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Les riches s’enrichissent toujours plus vite que les classes moyennes

Posté par Les Blogueurs Associés le 6 juillet 2017

Les riches

Les inégalités de revenus sont au coeur des polémiques alors que les inégalités de patrimoine, plus cachées, sont en fait les plus frappantes. Et elles s’accroissent: ainsi, si le patrimoine des classes moyennes a doublé en vingt ans, celui des très riches -les 500 fortunes du classement de Challenges- a lui été multiplié par sept !

Quand on parle d’inégalités -et en France, c’est un sujet toujours polémique au point que le philosophe Alexis de Tocqueville se plaignait de cette «passion française pour l’égalité»-, l’attention se focalise généralement sur les disparités de revenus (qui gagne combien?).

Pour l’opinion publique, ce sont les inéquités les plus évidemment perceptibles, tant c’est bien le revenu que l’on perçoit chaque mois qui détermine notre train de vie au quotidien (le quartier, la taille, le confort du logement, le modèle de la voiture, la possibilité de sortir au restaurant ou de partir en vacances…).

Pourtant, notamment grâce à l’action redistributive de l’Etat (prélèvement d’impôts d’un côté, versement de prestations sociales de l’autre) les écarts restent plutôt stables dans l’Hexagone et, derrière les controverses sur les émoluments mirobolants de certains patrons du CAC 40, de stars du cinéma, de la chanson ou du sport, il sont encore assez contenus.

Ainsi, en France, les 10% les plus riches gagnent en net (après donc impôts et transferts) 6 fois mieux leur vie en moyenne que les 10% les plus pauvres. Et les 1% les plus riches captent un peu plus de 10% du total des revenus versés.

Inégalités de patrimoine: moins vues, plus fortes

Mais pour se former une idée plus pertinente de l’ampleur des disproportions de richesses, il faut aussi examiner les inégalités de patrimoine (qui possède combien?). Ces écarts sont moins scrutés par le grand public car souvent moins voyants.

Certains paysans vivent ainsi chichement alors qu’ils possèdent des terres qui, une fois vendues, leur permettraient de rouler carrosse; et deux familles peuvent afficher le même train de vie alors que l’une a hérité d’un magot (immeubles, bijoux ou œuvres d’art) et que l’autre n’a pas un sou d’avance.

Pourtant, si les données sur le patrimoine sont moins nombreuses et précises statistiquement que celles sur les revenus, mieux répertoriées par le fisc, une chose est sûre: les inégalités sont là bien plus criantes. Ainsi, en France, les 9% les mieux dotés (hors le top 1%, qui détient un tel patrimoine qu’il déformerait la moyenne) possèdent un capital 240 fois supérieur à celui des 10% les moins fortunés !

Et les 1% du sommet de la pyramide accaparent à eux seuls 23% du patrimoine total.

Certes, le patrimoine médian des Français (tel que la moitié de la population possède moins et l’autre moitié possède plus, mesure plus exacte du niveau de richesse des classes moyennes que le patrimoine moyen vue l’énorme disproportion des fortunes tout en haut de l’échelle qui biaise le calcul), qui s’établit autour de 160.000 euros, a plus que doublé en vingt ans, principalement grâce à la très bonne tenue des prix de l’immobilier. Une progression bien plus vigoureuse que celle du revenu médian, qui n’a augmenté que d’un maigre 18% depuis 1996, à 20.200 euros nets par an aujourd’hui (après impôts et transferts).

Croissance déséquilibrée en faveur des ultra-riches

Mais le coup de projecteur donné par le classement de Challenges sur les 500 premières fortunes professionnelles françaises montre que la mécanique d’enrichissement patrimoniale s’est montrée en fait très inégalitaire, avec une dynamique exponentielle au profit des ultra-riches.

Ainsi la valeur de la fortune des 500 de Challenges, qui sont les 0,001% les mieux dotés, a, elle, été multipliée par 7 depuis 1996 et celle du Top 10, à la pointe des 0,0001% tout en haut de la pyramide par 12 !

