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Fipronil: l’industrie alimentaire française assure être mobilisée

Posté par Les Blogueurs Associés le 18 août 2017

Fipronil

L’Association nationale des industries alimentaires affirme que les industriels de l’agroalimentaire français sont mobilisés pour continuer les analyses permettant de découvrir des traces de fipronil dans leurs produits.

L’Association nationale des industries alimentaires (Ania) a assuré vendredi 18 août que les industriels de l’agroalimentaire français étaient mobilisés pour continuer les analyses permettant de découvrir des traces de fipronil, un insecticide interdit, dans leurs produits.

« L’Ania et ses entreprises maintiennent leur total engagement et leur volonté d’agir efficacement et rapidement, avec les autorités publiques, afin d’endiguer collectivement cette fraude qui fragilise l’ensemble de la filière alimentaire française », assure l’association dans un communiqué.

« Les entreprises poursuivent les analyses et intensifient les contrôles grâce aux mesures de traçabilité méthodiques et rigoureuses mises en place en étroite collaboration avec l’ensemble des acteurs de la chaîne et les autorités publiques », souligne-t-elle.

Selon les normes européennes, les professionnels de la chaîne alimentaire ont l’obligation de mettre des produits sûrs sur les marchés. En revanche, les moyens pour le faire, ainsi que les contrôles à réaliser, sont de leur responsabilité.

À ce jour « les contrôles réalisés par les entreprises françaises sur les produits destinés à la consommation n’ont pas révélé de concentrations supérieures à la limite autorisée (limite maximale en résidus ou LMR) », mais « dans le cas où le fipronil serait détecté dans un produit au-delà de la LMR, les fabricants suivront les procédures prévues par les pouvoirs publics dont le retrait des produits de la vente et destruction des stocks contaminés », ajoute l’Ania.

Première liste

L’association rappelle que « dès (que) l’alerte (a été) donnée par les autorités publiques françaises, les entreprises ont pris leurs responsabilités en vérifiant auprès de leurs fournisseurs d’oeufs et d’ovoproduits la traçabilité des lots et en bloquant par précaution, après l’identification, les produits concernés ».

Le ministère de l’Agriculture a publié jeudi une première liste de produits contenant des traces de fipronil vendus en France, mais fabriqués aux Pays-Bas, dans des gaufres sous marques distributeurs.

Les produits figurant sur cette première liste ont été identifiés grâce à des contrôles menés par des entreprises néerlandaises, selon le ministère. À ce jour, le ministère a recensé seize établissements de transformation, deux conditionneurs d’oeufs et 40 grossistes ayant importé des oeufs ou des produits à base d’oeufs susceptibles de contenir du fipronil.

De nouveaux produits, cette fois fabriqués en France, pourraient donc se rajouter ultérieurement à cette liste.

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Publié dans Consomation, Industrie, Santé | Commentaires fermés

La Silicon Valley durcit le ton contre l’extrême droite

Posté par Les Blogueurs Associés le 18 août 2017

La Silicon Valley

Airbnb, Twitter, Facebook, Google, Apple, Paypal ont adopté des sanctions « en ligne » à l’encontre des suprémacistes blancs, après les violences racistes qui ont secoué la ville américaine de Charlottesville.

Les géants du Web renoncent à leur neutralité. Après le rassemblement d’extrême droite dans la ville américaine de Charlottesville en Virginie, les grands noms de la Silicon Valley ont rapidement pris une série de mesures pour endiguer l’activité des suprémacistes blancs en ligne.

La plateforme d’hébergement californienne Airbnb a lancé le mouvement en supprimant, quelques heures après l’incident, une centaine de comptes liés à l’alt-right, une mouvance américaine proche de l’extrême droite.

Le site néonazi The Daily Stormer, qui avait formulé des insultes à l’encontre de la femme tuée par un automobiliste lors du rassemblement, a lui été banni de Twitter et Facebook.

Le gestionnaire de noms de domaine GoDaddy l’a sommé de trouver un nouveau prestataire sous vingt-quatre heures, alors que Google ne le référence plus. L’adresse «dailystormer. com» est inaccessible. PayPal, la société de paiement en ligne fondée par Elon Musk, a annoncé ne plus tolérer les transactions mises à profit pour «promouvoir la haine, la violence et l’intolérance raciale».

Enfin, Apple a déclaré la désactivation d’Apple Pay sur les sites marchands de produits liés aux suprémacistes blancs, dont des T-shirts floqués de symboles nazis. Tim Cook, le patron de l’entreprise, a, par ailleurs, dénoncé les propos de Donald Trump qui amalgament les groupuscules à l’origine du rassemblement de Charlottesville et les militants antiracistes.

Une violation des conditions d’utilisation

Sous l’Administration Trump, la Silicon Valley a bien du mal à trouver ses marques. Les grandes entreprises technologiques sont partagées entre le respect de la liberté d’expression et la modération des contenus jugés nauséabonds. Pour légitimer leur action, elles se réfugient derrière la violation de leurs conditions d’utilisation, qui prohibent la promotion de la violence.

