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Muriel Pénicaud embarrassée par de nouvelles révélations

Posté par Les Blogueurs Associés le 28 juin 2017

Muriel Pénicaud

Muriel Pénicaud est embarrassée par de nouvelles révélations de Libération alors que le projet autorisant à réformer par ordonnances la code du travail doit être présenté mercredi en Conseil des ministres.

Le cabinet d’Emmanuel Macron a été impliqué dans l’organisation d’une soirée organisée à Las Vegas par Havas pour le compte de Business France, sous le coup d’une enquête pour violation présumée des règles de mise en concurrence, affirme Libération mercredi.

Le quotidien soutient également que la ministre du Travail Muriel Penicaud, à l’époque directrice générale de Business France, a « validé » certaines dépenses relatives à l’organisation de cette soirée, un « contournement des règles » de l’agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers qu’elle dirigeait.

Des éléments d’un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young), que Libération s’est procuré, « ne laissent aucun doute sur l’implication du cabinet du ministre de l’Economie » de l’époque, estime le quotidien. « Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Economie », pointe notamment ce rapport cité par Libération.

L’audit a été commandé par Muriel Pénicaud mais le quotidien accuse la ministre du Travail d’avoir tenté d’étouffer l’affaire en tardant à montrer le rapport au comité d’audit de l’organisme. « C’est moi qui ait alerté le Conseil d’administration. C’est moi qui ait déclenché l’audit. C’est une blague? », a réagi Muriel Pénicaud mercredi sur RTL.

La soirée a coûté 380.000 euros

Lorsque l’affaire a éclaté, Emmanuel Macron a écarté la responsabilité de son entourage, affirmant que son « ministère a toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics ». Le successeur de Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, Michel Sapin, avait lui-même dédouané son ancien collègue en affirmant que la saisine de l’Inspection générale des finances (IGF) dans cette affaire « ne concerne en aucun cas Emmanuel Macron ».

Cette affaire est embarrassante pour la ministre du Travail qui doit présenter mercredi en conseil des ministres le projet de loi d’habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances. Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s’est dit « pas inquiet » des conséquences de cette affaire pour Muriel Pénicaud. La ministre s’est également défendue, expliquant dimanche qu’elle n’avait pas envisagé de démissionner.

Cela « n’aurait pas eu de sens puisque c’est moi qui ait alerté sur ce sujet d’erreur de procédure dans un marché public, et demandé un audit indépendant, ce que l’Inspection générale des finances a confirmé par la suite », a-t-elle fait valoir. Lors de cette soirée, qui s’était tenue le 6 janvier 2016 à Las Vegas, Emmanuel Macron avait rencontré des dirigeants de start-up françaises.

Selon Le Canard enchaîné, le coût de l’opération aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour les seuls frais d’hôtel. Dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d’Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.

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Code du travail : la réforme pour la première fois devant les ministres mercredi

Posté par Les Blogueurs Associés le 28 juin 2017

Code du travail

La réforme du Code du travail va faire un premier passage devant le Conseil des ministres ce mercredi. Une récente étude de l’Insee montre toutefois que le Code du travail n’est pas le seul frein à l’embauche pour les entreprises.

La réforme du Code du travail passe à la vitesse supérieure. Le texte va faire un premier passage devant le Conseil des ministres, ce mercredi, avec l’examen du projet de loi d’habilitation à prendre des ordonnances. Au menu: la place de l’accord d’entreprise, le contrat de chantier ou encore le changement de modalités du licenciement.

«Nous voulons aller vite», rappelait Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, dans les colonnes du JDD. Avant d’ajouter: «Les mesures adoptées feront l’objet d’une application immédiate».

Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, la réforme du Code du travail comprend plusieurs «points sensibles» aux yeux des syndicats: l’assouplissement des licenciements économiques, le plafonnement des indemnités prud’homales, la fusion des instances représentatives du personnel et l’inversion de la «hiérarchie des normes» avec une place centrale pour l’accord d’entreprise.

En cause, la complexité et la rigidité du droit du travail sont des arguments mis en avant pour motiver la réforme en cours.

