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Bruno Le Maire relance le débat sur les dates et la durée des soldes

Posté par Les Blogueurs Associés le 28 juin 2017

Bruno Le Maire

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire a annoncé, ce mercredi matin, l’ouverture d’une concertation sur le dispositif des soldes. Un sujet sensible synonyme de clivage entre grandes enseignes et commerçants indépendants.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi qu’il allait ouvrir une «concertation avec tous les acteurs du commerce» afin de revoir et d’améliorer l’organisation des périodes de soldes. «Les soldes restent un moment important» mais l’organisation actuelle «n’est pas satisfaisante.

On peut améliorer les choses», a estimé le ministre, lors de l’inauguration dans les grands magasins parisiens des soldes d’été mercredi matin. «J’ouvrirai, après les soldes d’été, une concertation avec tous les acteurs du commerce pour rendre les soldes encore plus efficaces», a-t-il ajouté, répondant ainsi à la demande de acteurs, dont les Galeries Lafayette et la Chambre de commerce de Paris Ile de France (CCIP), qui réclament une révision du dispositif.

Pour le ministre, «les dates des soldes ne sont pas forcément les meilleures». Ainsi, «les soldes d’hiver sont trop tardifs, on pourrait les faire démarrer au tout début de janvier». «On pourrait également travailler à un raccourcissement de la période» et «à une meilleure articulation avec le commerce en ligne», a-t-il expliqué.

Pas de consensus possible entre grands magasins et commerçants indépendants

À l’opposé des déclarations de Bruno Le Maire, Bernard Morvan, président de la Fédération nationale de l’habillement (FNH), explique avoir une forte demande de ses adhérents de retarder les dates de soldes.

Selon lui, la différence de volonté entre les grands magasins et les commerçants indépendants tient au fait que les grandes enseignes souhaitent se rapprocher des soldes anglaises (à partir du 26 décembre), pour éviter que les consommateurs «n’aillent faire les soldes en Eurostar», alors que les indépendants feraient moins de marge si la date est avancée.

Cependant, lucide, le président de la fédération de l’habillement constate qu’il existe «tellement de cas particuliers qu’il n’a pas de consensus possible». «Il n’y a pas de dates ni de durées idéales pour tout le monde», explique-t-il. Dès lors, c’est celui qui se fera le plus entendre qui aura gain de cause.

Depuis la suppression des soldes flottants en 2015, la période officielle des soldes durent six semaines, une durée que beaucoup de professionnels estiment trop longue, constatant souvent un essoufflement dès la troisième semaine. Bernard Morvan estime qu’ «il faudrait quatre périodes de soldes à la place des deux actuelles, deux périodes en automne/hiver et deux autres au printemps/été».

«Aujourd’hui, le comportement d’achat a changé, on ne vend plus de manteaux le 15 août. Les consommateurs n’achètent plus en pré-saison». Pour répondre à leurs besoins et faire en fonction des approvisionnements en nouvelles collections, le président de la FNH souhaite des périodes plus courtes mais plus fréquentes.

Concurrencés par les promotions toute l’année, les soldes font de moins en moins recette. Cette année, selon un sondage Toluna pour LSA, auprès de 1.511 personnes, 73% des Français prévoient de participer aux soldes d’été cette année, en recul de 4,4 points.

Ce qui représente environ 2,2 millions d’acheteurs en moins.

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Publié dans Economie, Finance, Industrie | Commentaires fermés

Le gouvernement ne commentera pas les chiffres du chômage publiés ce soir

Posté par Les Blogueurs Associés le 26 juin 2017

Le gouvernement

C’est une publication qui sera observée avec attention. Pôle emploi va dévoiler ce lundi, à 18 heures le nombre de chômeurs inscrits à fin mai, les premières statistiques de l’ère Macron. Une étape importante qu’il convient toutefois de nuancer.

Les chiffres à venir tiennent de fait davantage au bilan de François Hollande que de la politique du Président élu le 14 mai dernier. En avril, le nombre de chômeurs avait reculé de 36.300 personnes (-1%) pour s’établir à 3,47 millions de personnes en métropole, selon le ministère du Travail.

En comptant l’Outre-mer, la France comptait 3,73 millions de personnes sans aucune activité inscrites à Pôle emploi fin avril. Cette baisse avait profité à toutes les classes d’âge, y compris les moins de 25 ans et les seniors. Mais cette éclaircie était en trompe l’oeil.