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, justifie notamment la suppression d’une douzaine de groupes néonazis sur sa plateforme par le respect des principes de modération. Il promet que le réseau social «regarde la situation de près» et supprimera à l’avenir toute «menace de violence».

Les réactions en série des entreprises de la Silicon Valley génèrent leur lot de critiques. Depuis le licenciement, la semaine dernière, d’un ingénieur de Google auteur d’une note interne perçue comme sexiste, la question de la liberté d’expression est devenue épineuse.

Ravivé, le débat divise un peu plus la société américaine.

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Contrats aidés: une nouvelle attaque qui préfigure un coup de rabot

Posté par Les Blogueurs Associés le 17 août 2017

Aurore Bergé

Après Muriel Pénicaud, c’est au tour de la porte-parole des députés LREM de laisser entendre que leur nombre doit être réduit drastiquement. Force Ouvrière s’inquiète. Muriel Pénicaud avait exprimé sans ménagement ses doutes sur l’intérêt des « contrats aidés », début août.

S’appuyant sur des chiffres de la Dares, la ministre du Travail les avait alors qualifiés d’ « extrêmement coûteux pour la nation » et d’ »inefficaces dans la lutte contre le chômage ». Elle estimait par ailleurs qu’ils ne constituaient pas « un tremplin pour l’insertion professionnelle ».

Ce 17 août, Aurore Bergé, porte-parole des députés LREM, a défendu une révision du nombre de ces contrats aidés, estimant que le rôle de l’État était davantage « d’accompagner la formation professionnelle », plutôt que de « subventionner l’emploi ».

« Il faut avoir une vision politique de ce qu’on veut: est-ce que vraiment les contrats aidés, ça permet d’acquérir des compétences, d’acquérir une formation ? Vraisemblablement non« , a déclaré la députée des Yvelines sur RMC.

Parmi « ceux qui embauchent en contrat aidé, les deux tiers d’entre-eux disent qu’ils l’auraient fait sans contrats aidés. Est-ce que c’est du coup le rôle de l’État de continuer à subventionner de l’emploi ? Je n’en suis pas certaine« , a-t-elle renchéri.

« C’est une manière aussi surtout de dire (…) que l’État, plutôt que de subventionner l’emploi, devrait accompagner la formation. On doit lancer un grand plan sur la formation professionnelle », a-t-elle lancé.

« Un véritable tremplin »

« On voit bien que le gouvernement a fait le choix d’abord de câliner la finance, et dans le même temps, de s’en prendre et aux collectivités territoriales avec les treize milliards d’économies sur le dos des communes sur cinq ans (…) et de s’en prendre à la vie associative qui va subir la double peine avec cette remise en cause de ces contrats aidés », a regretté pour sa part le député communiste Sébastien Jumel sur RTL.

« Je fais partie de ceux qui pensent qu’il vaut mieux soutenir l’économie réelle, favoriser le renouveau industriel, structurer des filières pour que les emplois soient durables », a-t-il assuré.

« Mais il est un fait que pour la vie associative et pour les publics les plus fragilisés, les plus loin de l’emploi, ces emplois aidés étaient un véritable tremplin », a-t-il défendu.

Des financements « gelés », selon FO

Force ouvrière a réclamé hier le maintien des contrats aidés, qui ont « des effets favorables sur l’emploi et le chômage », jugeant « inquiétante » la volonté du gouvernement de réduire ses effectifs au profit de la formation.

« En période de crise, (les contrats aidés sont) une nécessité pour l’insertion dans l’emploi de qualité », a écrit le syndicat dans un communiqué, tout en demandant « une pleine mobilisation des crédits alloués pour (leur) financement ».

« Ces contrats doivent être maintenus, et d’une durée suffisamment longue avec une accentuation de l’accompagnement individuel renforcé des bénéficiaires », réclame FO. La centrale s’inquiète que « plusieurs directions d’agence Pôle emploi ont déjà reçu des instructions pour geler leur financement ».

« FO n’oppose pas formation et aide à l’insertion dans l’emploi, qui recouvrent des dispositifs et objectifs complémentaires », ajoute le syndicat. Selon lui, « accroître le nombre de contrats aidés en période de ralentissement économique a des effets favorables sur l’emploi et le chômage ».

Le budget 2017 prévoyait 280 000 nouveaux contrats aidés, mais le gouvernement de Bernard Cazeneuve en avait déjà programmé les deux tiers au seul premier semestre. Une rallonge de 13 000 contrats aidés supplémentaires a donc été annoncée mi-juillet, portant le total pour l’année à 293 000 contrats.

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Ces patrons dont la fortune carbure aux renouvelables

Posté par Les Blogueurs Associés le 15 août 2017

Success-story

Quand personne n’y croyait, ces investisseurs et entrepreneurs ont misé sur l’éolien et le solaire. Pari gagnant pour les aventuriers de l’or vert, souvent en bonne place dans notre classement.

Ils s’appellent Mulliez, Naouri, Halley, Peugeot, Veyrat…Point commun de ces fortunes de Challenges ? Ils investissent dans l’énergie, principalement sur les marchés en pleine croissance de l’éolien et du photovoltaïque.