Un véritable marathon jusqu’au 20 septembre

Pour ménager les organisations patronales – et surtout syndicales – les concertations ayant débuté le 9 juin vont se poursuivre avec les partenaires sociaux. Le premier round portait sur l’articulation entre la convention de branche et l’accord d’entreprise.

Depuis ce lundi et jusqu’au 7 juillet, les discussions vont porter sur la «simplification et le renforcement du dialogue social». Enfin, le troisième thème – sécurisation des relations au travail – sera abordé du 10 au 21 juillet.

Mais d’ici là, la réforme va poursuivre son parcours parlementaire. Après l’examen en conseil des ministres du projet de loi d’habilitation à réformer par ordonnances, le texte sera examiné au Parlement du 24 au 28 juillet. Les ordonnances elles-mêmes doivent être envoyées d’ici fin août au Conseil d’Etat avant une adoption en Conseil des ministres d’ici le 20 septembre.

Le Code du travail n’est pas le seul frein à l’embauche

Dans une récente étude – menée sur les six derniers mois auprès de 10.000 entreprises – l’Insee a cherché à savoir quels étaient les principaux freins à l’embauche de salariés en CDI et en CDD de longue durée. Selon cette étude, près de 30% des entreprises ont des difficultés à recruter.

Et surtout, près de la moitié d’entre elles (47%) disent être confrontées à des barrières qui les empêchent d’embaucher. Pour 28% des entreprises, c’est le manque de visibilité sur leur carnet de commande, sur l’évolution de leur activité dans les mois à venir, qui les rend réticentes à embaucher.

Deuxième cause mise en avant: les problèmes de main d’œuvre. 27% des entreprises disent en effet avoir des difficultés à trouver du personnel qualifié. Un constat que font particulièrement les entreprises du BTP. La troisième cause est le coût du travail. Les cotisations sociales et le niveau des salaires sont notamment un frein à l’embauche pour 23% des entreprises.

Quant au Code du travail et aux barrières liées à la règlementation, il arrive en quatrième position des freins à l’embauche: il est mentionné par 18% des entreprises qui évoquent notamment les risques juridiques autour du licenciement mais aussi les incertitudes liées aux changements de législation….Autant de pistes à explorer pour Emmanuel Macron, qui a promis de réduire le taux de chômage à 7% en 2022.

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L’avertissement de François de Rugy à Jean-Luc Mélenchon

Posté par Les Blogueurs Associés le 28 juin 2017

François de Rugy

François de Rugy a été élu président de l’Assemblée nationale ce mardi après-midi. Dans son discours depuis le Perchoir, il a ciblé à plusieurs reprises, sans les nommer, les fortes têtes de l’opposition, à commencer par Jean-Luc Mélenchon.

En prononçant son premier discours en tant que président de l’Assemblée nationale, sitôt après son élection, François de Rugy a visiblement voulu adresser un message à l’opposition, sans nommer explicitement ses destinataires pour autant. Il a tout d’abord défendu ce qui est souvent présenté comme le talon d’Achille de cette large majorité par ses détracteurs: le taux record d’abstention ayant marqué le second tour des législatives.

« Nous ne pouvons pas ignorer le défi particulier qui est le nôtre. Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République, nous avons collectivement été choisis par une minorité de Françaises et de Français ».

« Cela n’entame en rien notre légitimité, votre légitimité à agir et à légiférer car nul ne peut prétendre représenter ou porter la voix de celles et ceux qui n’ont pas participé aux dernières élections législatives », a-t-il assuré.

Les fortes têtes visées

Par la suite, François de Rugy a mis en garde par anticipation contre les comportements qu’il prête aux députés les plus bouillants et les moins favorables au gouvernement. « Une Assemblée plus démocratique doit être en premier lieu une enceinte où on ne se contente pas de parler mais où on apprend à s’écouter », a-t-il lancé.

