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Le gouvernement ne commentera pas les chiffres du chômage publiés ce soir

Posté par Les Blogueurs Associés le 26 juin 2017

Le gouvernement

C’est une publication qui sera observée avec attention. Pôle emploi va dévoiler ce lundi, à 18 heures le nombre de chômeurs inscrits à fin mai, les premières statistiques de l’ère Macron. Une étape importante qu’il convient toutefois de nuancer.

Les chiffres à venir tiennent de fait davantage au bilan de François Hollande que de la politique du Président élu le 14 mai dernier. En avril, le nombre de chômeurs avait reculé de 36.300 personnes (-1%) pour s’établir à 3,47 millions de personnes en métropole, selon le ministère du Travail.

En comptant l’Outre-mer, la France comptait 3,73 millions de personnes sans aucune activité inscrites à Pôle emploi fin avril. Cette baisse avait profité à toutes les classes d’âge, y compris les moins de 25 ans et les seniors. Mais cette éclaircie était en trompe l’oeil.

Car dans le même temps, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories B et C (c’est-à-dire exerçant une activité réduite) avait augmenté. En prenant les catégories A, B et C, la France comptait 5,54 millions de demandeurs d’emploi en métropole, fin avril. Et 5,84 millions avec l’Outre-mer.

Silence radio du côté du gouvernement

Sous le quinquennat de François Hollande, les statistiques de Pôle emploi étaient systématiquement commentées par le ministre du Travail. Mais avec Emmanuel Macron, la donne a changé. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, refuse en effet de les commenter.

Elle estime que cet indicateur «ne reflète pas bien l’évolution du marché du travail» car il «peut être affecté, chaque mois, par différents événements de nature administrative». Pour elle, sa volatilité «brouille plus qu’elle n’éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage».

La ministre n’avait pas non plus commenté, mardi dernier, les prévisions optimistes de l’Institut national de la statistique (Insee), des chiffres considérés comme une référence puisqu’ils reprennent les normes du Bureau international du travail (BIT).

Selon l’Insee, le taux de chômage va poursuivre la baisse entamée en 2015 pour s’établir à 9,4% fin 2017, contre 10% un an plus tôt. L’Insee prévoit notamment la création de 220 000 emplois sur le marché du travail en 2017 grâce à la croissance qui repart et devrait atteindre 1,6% cette année.

Objectif: 7% de chômage d’ici 2022

De son côté, Emmanuel Macron vise un taux de 7% de chômage à la fin de son quinquennat en 2022. Il compte notamment sur la réforme du Code du travail, en cours de négociation, qui doit être adoptée d’ici le 21 septembre.

Au menu de cette réforme, des mesures clivantes: plafonnement des indemnités prud’homales, modification des modalités de licenciement économique, inversion de la hiérarchie des normes ou encore fusion des instances représentatives du personnel.

Cette réforme intervient un an à peine après la promulgation de la très controversée loi travail, perçue par une majorité de syndicats comme insuffisamment protectrice pour les salariés. Mercredi, la loi d’habilitation à réformer par ordonnances le Code du travail sera examinée en Conseil des ministres.

Parallèlement, une concertation entre le ministère du Travail et les partenaires sociaux va se poursuivre tout l’été. Suivra une autre réforme: celle de l’Assurance chômage.

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Publié dans Economie, Emploi, Finance, Industrie, Travail | Commentaires fermés

Le numérique ne va pas que détruire des emplois, il va aussi en créer

Posté par Les Blogueurs Associés le 23 juin 2017

Le numérique

Les entreprises veulent mieux décrypter les transformations en cours, identifier les bonnes pratiques ainsi que les «compétences de demain», selon une étude du Medef. Extrêmement difficile à appréhender, source d’inquiétudes, la transition numérique est néanmoins perçue comme une véritable opportunité par plus de 80% des entreprises françaises.

Les PME et le TPE, en particulier, veulent mieux comprendre les transformations en cours sur leurs activités, identifier les bonnes pratiques et cerner les compétences adéquates pour relever cet important défi, explique le Medef dans une étude sur l’impact des transitions verte et numérique sur les entreprises, publiée jeudi.