«Le paquet énergie-climat de l’Union européenne, au milieu des années 2000, les difficultés des centrales au charbon et au gaz et la baisse des prix de gros de l’électricité portaient en germe le boom des renouvelables», résume Jacques Veyrat, qui, via son fonds Impala, contrôle l’électricien Direct Energie et le fournisseur Neoen.

Certains y sont allés dans une logique de placement. C’est le cas des Peugeot et des Halley, qui ont rejoint le capital d’Eren, le groupe de Pâris Mouratoglou, ancien patron d’EDF Energies nouvelles (EDF EN).

Success-story

D’autres ont eu une démarche plus opportuniste, comme Jean-Charles Naouri, PDG de Casino, avec sa filiale GreenYellow. Créée il y a dix ans, cette PME de 200 personnes pose des panneaux solaires sur des toitures et des ombrières de parking (600 000 mètres carrés au total).

Objectif : générer des économies à ses clients, et au premier d’entre eux, Casino, dont la facture énergétique annuelle s’élève à quelque 300 millions d’euros. D’autres encore se sont lancés pour créer un vrai business.

C’est le cas de Jacques Veyrat. Lorsqu’il est débarqué en 2011 du groupe Louis-Dreyfus, l’entrepreneur récupère Direct Energie et Neoen. Son idée : reproduire la success-story vécue dix ans plus tôt avec Neuf Cegetel. Une gageure, car le marché de l’énergie n’est pas au même niveau de maturité que celui des télécoms.

« L’innovation est pour le moment moins forte, mais il y a une histoire à écrire. » Ces dernières années, Direct Energie a vu son portefeuille clients (plus de 2 millions aujourd’hui et un objectif de 4 millions en 2020) et son cours de Bourse exploser. Mais le démarrage fut difficile.

Au début des années 2010, l’électricien n’avait pas d’espace pour prospérer entre EDF et GDF Suez (devenu Engie). Tout change avec la fin des tarifs réglementés, effective depuis le 1er janvier 2016, et la chute des prix du marché de gros.

L’électricien, qui a racheté à prix cassés d’anciennes centrales à gaz, dispose maintenant des coudées franches pour se développer dans les renouvelables et va acquérir pour plus de 300 millions d’euros Quadran, un producteur (363 mégawatts) créé par Jean-Marc Bouchet.

Mêmes ambitions avec le fournisseur d’énergie Neoen, qui a installé en 2015 près de Bordeaux le plus grand parc photovoltaïque d’Europe. Le producteur d’énergies renouvelables multiplie les investissements (près de 700 millions d’euros cette année). Il compte s’introduire en Bourse l’an prochain et vise une capacité de 3 gigawatts en 2020.

Comme pour Direct Energie, Jacques Veyrat cultive une approche opportuniste. Exemple avec l’Australie, qui sera bientôt le premier pays de Neoen. Il y a deux ans, Veyrat se lance sur cet immense marché, alors que Canberra avait tourné le dos aux renouvelables.

Aujourd’hui, le nouveau Premier ministre soutient l’éolien et le solaire. La bonne fortune de Neoen a aiguisé l’appétit de la famille Mulliez (Auchan), qui, en 2011, a pris le contrôle d’un autre acteur du renouvelable, Voltalia. Mais le mariage avec Neoen n’a pas eu lieu, Jacques Veyrat voulant conserver la majorité du capital.

Laurence Mulliez, qui a fait ses armes chez Amoco et BP, continue donc de présider le bras armé de la famille dans les renouvelables. L’an dernier, la société a procédé à une augmentation de capital de 170 millions d’euros et a acquis le portugais Martifer Solar, ce qui lui a permis de tripler de taille.

Et ce n’est pas fini : Voltalia vise 1 gigawatt de capacité électrique en 2020, soit un doublement par rapport à aujourd’hui. Les Mulliez ont aussi financé Voltalis, une start-up spécialisée dans l’effacement électrique, la dernière lubie de Pâris Mouratoglou.

Multiples projets

À 76 ans, ce pionnier de l’éolien et du solaire fourmille de projets. Depuis 2012, il a réinvesti près de la moitié des 800 millions d’euros qu’il a touchés lorsque EDF a racheté sa filiale EDF EN. Eren, son holding, investit environ 500 millions d’euros par an, principalement sur dettes, dans l’éolien et le solaire.

Pour éviter les phénomènes de bulle, Pâris Mouratoglou va dans les pays qui n’accordent pas de subventions, comme la Grèce, Israël, l’Inde ou l’Ouganda. Soit l’exact contraire de ce qu’il faisait dans les années 1990 et 2000 avec EDF EN.

Eren vise une capacité de 2 500 mégawatts en 2020, et envisage une nouvelle augmentation de capital d’ici à deux ans. Avec peut-être une introduction en Bourse et un retour dans le classement des fortunes de Challenges.

Pour ce vétéran, comme pour les héritiers et entrepreneurs de tout poil, l’aventure n’en est qu’à ses débuts.

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