Car dans le même temps, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories B et C (c’est-à-dire exerçant une activité réduite) avait augmenté. En prenant les catégories A, B et C, la France comptait 5,54 millions de demandeurs d’emploi en métropole, fin avril. Et 5,84 millions avec l’Outre-mer.

Silence radio du côté du gouvernement

Sous le quinquennat de François Hollande, les statistiques de Pôle emploi étaient systématiquement commentées par le ministre du Travail. Mais avec Emmanuel Macron, la donne a changé. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, refuse en effet de les commenter.

Elle estime que cet indicateur «ne reflète pas bien l’évolution du marché du travail» car il «peut être affecté, chaque mois, par différents événements de nature administrative». Pour elle, sa volatilité «brouille plus qu’elle n’éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage».

La ministre n’avait pas non plus commenté, mardi dernier, les prévisions optimistes de l’Institut national de la statistique (Insee), des chiffres considérés comme une référence puisqu’ils reprennent les normes du Bureau international du travail (BIT).

Selon l’Insee, le taux de chômage va poursuivre la baisse entamée en 2015 pour s’établir à 9,4% fin 2017, contre 10% un an plus tôt. L’Insee prévoit notamment la création de 220 000 emplois sur le marché du travail en 2017 grâce à la croissance qui repart et devrait atteindre 1,6% cette année.

Objectif: 7% de chômage d’ici 2022

De son côté, Emmanuel Macron vise un taux de 7% de chômage à la fin de son quinquennat en 2022. Il compte notamment sur la réforme du Code du travail, en cours de négociation, qui doit être adoptée d’ici le 21 septembre.

Au menu de cette réforme, des mesures clivantes: plafonnement des indemnités prud’homales, modification des modalités de licenciement économique, inversion de la hiérarchie des normes ou encore fusion des instances représentatives du personnel.

Cette réforme intervient un an à peine après la promulgation de la très controversée loi travail, perçue par une majorité de syndicats comme insuffisamment protectrice pour les salariés. Mercredi, la loi d’habilitation à réformer par ordonnances le Code du travail sera examinée en Conseil des ministres.

Parallèlement, une concertation entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux va se poursuivre tout l’été. Suivra une autre réforme: celle de l’Assurance chômage.

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Publié dans Economie, Emploi, Finance, Industrie, Travail | Commentaires fermés

Muriel Pénicaud dévoile sa méthode pour réformer le code du travail

Posté par Les Blogueurs Associés le 25 juin 2017

Muriel Pénicaud

Dans un long entretien au Journal du dimanche, la ministre du Travail détaille sa feuille de route pour les prochaines semaines. Le gouvernement retiendra certaines propositions des syndicats pour réformer le code du travail présentées lors des réunions de concertation qui ont démarré début juin, assure la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans une interview au Journal du dimanche.

Le projet de loi d’habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances doit être examiné mercredi en Conseil des ministres. Les concertations menées par le ministère du Travail avec les syndicats et le patronat se poursuivront tout au long de l’été sur le contenu de ces ordonnances.

« Les huit organisations ont fait des propositions constructives », souligne la ministre dans les colonnes du JDD. « On s’est dit les choses de façon ouverte et franche ». « Nous ne serons pas forcément d’accord sur tous les sujets et avec tout le monde, mais les discussions se déroulent dans le respect mutuel », insiste-t-elle.

Parmi les propositions syndicales, il y a « des points qui ont été retenus et d’autres qui le seront dans les prochaines semaines de la concertation », assure-t-elle sans plus de précisions.

Parmi les principaux axes listés par le gouvernement figurent la primauté accordée à l’accord d’entreprise, une modification des modalités de licenciement économique ou l’extension du contrat de chantier, dispositif à mi-chemin entre le CDI et l’intérim.

Ce contrat, prévu pour prendre fin au moment où un chantier se termine, « fonctionne depuis des années dans le BTP », rappelle Mme Pénicaud. « Que les secteurs d’activités, dans des conditions à définir et régulées par les partenaires sociaux au niveau de la branche, puissent envisager ce type de contrat, ça a du sens », mais « il n’est pas question de le généraliser à toutes les entreprises », selon elle.