Parmi les records d’enrichissement, Bernard Arnault (actionnaire principal de LVMH), première fortune tricolore, multipliée par 17 en vingt ans, celle de la famille Hermès multipliée par 15, x 21 pour les héritiers de l’avionneur Dassault et x 24 pour l’homme d’affaires Vincent Bolloré !

Ces distorsions fortes de possession de capital en faveur des plus riches sont d’autant plus frappantes qu’elles sont vouées à s’accumuler, en se transmettant au travers des générations via l’héritage. Notre classement ne le dément pas: dans le Top 10, les fortunes dynastiques dominent, avec Xavier Niel et Patrick Drahi pour seules nouvelles têtes en vingt ans.

Les Blogueurs associés

Publié dans Economie, Finance, Industrie | Commentaires fermés

Des pharmaciens livrent avec la Poste des médicaments prescrits

Posté par Les Blogueurs Associés le 6 juillet 2017

Les pharmaciens

Le réseau d’officines Pharmabest se lance avec la Poste dans le portage à domicile de médicaments prescrits. Ce service payant pour le patient sera étendu dans les 60 pharmacies du réseau en France. La Poste a déjà testé ce portage à Bordeaux et prévoit d’autres partenariats.

Alors que la vente sur Internet de médicaments soumis à prescription obligatoire reste interdite, des pharmaciens s’allient à la Poste pour leur portage à domicile. Ils utilisent une plateforme pour la mise en relation sans acte d’achat en ligne. Cette initiative qui n’est pas la première du genre pour l’entreprise publique concerne Pharmabest un groupement de 60 officines en France.

Le service débute à Marseille en ce début juillet où il est assuré par une pharmacie membre du groupement.

Il vise 50 à 100 livraisons par jour d’ici à la fin de l’été. Puis d’autres pharmacies membres du réseau se lanceront à Avignon, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Nice, Pau, Saint-Étienne, Tours…L’ensemble des 60 pharmacies le proposeront d’ici à la fin de 2017.

La plateforme internet intervient pour fluidifier les relations entre le patient, le pharmacien et le facteur concerné. Avant de partir en tournée, le facteur sera informé via son smartphone qu’il a une collecte d’ordonnance ou une livraison de médicaments à effectuer sur sa tournée.

Préalablement, le patient devra lui-même être passé par Internet, soit depuis le site web de la pharmacie, soit via l’appli mobile, ce qui exigera une maîtrise minimale de la technologie. Il scannera ou photographiera son ordonnance et l’enverra via la plateforme à la pharmacie.

Le pharmacien vérifiera l’ordonnance, préparera les médicaments et les mettra dans un emballage opaque et scellé que devra récupérer le facteur ayant reçu une notification qui ajoute cette livraison à sa tournée. À Marseille, Pharmabest s’engage à ce que les commandes effectuées avant midi soient livrées dans l’après-midi et que celles effectuées l’après-midi jusqu’à 19h30, soient livrées le lendemain matin.

En revanche, la livraison est payante pour le patient qui doit s’acquitter d’un forfait de 7,90 euros, ce qui paraîtra onéreux à certains patients en dépit du service rendu. Pour la Poste, le portage à domicile de médicaments n’est pas une véritable nouveauté.

Il fait partie de sa stratégie d’extension de son activité vers les services de proximité comme « Veiller sur mes parents », consistant en la visite régulière de familiers isolés à domicile par ses facteurs. Depuis l’automne 2016, à Bordeaux, l’entreprise publique, en partenariat avec MeSoigner.fr et le groupe médical Medissimo, propose déjà aux patients la livraison par ses facteurs à domicile de leurs médicaments prescrits sur ordonnance.

D’autres initiatives du même genre sont à l’étude à Nantes (avec le groupement de pharmaciens Giphar) et dans le Limousin et le Poitou (avec la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail-Carsat).

Les Blogueurs associés

Publié dans Numérique, Santé | Commentaires fermés

Taxe d’habitation, ISF, CICE: les réformes fiscales retardées

Posté par Les Blogueurs Associés le 6 juillet 2017

Edouard Philippe

Alors qu’elle était annoncée pour 2018 par l’entourage d’Emmanuel Macron, la réforme de la taxe d’habitation pourrait mettre plus de temps que prévu à pointer le bout de son nez.

