatre standards inclus dans BEPS: la fin des pratiques fiscales dommageables, le reporting pays par pays, l’amélioration des procédures amiables et le chalandage fiscal (« treaty shopping »). « Nous pourrons informer le G20 pour éventuellement dénoncer ceux qui ne l’appliquent pas », assure M. Saint-Amans.

Le G20 a pris ce dossier en main après le scandale « LuxLeaks », qui avait éclaté fin 2014 et mis en lumière un système d’évasion fiscale à grande échelle et particulièrement le rôle joué par le Luxembourg.

Les trusts

Pour l’élaboration de ses prochaines listes, l’OCDE va également se pencher sur les trusts qui permettent de dissimuler les noms de leurs propriétaires. Le scandale des Panama Papers avait révélé l’an dernier que ces structures financières anonymes permettaient à des individus ou des sociétés de passer entre les mailles des filets.

« Le standard s’est un peu durci sur les bénéficiaires effectifs. Pour que les pays restent au niveau, il va falloir qu’ils progressent », a indiqué M. Saint-Amans. L’OCDE présentera un rapport sur ce sujet lors du sommet du G20 de 2018.

Le financement du terrorisme

Le G20 s’est également fixé l’objectif de lutter contre le financement du terrorisme.

« Ce sera un des sujets importants » à Hambourg, a indiqué une source proche du dossier. A l’automne, la France avait notamment appelé la communauté internationale à s’attaquer au trafic d’oeuvres d’art stockées en toute opacité dans des zones spéciales baptisées « ports francs ».

Les Blogueurs associés

Publié dans Europe, Finance, Fiscalité, Industrie | Commentaires fermés

Le commerce en ligne profite à la création d’emplois

Posté par Les Blogueurs Associés le 4 juillet 2017

Le commerce en ligne

Entre la logistique, le marketing et bien sûr l’informatique, l’économie numérique, portée par le e-commerce, a eu des effets positifs sur l’emploi. La croissance du commerce en ligne reste décidément bien insolente : son chiffre d’affaires a encore progressé de 15 % au dernier trimestre 2016 selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad).

Un dynamisme qui ne s’essouffle pas : pas moins de 21 000 sites marchands avaient déjà été créés sur l’année 2015 ! « Cette croissance se répercute forcément sur l’emploi, témoigne Eliane Barbosa, directrice des ressources humaines de Voyages-sncf.com, le distributeur de billets en ligne de la SNCF. »

« Notre objectif est de devenir leadeur en Europe d’ici 2020. Pour y parvenir, nous devons encore et toujours offrir une meilleure expérience client. Et pour cela, nous avons besoin de monde. » Concrètement, la société de 1 200 salariés recrutera 150 nouveaux collaborateurs cette année.

« 85 % de nos besoins concernent des techniciens, des développeurs et des spécialistes de la data. Mais nous créons aussi des postes plus traditionnels dans les carrières commerciales, le marketing ou le contrôle de gestion. » Preuve que l’e-commerce ne recrute pas que des profils digitaux.

Compétences multiples

Fort d’une progression de 31 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2017, le site de vente en ligne Showroomprivé.com entend lui aussi enrichir son équipe de 1 000 personnes, avec 150 collaborateurs supplémentaires dès cette année.

« Nos besoins s’étendent des préparateurs de commande et agents logistiques, sans qualification particulière, à des ingénieurs de niveau bac + 5, précise Floriane Lamouroux, la directrice des ressources humaines du site. Il faut également faire vivre le produit et le rendre beau, d’où des besoins en créatifs, en stylistes ou en photographes. »

Le groupe, qui accueille volontiers des candidats issus de la distribution classique, observe un rapprochement des deux milieux sur le terrain. « Il est intéressant justement de confronter notre ADN de pure player (NDLR : entreprise dont l’activité est exclusivement menée sur Internet) à des profils ayant évolué dans la distribution traditionnelle.

C’est payant de croiser les regards. Et de toute façon, nous proposons à nos recrues des formations à nos outils spécifiques. » Autre illustration de ce rapprochement, coté produit cette fois : à l’occasion de ses 10 ans d’existence, Showroomprivé a lancé l’an dernier sa propre collection de prêt-à-porter…tel un Zara ou un H & M !

La dynamique du secteur porte également la création de start-up qui alimentent cet écosystème. Lancée en 2015, Stuart propose ainsi un service de livraison innovant aux acteurs de l’e-commerce et embauche à son tour.

« Nous mettons une flotte de livreurs indépendants à destination de vendeurs et notamment d’acteurs de l’e-commerce pour leurs retours colis par exemple », explique Nicolas Breuil, le responsable marketing de l’entreprise. Avec 85 collaborateurs déjà, répartis dans cinq villes, Stuart recrute elle aussi.

« Au-delà des livreurs, nous avons besoin de profils très qualifiés en logistique, de développeurs pour optimiser notre plate-forme Web et mobile ou encore de data scientists pour identifier les meilleurs coursiers en temps réel. » Et ce n’est qu’un début.