«Aujourd’hui, on parle beaucoup des métiers du futur. Mais il faudrait surtout parler du futur des métiers», résume ainsi Christophe Catoir, président France de The Adecco Group et responsable de la «task force Apprentissage» du Medef.

La transition numérique, ce n’est pas seulement l’automatisation des chaînes de production ou encore la digitalisation des plateformes dans les services qui mènent à la destruction d’emplois.

C’est tout un nouvel écosystème qui pousse les entreprises à se transformer pour survivre. Mais aussi, parce qu’il offre de nouvelles opportunités de développement. Par exemple, qui englobent toutes les données récoltées sur internet et deviennent progressivement le nouvel or noir: «elles permettent de comprendre des marchés différents et de faire du sur-mesure, de remettre de la valeur dans les prestations», explique Christophe Catoir.

Cette transformation implique de penser autrement les besoins en compétences

Le constat est désormais connu: cette transition nécessite de revoir les besoins en compétences dans de nombreux secteurs. La transformation dans le secteur bancaire, au niveau des agences, en est une illustration. Avec le développement des services en ligne, les banques cherchent moins à embaucher des techniciens et davantage des personnes accueillantes et à l’écoute.

«Une grande banque a même décidé de recruter dans le monde de la restauration», confie Christophe Catoir.

Autre exemple, le secteur du recrutement. Avec la digitalisation des plateformes et l’essor des réseaux sociaux, «si j’organise seulement des rencontres pour les clients et que je joue donc le simple rôle d’intermédiaire, je n’ai plus vraiment de valeur ajoutée aujourd’hui, indique le président France de The Adecco Group. Mon travail consiste de plus en plus à fournir des qualifications professionnelles, à former. C’était inimaginable il y a encore cinq ans».

Un coût financier impossible à chiffrer

Ce sujet, le Medef en fait l’une de ses priorités:

Un plan d’action vient d’être lancé pour sensibiliser, accompagner et déployer des offres aux «compétences de demain» tant pour les dirigeants que leurs collaborateurs. Il reste que le coût de cette transition numérique reste aujourd’hui impossible à chiffrer.

«Nous appelons de nos vœux à un plan de formation massif», insiste Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion du Medef. Et la chef d’entreprise d’insister: «les entreprises aussi doivent faire des investissements».

Le message est en tout cas envoyé au gouvernement qui entend justement lancer à l’automne un grand plan d’investissement de 15 milliards d’euros sur cinq ans en vue de renforcer «efficacement» les dispositifs de formation professionnelle et les «compétences» des salariés et chômeurs.

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Publié dans Economie, Emploi, Finance, Numérique | Commentaires fermés

Assistants parlementaires du FN : Marine Le Pen bientôt chez les juges

Posté par Les Blogueurs Associés le 23 juin 2017

Le Pen-Aliot

Cette fois-ci, pas de dérobade !

Après des semaines à fuir la convocation des juges qui enquêtent sur les assistants parlementaires des eurodéputés du Front national, Marine Le Pen a révélé hier, jeudi, qu’un rendez-vous avait été pris pour les jours à venir, sans pour autant préciser la date.

« Cela regarde les juges et moi », s’est-elle contentée de dire à l’AFP. Selon nos informations, la rencontre pourrait avoir lieu la semaine prochaine. Hasard du calendrier, ou pas, son compagnon Louis Aliot était convoqué hier matin par la police dans cette même affaire.

Mais le tout nouveau député des Pyrénées-Orientales n’a pas daigné répondre favorablement à la demande de l’Office de lutte contre la corruption (OCLCIFF) de Nanterre, faisant valoir son immunité parlementaire.

Elle avait refusé de s’y rendre pendant la campagne

Un rebondissement de plus dans ce feuilleton qui empoisonne la vie du FN depuis deux ans.

Dix-sept députés européens frontistes sont suspectés d’avoir fait des contrats de travail à des assistants parlementaires sur les crédits de l’Europe, alors que ces derniers auraient occupé la majeure partie de leur temps à travailler pour le parti.

L’enquête touche le couple Le Pen-Aliot, mais aussi Jean-Marie Le Pen. Le Parlement européen estime son préjudice potentiel à 5 M€ pour la période du 1 er avril 2012 au 1er avril 2017. En pleine campagne présidentielle, la patronne du FN avait refusé de se rendre à une convocation en vue de sa probable mise en examen.