La réforme de la taxe d’habitation, qui doit permettre à 80 % des Français de ne plus la payer, aura certes bien lieu. Mais le calendrier de mise en oeuvre risque d’être modifié par le gouvernement. Jusqu’ici, l’entourage d’Emmanuel Macron martelait que la mesure entrerait en vigueur dès 2018.

Et que chaque année jusqu’en 2020, les Français concernés paieraient un peu moins de taxe d’habitation jusqu’à recevoir une facture de 0 €. Mais mardi, le Premier ministre est resté bien plus flou sur ce déroulé pourtant très précis jusqu’ici. La mesure phare de la campagne de Macron pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages doit être mise en place «d’ici la fin du quinquennat», a simplement glissé Edouard Philippe.

La raison d’un tel changement ? A coup sûr la nécessité pour l’exécutif de faire rapidement des économies. Car le rapport de la Cour des comptes, dévoilé jeudi dernier, a pointé du doigt l’état des finances publiques. L’objectif prioritaire du gouvernement, c’est de trouver les quelque 5 Mds€ nécessaires pour arriver à 3 % de déficit public à la fin de l’année.

Pour y parvenir, le chef du gouvernement a donc annoncé la mise en place de la réforme de la taxe d’habitation sur cinq ans au lieu de trois. Surtout que la mesure coûtera cher : 10 Mds€ par an quand elle sera pleinement appliquée.

La réforme de l’ISF doit coûter 2 Mds€ à l’Etat

Ce n’est pas tout : la transformation du CICE en allégement de charges — pointée du doigt par la Commission européenne à cause de son coût colossal lors de l’année de transition — est reporté de 2018 à 2019. Même calendrier décalé pour la réforme de l’ISF qui doit coûter à l’Etat 2 Mds€.

La baisse des cotisations pour les salariés, compensée par une hausse de la CSG, est, elle, maintenue et entrera en vigueur le 1er janvier 2018. Quid du financement des mesures à venir ? Le gouvernement, qui refuse d’augmenter la dépense publique, effectuera des coupes budgétaires.

Pour le détail de la douloureuse, il faudra attendre jeudi les états généraux des Comptes publics, pilotés par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin. Mardi, le Premier ministre est resté assez vague. Mais la feuille de route comporte tout de même trois «leviers d’action». Philippe a promis de «stopper l’inflation de la masse salariale du secteur public», qui représente le quart des dépenses publiques.

Certaines politiques publiques «inefficaces», notamment en matière de logement, pourront aussi être repensées. «Aucun ministère, aucun opérateur, aucune niche fiscale ne sera sanctuarisé, a-t-il aussi dit. Partout, nous chasserons la dépense inefficace et le saupoudrage de crédits.»

Avec un mot d’ordre : «Mettre le paquet sur la numérisation», source juteuse d’économies. Philippe a ainsi annoncé la création d’un compte citoyen regroupant sur un site Internet toutes les informations administratives.

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Publié dans Fiscalité | Commentaires fermés

La France est-elle vraiment «à la merci des marchés financiers» ?

Posté par Les Blogueurs Associés le 6 juillet 2017

Gérald Darmanin

Le gouvernement a énormément sensibilisé l’opinion publique sur un risque de hausse des taux d’intérêt de la dette pour justifier son sérieux budgétaire. Si ce risque existe, il est davantage dû aux grandes banques centrales qu’à la politique économique de la France.

C’est un argument massue utilisé par le gouvernement pour justifier les efforts à venir: la France risquerait soudainement d’emprunter plus cher sur les marchés financiers si les investisseurs ne lui faisaient plus confiance.

Vendredi 30 juin, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin prévenait ainsi que « si les taux d’intérêt (de la dette NDLR) augmentent d’un point, cela représente deux milliards d’euros soit 233 médiathèques ou 200 écoles », fait-il valoir.

