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Pourquoi la Corée du Nord s’attaque même au Bitcoin ?

Posté par Les Blogueurs Associés le 16 septembre 2017

La corée du Nord

La société FireEye a détecté plusieurs cyberattaques contre les cryptomonnaies, notamment le bitcoin. Ce piratage vient de Corée du Nord et a entraîné la disparition de plusieurs millions de dollars. La Corée du Nord ne se contente pas d’envoyer des missiles, elle se livre aussi à des cyber-attaques depuis plusieurs années.

Selon un rapport de FireEye, une société américaine de sûreté informatique, des hackers travaillant depuis la Corée du Nord sont impliqués dans un certain nombre de cyberattaques. Déjà, en 2014, Sony Picture avait été victime d’un piratage massif et le FBI avait accusé le gouvernement nord-coréen d’être à l’origine de l’attaque.

Ce dernier souhaitait exercer un chantage pour empêcher la diffusion de « The Interview », « L’interview qui tue » en version française, un film mettant en scène une tentative d’assassinat de Kim Jong-Un par des agents américains.

Attaques sur le système financier mondial

Selon FireEye, les nouvelles attaques des pirates de Corée du Nord ont porté sur des banques et sur le système financier mondial. « Il est probable que cette activité ait été menée pour financer les caisses de l’Etat ou les poches personnelles de l’élite de Pyongyang ».

Une deuxième vague d’attaques a commencé au printemps dernier. Elles visent cette fois les échanges de crypto monnaies. La motivation semble être purement financière. FireEye affirme avoir détecté au moins six attaques portant sur des échanges de bitcoin ou sur des portefeuilles électroniques au cours des six derniers mois.

Les attaques portent notamment sur le site Yapizon, une plateforme d’échange basée en Corée du Sud. Les Coréens privilégient le Bithumb, une monnaie virtuelle peu connue en France, la quatrième mondiale en volume. En juin dernier, une attaque a entraîné la perte de milliards de won.

Selon la presse de Séoul, une victime aurait perdu 1,2 milliard de won (892 000 euros) en un clin d’œil. Les pirates ont réussi à voler les informations personnelles de 31 800 utilisateurs du site Bithumb, soit environ 3% des comptes. Ethereum, une monnaie virtuelle soutenue notamment par Microsoft, JP Morgan Chase et Intel, a également été piratée, entraînant le vol de plus d’un million de dollars.

Bien que le bitcoin soit en train de baisser, son cours a grimpé de 240% depuis le début de l’année tandis que l’ether est passé de 8 dollars à prêt de 300 dollars aujourd’hui. Les États commencent à prendre connaissance du phénomène. Récemment, un conseiller du président Poutine en Russie a annoncé son intention de recueillir des fonds pour augmenter l’implication de la Russie dans l’extraction du bitcoin.

Les sénateurs du parlement australien ont proposé de développer leur propre crypto-monnaies nationale. « Par conséquent, conclut le rapport de FireEye, il ne faut pas être surpris si les crypto-monnaies, en tant que classe d’actifs émergents, deviennent une cible d’intérêt pour un régime qui fonctionne comme une entreprise criminelle. »

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La Corée du Nord tire un nouveau missile au-dessus du Japon

Posté par Les Blogueurs Associés le 15 septembre 2017

La Corée du Nord

Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait se réunir ce vendredi 15 septembre à huis clos pour aborder à nouveau la question nord-coréenne. Décidée dans l’urgence, la rencontre suit un nouveau tir de missile par Pyongyang.

Parti à 6 h 57, heure de Corée du Sud, de Sunan, dans la banlieue de Pyongyang, l’engin a, comme le 29 août, survolé l’archipel pour aller s’abîmer dans l’océan Pacifique, à quelque 2 000 km à l’est du cap Erimo, dans le sud de l’île nippone d’Hokkaido.

Le tir intervient trois jours après l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité assortie de nouvelles sanctions, notamment une interdiction des livraisons de gaz à la Corée du Nord, un blocage de ses exportations de ses produits textiles et des limites à l’accueil de ses ressortissants pour travailler dans d’autres pays.

Votée après le sixième essai nucléaire mené le 3 septembre par Pyongyang, elle a été vivement critiquée par le régime, qui a menacé le 14 septembre par l’intermédiaire de la commission pour la paix en Asie-Pacifique de « couler » le Japon et de réduire les Etats-Unis « en cendres », et appelé à dissoudre le Conseil de sécurité, un « outil diabolique » réunissant des pays « corrompus » obéissant aux ordres des Etats-Unis.

Le nouveau missile serait un modèle balistique à portée intermédiaire selon les premières évaluations de l’armée sud-coréenne et du commandement américain du Pacifique (Pacom), qui a par ailleurs « établi qu’il ne représentait pas une menace directe pour Guam », une île américaine du Pacifique. Mais la distance parcourue, 3 700 km, montre que le régime nord-coréen aurait désormais les moyens de l’atteindre.

Guam se situe à 3 400 km de Pyongyang. Le territoire, qui abrite d’importants moyens militaires américains, a été au cœur d’un vif échange verbal entre Washington et Pyongyang en août. Le régime nord-coréen a menacé de tirer des missiles Hwasong-12 – identiques à celui lancé le 29 août – autour du territoire.

Maîtrise de la rentrée dans l’atmosphère des missiles

Pyongyang aurait également cherché, selon l’armée sud-coréenne, à affiner la maîtrise de la rentrée dans l’atmosphère des missiles, indispensable à la mise au point de missiles intercontinentaux dotés d’ogives nucléaires. Le dernier projectile tiré a atteint une altitude de 770 km.

Au Japon à nouveau survolé, le tir a provoqué le déclenchement du système J-Alert de la sécurité civile dans douze départements de l’est et du nord du pays. C’est au son des sirènes et des alertes sur téléphone portable que les habitants de la région se sont réveillés.

La chaîne publique NHK a immédiatement interrompu ses programmes pour assurer la couverture des suites données au tir. « Il n’y a aucun dégât sur le sol nippon », a fait savoir le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga qui a qualifié le lancement d’« inacceptable ».

« Notre pays ne peut plus tolérer les provocations répétées de la Corée du Nord, a-t-il déclaré alors que le premier ministre Shinzo Abe est revenu d’une visite officielle en Inde où il a abordé la question nord-coréenne avec son homologue Narendra Modi. Nous avons vivement protesté et nous transmettons la forte indignation du peuple japonais. »

Et M. Suga de rappeler l’étroite coopération sur cette question avec les Etats-Unis et la Corée du Sud. Les Forces d’autodéfense n’ont pas cherché à abattre le missile. En Corée du Sud, outre une réunion du Conseil de sécurité nationale, la ministre des affaires étrangères Kang Kyung-wha s’est entretenue avec le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

L’armée aurait mené, selon l’agence Yonhap, des tirs de missiles balistiques en mer du Japon (Mer de l’Est). Elle l’a déjà fait après des tirs précédents et l’essai nucléaire du 3 septembre. Elle a également effectué le 13 septembre à partir d’un avion de combat F-15K un essai d’un nouveau missile air-sol d’une portée de 500 km et acheté auprès de la société allemande Taurus System. L’engin a des capacités furtives ce qui le rend théoriquement indétectable.

Par ailleurs la Banque de Corée devait se réunir dans l’urgence pour vérifier l’état de préparation des moyens pouvant être mobilisés pour faire face à toute déstabilisation des marchés. Le Kospi, le principal indice de la bourse sud-coréenne, a entamé la séance en recul de 0,4 %.

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