Interrogée pour savoir si elle craint un mouvement social d’ampleur, comme lors de la loi El Khomri, la ministre assure qu’elle n’a « pas de boule de cristal, chaque organisation prendra ses responsabilités » mais dit espérer qu’il y aura « des points d’accord ».

Par ailleurs, Mme Pénicaud s’explique pour la première fois sur l’enquête pour favoritisme concernant Business France, organisme de promotion de la France auprès des investisseurs étrangers dont elle fut directrice générale. Sa position au gouvernement avait semblé fragilisée par cette affaire au moment du remaniement.

« Envisager de démissionner n’aurait pas eu de sens puisque c’est moi qui ait alerté sur ce sujet d’erreur de procédure dans un marché public, et demandé un audit indépendant, ce que l’inspection générale des finances a confirmé par la suite », fait-elle valoir.

L’Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un favoritisme au profit du géant Havas dans l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016, ou M. Macron, ministre de l’Economie, avait rencontré des entrepreneurs français.

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Le numérique ne va pas que détruire des emplois, il va aussi en créer

Posté par Les Blogueurs Associés le 23 juin 2017

Le numérique

Les entreprises veulent mieux décrypter les transformations en cours, identifier les bonnes pratiques ainsi que les «compétences de demain», selon une étude du Medef. Extrêmement difficile à appréhender, source d’inquiétudes, la transition numérique est néanmoins perçue comme une véritable opportunité par plus de 80% des entreprises françaises.

Les PME et le TPE, en particulier, veulent mieux comprendre les transformations en cours sur leurs activités, identifier les bonnes pratiques et cerner les compétences adéquates pour relever cet important défi, explique le Medef dans une étude sur l’impact des transitions verte et numérique sur les entreprises, publiée jeudi.

«Aujourd’hui, on parle beaucoup des métiers du futur. Mais il faudrait surtout parler du futur des métiers», résume ainsi Christophe Catoir, président France de The Adecco Group et responsable de la «task force Apprentissage» du Medef.

La transition numérique, ce n’est pas seulement l’automatisation des chaînes de production ou encore la digitalisation des plateformes dans les services qui mènent à la destruction d’emplois.

C’est tout un nouvel écosystème qui pousse les entreprises à se transformer pour survivre. Mais aussi, parce qu’il offre de nouvelles opportunités de développement. Par exemple, qui englobent toutes les données récoltées sur internet et deviennent progressivement le nouvel or noir: «elles permettent de comprendre des marchés différents et de faire du sur-mesure, de remettre de la valeur dans les prestations», explique Christophe Catoir.

Cette transformation implique de penser autrement les besoins en compétences

Le constat est désormais connu: cette transition nécessite de revoir les besoins en compétences dans de nombreux secteurs. La transformation dans le secteur bancaire, au niveau des agences, en est une illustration. Avec le développement des services en ligne, les banques cherchent moins à embaucher des techniciens et davantage des personnes accueillantes et à l’écoute.

«Une grande banque a même décidé de recruter dans le monde de la restauration», confie Christophe Catoir.

Autre exemple, le secteur du recrutement. Avec la digitalisation des plateformes et l’essor des réseaux sociaux, «si j’organise seulement des rencontres pour les clients et que je joue donc le simple rôle d’intermédiaire, je n’ai plus vraiment de valeur ajoutée aujourd’hui, indique le président France de The Adecco Group. Mon travail consiste de plus en plus à fournir des qualifications professionnelles, à former. C’était inimaginable il y a encore cinq ans».

Un coût financier impossible à chiffrer

Ce sujet, le Medef en fait l’une de ses priorités:

Un plan d’action vient d’être lancé pour sensibiliser, accompagner et déployer des offres aux «compétences de demain» tant pour les dirigeants que leurs collaborateurs. Il reste que le coût de cette transition numérique reste aujourd’hui impossible à chiffrer.

«Nous appelons de nos vœux à un plan de formation massif», insiste Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion du Medef. Et la chef d’entreprise d’insister: «les entreprises aussi doivent faire des investissements».

Le message est en tout cas envoyé au gouvernement qui entend justement lancer à l’automne un grand plan d’investissement de 15 milliards d’euros sur cinq ans en vue de renforcer «efficacement» les dispositifs de formation professionnelle et les «compétences» des salariés et chômeurs.

Les Blogueurs associés

Publié dans Economie, Emploi, Finance, Numérique | Commentaires fermés

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