Il a poursuivi: « Cet hémicycle ne doit donc pas être un lieu de provocations et d’anathèmes, un théâtre d’excès et de caricatures mais, bien au contraire, de la sérénité, de la bienveillance, de l’esprit constructif et du respect dans les débats. » Enfin, François de Rugy a assuré: « L’Assemblée ne sera respectée que si elle est respectable dans ses comportements. »

Dans la mesure où il s’affirme déjà comme l’un des opposants les plus décidés à l’exécutif et l’un des orateurs les plus en vue de cette législature, Jean-Luc Mélenchon a sans doute pu se sentir concerné par certains de ces passages. Mais un axe du discours du nouveau président de l’Assemblée nationale lui était à l’évidence personnellement dédié.

« J’aurai aussi une pensée pour les miens, et les valeurs que m’ont transmises mes parents et mes grands-parents. Directement victimes de la deuxième guerre mondiale, ils m’ont transmis un engagement européen profond qui me rend fier de siéger face à vous, devant ce drapeau européen ».

« Le président Accoyer avait eu la judicieuse idée d’installer ce symbole d’une paix durable dans notre hémicycle. Il y a toute sa place aux côtés de nos couleurs nationales », a prévenu François de Rugy.

Jean-Luc Mélenchon au premier chef

Il s’agissait d’une réplique au premier coup d’éclat du député élu dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône au Palais-Bourbon. Le 20 juin, visitant l’Hémicycle avec les seize autres députés « insoumis », Jean-Luc Mélenchon s’était agacé en apercevant le drapeau européen au côtés du drapeau français.

« Franchement, on est obligé de supporter ça ? C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas. Ce truc n’est pas constitutionnel. » La référence à la Vierge était due au bleu marial de la bannière européenne et à la symbolique des douze étoiles, également rattachée à la figure de Marie par la liturgie catholique.

Cette allusion transparente de François de Rugy n’est peut-être pas pour rien dans l’exaspération de Jean-Luc Mélenchon, capté dans ce tweet du Lab d’Europe 1.

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Sans papiers socialistes, Valls régularisé par Macron

Posté par Les Blogueurs Associés le 28 juin 2017

Manuel Valls

L’ex-Premier ministre a acté mardi la rupture avec son parti d’origine. Finalement, il ne se recycle pas dans un groupe «progressiste» mais en apparenté à celui de LREM. Manuel Valls se vante d’être «cohérent» jusqu’au bout. Après de longs mois de zigzag stratégique, l’ancien Premier ministre a annoncé mardi qu’il quittait le Parti socialiste.

«Ou le Parti socialiste me quitte», n’a pu s’empêcher d’ajouter un Valls fidèle à lui-même, cash et clivant, actant une rupture avec une formation politique à laquelle il avait adhéré en 1979 pour accompagner Michel Rocard. «Je constate avec beaucoup d’amertume, beaucoup de tristesse, ce qu’est devenu le Parti socialiste», a poursuivi Valls, qui n’a cessé depuis plusieurs années de pousser le PS à «se dépasser». Sans jamais y parvenir ou s’éloigner pour de bon.

Après avoir appelé à voter pour Emmanuel Macron dès le premier tour de la présidentielle puis sollicité (en vain) l’investiture La République en marche (LREM) aux législatives, l’ex-ministre de l’Intérieur se retrouvait mis au ban de la famille socialiste.

Réélu député de l’Essonne, le théoricien des «gauches irréconciliables» avait le choix entre rester aux côtés de ses camarades, former un autre groupe parlementaire, siéger en tant que non inscrit ou rejoindre d’une manière ou d’une autre la majorité présidentielle.

Rue de Solférino, on avait acté son départ depuis plusieurs mois en attendant de le traduire devant la commission nationale des conflits. Mais chez LREM, on ne savait pas trop quoi faire de cet encombrant soutien, survivance bien vivante du quinquennat Hollande.

Après avoir tourné autour du pot, le parti du chef de l’Etat l’accepte finalement dans la famille Macron : Valls siègera en tant qu’«apparenté» au sein du groupe LREM. «L’apparentement à En marche est logique vu sa cohérence des derniers mois», fait valoir un de ses fidèles, le maire d’Evry Francis Chouat.

«Hétéroclite»

Ces derniers jours, on annonçait pourtant Valls, au sein d’un potentiel nouveau groupe de «progressistes». Soit sa formule préférée pour rebaptiser le PS, un combat qu’il mène depuis près de dix ans. Les quelques députés radicaux de gauche surnageant au Palais Bourbon ont tout tenté pour former un huitième groupe parlementaire, agrégeant des écologistes, des élus d’outre-mer et des régionalistes.