« J’irai rencontrer les juges après la séquence électorale », s’était-elle engagée.

« Les élections sont passées, elle est maintenant libre de s’expliquer sans que cela puisse perturber sa campagne qui est terminée », explique le secrétaire général adjoint du Front, Jean-Lin Lacapelle. »

Elle est très sereine, elle a la conscience tranquille, tout simplement parce qu’elle n’a rien à se reprocher, ajoute-t-il. Et puis le fait que nos assistants parlementaires occupent en parallèle des activités de militant pour leur parti est plutôt une bonne chose. C’est même un devoir ! »

Côté FN, on soupçonne la justice de vouloir provoquer « un écran de fumée » avec ces convocations, au moment où trois ministres issus du MoDem ont dû démissionner à la suite des accusations d’irrégularités dans les emplois de collaborateurs au Parlement européen.

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Publié dans Europe, Finance, Justice, Politique | Commentaires fermés

Gouvernement : comment s’est décidé le départ de Bayrou

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 juin 2017

François Bayrou

François Bayrou l’a assuré : il avait décidé de quitter le gouvernement le 9 juin. Selon les différentes confidences de proches et de macronistes à des journaux, il a choisi lundi ou mardi de démissionner.

Voici l’histoire officielle : il y a presque quinze jours, le 9 juin, François Bayrou a évoqué avec Emmanuel Macron son départ du gouvernement en raison de l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les soupçons d’emplois fictifs au MoDem. Puis il y a eu vendredi un échange entre Sylvie Goulard et le Président.

C’est ainsi qu’aurait été lancé ce large remaniement intervenu mercredi. Voilà pour la petite histoire. En réalité, les choses seraient bien différentes, beaucoup plus précipitées et moins contrôlées.

Bayrou a pris sa décision la veille

« C’est le président de la République qui en décidera mais je l’ai vu plusieurs fois ces derniers 48 heures, il ne m’a donné aucun signal qui traduisait la volonté d’un départ. » Voilà ce que François Bayrou disait au journal L’Opinion mardi après-midi. « Vous pensez que je vous dirais tout ça si je partais ? », ajoutait-il, bravache.

Et donc très loin de la version offerte mercredi soir. Ce n’est que la veille au soir qu’il a changé d’avis. « Ma décision est prise, la situation n’est plus tenable », affirmait-il à des proches, toujours selon L’Opinion. « Il a tranché mardi soir, la rationalité a repris le dessus », explique encore un proche.

En fait, ce sont bien dans ces 48 heures avant l’annonce du départ de François Bayrou que tout s’est joué, selon Le Figaro. Lundi, Bayrou et Macron se sont parlé à l’Elysée. Le patron du MoDem serait ressorti de son entretien rassuré : comme il n’est pas mis en examen, la règle de la démission ne s’applique pas à lui.

Sauf qu’ensuite est annoncé le départ de Sylvie Goulard, elle aussi issue du MoDem. Egalement en raison de l’affaire des assistants parlementaires européens, sans qu’elle soit mise en examen elle non plus.

Macron : « la vie politique est longue » et « peut être cruelle »

« Il s’est rendu compte que le rapport de forces lui était clairement défavorables », assure un Macroniste dans le quotidien. La pression était intenable sur les épaules de François Bayrou, qui devait porter le projet de loi sur la moralisation de la vie politique. « La démarche me parait assez macronienne », décrypte un centriste dans le Parisien.

« Cette situation exposait le président de la République et le gouvernement (…) Je choisis de ne pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement et le président de la République que je soutiens », a commenté François Bayrou lui-même mercredi soir.

« La situation était telle que la seule personne en France qui ne puisse pas se défendre contre la calomnie diffamatoire et abusive, c’est le ministre de la Justice », a-t-il ajouté. Jeudi matin, au Conseil des ministres, Emmanuel Macron a évoqué les départs de Richard Ferrand, de Sylvie Goulard, de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.

Le Président s’est aussi attaché à ménager les apparences. Ces ex-ministres auxquels il a réaffirmé son « soutien » et sa « confiance » ont « servi loyalement », a-t-il déclaré, avant d’observer à la table du Conseil que « la vie politique est longue », et « peut être cruelle ».

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