Des manageurs pour améliorer la performance

Croissance et concurrence obligent, les acteurs du e-commerce cherchent à réduire leurs coûts, d’où l’augmentation des postes proposés en « lean management » (management plus « maigre », sans pertes et avec le meilleur rendement possible).

« Ces profils doivent travailler à la mise en place ou à l’amélioration des processus logistiques, dans des contextes de croissance forte pour certains et de recherche d’optimisation pour d’autres », explique Sébastien Perdereau, spécialiste des secteurs transports, logistique et achats chez Michael Page.

L’an dernier, le cabinet de conseil en recrutement a observé une croissance de presque 10 % des demandes sur ces postes chez ses clients, dans le secteur de la distribution en général et du e-commerce en particulier.

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Publié dans Economie, Emploi, Finance, Industrie, Numérique, Travail | Commentaires fermés

Il faut sanctuariser les événements culturels !

Posté par Les Blogueurs Associés le 4 juillet 2017

La Culture

Face aux attaques terroristes, les budgets de sécurité augmentent et constituent une charge trop lourde pour les équipes organisatrices. Il revient à l’Etat de prendre ses responsabilités.

Les événements culturels européens de tous types figurent parmi les cibles privilégiées des attaques terroristes, transformant des scènes uniques de création et de vie en terrains soudain de détresse. Cette situation amène les responsables politiques de tous bords à prendre des décisions parfois radicales, donnant lieu à de nombreuses annulations de festivals, spectacles et autres fêtes populaires.

Dans ce contexte, une insupportable épée de Damoclès pèse, plus que jamais, sur les milliers d’entrepreneurs culturels qui ont pour seul but d’apporter de la joie et du bonheur au public clamant encore plus haut un besoin de rassemblement et une insatiable envie de liberté.

Organiser un événement culturel est une tâche complexe – compte tenu des législations strictes qui encadrent cette profession réglementée en France. Le contexte actuel rend cette mission encore plus difficile dure et fragile à réaliser. En effet, les dépenses de sécurité et de sûreté – qui constituaient déjà une part importante des budgets d’organisation – augmentent actuellement de 30 % à 40 %.

Et, malgré ces dépenses supplémentaires colossales, la tenue des événements est loin d’être certifiée, faisant planer un doute tel qu’il alourdit la mise en œuvre, tant du côté des équipes que des artistes qui ne pourraient alors peut-être jamais rencontrer leurs publics, réduisant à néant, du jour au lendemain, plusieurs mois voire années de travail.

Equilibre budgétaire complexe

Il est inconcevable d’imaginer que des hommes et des femmes puissent travailler pendant des mois sans aucune garantie de pouvoir présenter le fruit de leur création. Avec la mise en place de l’état d’urgence et du dispositif «Vigipirate attentat», les représentants de l’Etat rivalisent d’ingéniosité pour imposer des mesures de sécurité supplémentaires aux organisateurs d’événements culturels, rendant de plus en plus complexe l’équilibre budgétaire et donc la survie de nombreuses entreprises et emplois.

S’il est indéniable que l’organisateur est responsable de la sécurité de son public, il ne peut lui être demandé de penser des stratégies de guerre tel un général des armées, en vue d’anticiper tout acte terroriste.

Une limite explicite doit être définie entre la responsabilité de l’organisateur et celle de l’Etat ainsi que les moyens mis en œuvre par ce dernier, pour offrir une sécurité maximale aux publics, aux artistes et à l’équipe organisatrice.

Depuis 2002, les représentants de l’Etat sont tenus de facturer aux organisateurs d’événements culturels l’intervention des forces de l’ordre, des pompiers (SDIS) et autres dispositifs de maintien de l’ordre et de la sûreté, transformant ainsi un devoir d’Etat en une prestation de services et ajoutant ainsi immédiatement des coûts additionnels conséquents, sans aide financière supplémentaire.

Réenchanter la France

Aujourd’hui plus que jamais, il est du devoir de l’Etat de prendre ses responsabilités et de sanctuariser les événements culturels, afin de maintenir une sécurité absolue dans ces territoires de liberté et d’épanouissement tant de l’art, du lien social et de l’expression, derniers remparts contre l’enfermement, le communautarisme et les extrêmes.

Les annulations d’événements en série ne constituent pas un message positif pour l’écosystème culturel et créent des réactions en chaîne : baisse de la fréquentation, achats de plus en plus tardifs des billets – par peur d’annulations, fragilité du tourisme culturel, etc. Le public, de plus en plus inquiet, demande des gages de sécurité, et ce n’est pas le rôle de l’organisateur de le protéger contre une éventuelle attaque terroriste : c’est le rôle de l’Etat.

Madame la ministre de la Culture souhaite réenchanter la France, les entrepreneurs culturels acceptent avec enthousiasme de mener à bien cette mission, mais les actes et les décisions doivent être à la hauteur des volontés politiques. Sinon, c’est l’ensemble des artisans de la culture qui seront menacés de disparition.

Les Blogueurs associés

Publié dans Culture, Economie, Finance | Commentaires fermés

 

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