Mardi, le Premier ministre Edouard Philippe a lui aussi joué les Cassandre lors de son discours de politique générale. Il a assuré que la dette de la France, de 2147 milliards d’euros, « nous met à la merci des marchés financiers dont les fluctuations décident de plus en plus de notre avenir ».

« Si les taux d’intérêt augmentaient d’un point, et ils augmenteront un jour, c’est l’équivalent du budget de l’enseignement supérieur qui partirait en fumée », menaçait-il.

Des taux de plus en plus bas

Des propos alarmistes pour faire comprendre à l’opinion publique pourquoi il est important de rentrer dans les clous des 3% du PIB de déficit. Cette rhétorique n’est d’ailleurs pas si éloignée du fameux « je suis à la tête d’un État en faillite » de François Fillon.

Néanmoins, il semble peu probable que les taux d’intérêt de la France augmentent de 1 point. « Chaque année le Parlement nous demande de travailler sur des scénarios dont celui-ci. Mais il s’agit d’une simple hypothèse de travail. Personne ne pense sérieusement que les taux vont remonter d’un point », explique Patrick Jacq, stratégiste obligataire chez BNP Paribas.

À l’heure actuelle, la France emprunte à un taux extrêmement bas sur sa dette à 10 ans, à 0,829%. Pour donner un ordre d’idées, fin 2011, le ministre des Finances de l’époque, François Baroin, évoquait déjà « des records historiquement bas » alors que ce même taux à 10 ans était à 3,5%.

Une belle signature

La France a beau avoir vu sa note crédit dégradée à plusieurs reprises par les agences de notation, et manqué à répétition ses objectifs de déficit, elle n’est pas dans les viseurs des marchés. Une façon d’évaluer le sentiment qu’ont les investisseurs de la solidité de la dette d’un pays est de regarder l’écart avec l’Allemagne, pays jugé comme la référence en la matière.

« L’écart de taux à 10 ans entre la France et l’Allemagne est de 35 points de base (0,35% NDLR) ce qui est faible. Cela signifie que si la signature de l’Allemagne est considérée comme la meilleure, celle de la France est très bonne. Dans les taux français il n’y a donc pas le risque que la dette se détériore sensiblement », détaille Patrick Jacq.

Cela ne veut pas dire que les taux n’augmenteront pas. Au contraire, une hausse est attendue, mais pour tous les pays et pas seulement la France. Les taux d’emprunts sont très sensibles aux évolutions de politique monétaire. Or la Réserve fédérale américaine (Fed) devrait prochainement poursuivre son resserrement.

Et du côté de la Banque centrale européenne, des annonces sont également attendues en ce sens. Au final, Patrick Jacq table sur une hausse modeste des taux français à 10 ans d’ici à la fin de l’année à 1,10%, une augmentation « loin d’être insupportable ».

Une dette détenue par les étrangers

Faut-il pour autant donner tort à Edouard Philippe et Gérald Darmanin? Pas forcément. « La dette française est détenue en majorité par des investisseurs étrangers (à 57,7% à fin mars, NDLR) c’est en ce sens que le gouvernement dit que la sensibilité à la dette est importante.

On est en effet beaucoup plus sensible aux hausses de taux lorsque la dette n’est pas détenue par des acteurs domestiques, comme au Japon. Et il est important que les investisseurs étrangers aient une perception particulièrement bonne de nos finances publiques », développe Patrick Jacq.

Toutefois, il n’est pas sûr que la politique économique joue énormément. Jean-Christophe Marchado, stratégiste taux chez Natixis en doute. « Je ne pense pas que les investisseurs japonais, par exemple, regardent tant que cela la gestion des finances publiques. Surtout vu leurs réactions après l’élection présidentielle: ils sont revenus directement sur la dette française sans trop se poser de question ».

« Toutes choses égales par ailleurs, si la France n’atteignait pas son objectif (passer sous les 3% de déficit, NDLR) je ne suis pas sûr que les gens s’alarmeraient. Et on ne serait clairement pas au bord du cataclysme », relativise-t-il.

Les Blogueurs associés

Publié dans Economie, Finance | Commentaires fermés

 

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