Selon ses différentes chevilles ouvrières, l’entreprise était censée être «en bonne voie» voire «en cours de finalisation» lundi. Mais mardi matin, elle a fait long feu avant même l’ouverture de la nouvelle législature. Difficile de faire vivre ensemble des ultra-républicains comme Valls et certains radicaux de gauche avec un régionaliste breton et – surtout – les nationalistes corses.

«On nous a rapporté que M. Valls ne souhaitait pas être dans un groupe avec des nationalistes corses, explique à Libération Gilles Simeoni, chef de file de Inseme per a Corsica (Ensemble pour la Corse) et président de l’exécutif de la collectivité de l’île. En ce qui nous concerne, il ne pouvait être question d’être dans le même groupe que lui, en l’état de ses déclarations particulièrement fermées sur la Corse lorsqu’il était Premier ministre». Pour Chouat, «il était totalement exclu pour [Manuel Valls] de siéger avec des nationalistes corses».

«Bien seul»

Cet échec à former un groupe parlementaire sur des bases sociales-libérales et républicaines – son ADN historique – illustre d’une part le peu d’attractivité de celui qui se voyait en architecte en chef du renouveau de la gauche et d’autre part le poids de La République en marche, qui a aspiré de nombreuses bonnes volontés socialistes qui auraient pu suivre Valls.

«Manuel est quand même bien seul, ses réseaux n’existent plus. Beaucoup de ses proches n’approuvent pas sa démarche», fait valoir l’un d’eux. Désormais membre du groupe LREM, Valls évite l’humiliation suprême d’être un «non-inscrit» installé dans les hauteurs de l’hémicycle à quelques pas des élus Front national.

Mais, pour porter «cette voix républicaine, à gauche» comme il le dit, il aurait été plus pratique d’être membre d’un groupe minoritaire. Plus visible, moins noyé dans la masse. Le député de l’Essonne a réuni plusieurs fois ses amis à l’Assemblée depuis sa victoire à Evry. Une quinzaine de personnes à chaque coup.

Côté parlementaires, on y a vu Olivier Dussopt, Hervé Saulignac, David Habib ou encore François Pupponi. Comme durant la présidentielle, l’ex-Premier ministre n’a jamais cherché à faire d’émules, laissant ses ouailles décider de leur positionnement.

«Sentez-vous libres», leur a-t-il dit en substance. Résultat : ces quatre députés socialistes réélus en battant des candidats LREM ont décidé de rester dans le groupe PS rebaptisé au passage «Nouvelle Gauche». Soit le nom d’un mouvement lancé dans la deuxième partie des années 90 par d’ex-jeunes rocardiens sous la présidence de…Benoît Hamon.

«Noyauter LREM le plus possible»

Au sein de LREM, «Manuel se met à l’abri le temps de voir venir, observe un de ses soutiens. Le statut d’apparenté lui donne des droits qu’il n’aurait évidemment pas eus en tant que non-inscrit, sans lui conférer trop de devoirs.» En gros, l’ancien chef de la majorité n’a pas l’intention d’être un pilier de la réunion de groupe des marcheurs chaque semaine. Et va s’activer dans son coin.

«Soit il se laisse endormir dans la chaleur d’un groupe pléthorique, soit il la joue plus malin, il laisse décanter l’effervescence et quand les forces de dispersion auront fait leur œuvre à LREM, il pourra prendre le leadership sur les vrais progressistes», ajoute un proche.

Le renard expérimenté dans le poulailler des novices En marche ? Valls ne plaide-t-il pas depuis des lustres pour la construction d’une «maison des progressistes» ?

«Je pense qu’une de ses tâches c’est de s’atteler à cela et pas seulement dans des cercles parisiens, confirme son successeur à la mairie d’Evry, Francis Chouat. Il faut des ponts entre gens de bonne volonté, être à la fois souples dans l’organisation et clairs dans l’orientation.» Cohérent en somme.

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