• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

  • Calendrier

    juin 2017
    L Ma Me J V S D
    « mai    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930  
  • Catégories d’Articles

  • Archives

Législatives: Martin Schulz tente de sauver sa campagne

Posté par Les Blogueurs Associés le 25 juin 2017

Martin Schulz

Les sociaux-démocrates allemands se réunissent dimanche en congrès à Dortmund, pour adopter le programme électoral à forte teneur sociale, qui doit leur permettre de regrimper dans les sondages.

Martin Schulz est à la recherche de bonnes recettes… Le 9 juin, au lendemain des élections en Grande-Bretagne, le challenger d’Angela Merkel à la chancellerie tweetait : «Viens de téléphoner à Jeremy Corbyn. Nous avons convenu de nous rencontrer rapidement.»

Un sprint de dernière minute venait de permettre au leader du parti travailliste britannique de priver Theresa May de la majorité absolue lors des législatives. Pour le président du Parti social-démocrate allemand (SPD), à la traîne dans les sondages, le temps presse en effet.

Après un départ en fanfare, au début de l’année, sa campagne électorale semble enlisée, depuis le coup d’arrêt des trois défaites subies par le SPD lors des élections régionales du printemps en Sarre, dans le Mecklembourg et surtout en Rhénanie.

Ce dimanche, les sociaux-démocrates se réunissent en congrès à Dortmund, pour adopter le programme électoral à forte teneur sociale, qui doit leur permettre de regrimper dans les sondages. Le SPD accuse depuis des mois un retard de 12 à 15 points derrière l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) au gré des sondages.

Vendredi, l’enquête d’opinion Forschungsgruppe Wahlen créditait le parti de 25% des intentions de vote, contre 39% pour la CDU.

La remontée du Parti libéral-démocrate (FDP) permet même d’envisager le retour à une coalition de centre droit CDU-CSU-FDP, qui a gouverné la RFA pendant des décennies. Martin Schulz a-t-il encore une chance de remporter son pari, et de détrôner l’inamovible Merkel ? Politologues et observateurs ne semblent plus trop y croire.

«Non-campagne»

Face au «bonus» dont la cheffe du gouvernement dispose avec son poste à la Chancellerie, son rival semble bien terne et provincial. Fidèle à son vieux credo selon lequel il n’y aurait «pas de meilleure campagne électorale que l’exercice du pouvoir», Merkel multiplie les apparitions publiques aux côtés d’Emmanuel Macron -nouveau chouchou des médias allemands- pour sauver l’Europe.

Elle s’affiche avec les dirigeants du G7 en Sicile pour réorganiser la défense européenne ou sauver le climat face à Donald Trump. Début juillet, elle recevra à Hambourg les 20 plus puissants leaders de la planète, dans le cadre du G20, organisé cette année par l’Allemagne.

Schulz, l’ancien président du Parlement européen, sera tenu à l’écart. «Merkel est la femme au sommet», résume le politologue de l’Université libre de Berlin, Gero Neugebauer. Face aux inquiétudes suscitées en Allemagne par l’élection de Donald Trump, par le Brexit ou encore la montée des populismes, la chancelière apparaît aux yeux de l’opinion comme le meilleur rempart et un pôle de stabilité.

«Angela Merkel, constate le magazine Der Spiegel, provoque le SPD en refusant de s’engager sur le terrain de la campagne électorale.» «Le thème central de Merkel sera la non-campagne. C’est presque du mépris pour la démocratie, car la CDU a érigé la non-campagne en principe».

«C’est la stratégie de la démobilisation asymétrique», s’insurge Hubertus Heil, le secrétaire général du SPD, en charge de la campagne de Schulz. Et de rappeler qu’en 2009 et en 2013 déjà, la CDU avait remporté les élections en s’évertuant à n’offrir aucune surface d’attaque, et en évitant les débats de fond, afin de contribuer à faire monter l’abstention chez ses adversaires.

Un temps affaibli par la crise des migrants de l’automne 2015, la chancelière a depuis «donné l’impression qu’elle avait la meilleure stratégie» pour gérer ce dossier, grâce notamment à l’accord conclu avec la Turquie, estime la politologue Renate Köcher dans les colonnes du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Erreurs tactiques

Schulz a aussi multiplié les erreurs tactiques, par exemple en choisissant de disparaître de la scène pour ne pas faire de l’ombre à la candidate de son parti aux régionales de Rhénanie. Il semble parfois épuisé, incapable de dévier du script de ses discours et mal entouré.

Son équipe de campagne a notamment pris du retard sur les réseaux sociaux. Ni élu du Bundestag, ni ministre, le chef du SPD est également absent des débats parlementaires, très suivis par les observateurs en Allemagne. Le concurrent de Merkel est ainsi privé d’une tribune qui pourrait lui permettre de renforcer sa carrure de candidat.

Pour tenter de rattraper son retard, Martin Schulz tente depuis des mois de «gauchiser» son discours. A Dortmund dimanche, les sociaux-démocrates vont adopter un programme centré sur la «justice sociale», reposant avant tout sur une réforme de la fiscalité. Lundi dernier, Schulz a promis d’augmenter les impôts sur le revenu pour les plus riches.

«Nous allons réduire la charge fiscale qui pèse sur les petits revenus et les revenus intermédiaires, et soutenir les familles», a promis le candidat, qui annonce 15 milliards d’euros d’économies d’impôts pour les ménages.

Concrètement, le SPD propose de porter le taux maximal d’imposition de 42 à 45% pour les célibataires, à partir de 60 000 euros de revenu imposable (120 000 euros pour un couple). La «taxe spéciale» qui s’applique aux plus gros revenus (plus de 250 000 euros) passerait de 45 à 48%.

Quant aux revenus non imposables, le candidat du SPD souhaite également les faire participer à son effort de relance et les exempter d’une partie des charges sociales, qui seraient prises en charge par l’Etat afin de ne pas réduire les futures retraites. Cette politique fiscale, assure le candidat, «doit stimuler la consommation dans le pays et soutenir les familles».

Ce programme sera-t-il de nature à combler l’écart avec Merkel ? Les propositions du SPD ont aussitôt été tournées en ridicule par le chef de campagne d’Angela Merkel, Peter Tauber. Ce dernier, accuse Martin Schulz de vouloir «mener une politique du dalmatien. Un programme en cinq points ici, un discours en 10 points là : on ne voit que des points !»

Seul Manfred Otzelsberger, journaliste et biographe de Schulz, semble encore croire à un retournement de situation d’ici septembre : «Il est pour l’instant au-dessous de son potentiel. Je ne le donnerais pas vaincu d’avance, l’homme est tenace.»

Les Blogueurs associés

Publié dans Allemagne, Europe, Législatives, Politique | Commentaires fermés

Assistants parlementaires du FN : Marine Le Pen bientôt chez les juges

Posté par Les Blogueurs Associés le 23 juin 2017

Le Pen-Aliot

Cette fois-ci, pas de dérobade !

Après des semaines à fuir la convocation des juges qui enquêtent sur les assistants parlementaires des eurodéputés du Front national, Marine Le Pen a révélé hier, jeudi, qu’un rendez-vous avait été pris pour les jours à venir, sans pour autant préciser la date.

« Cela regarde les juges et moi », s’est-elle contentée de dire à l’AFP. Selon nos informations, la rencontre pourrait avoir lieu la semaine prochaine. Hasard du calendrier, ou pas, son compagnon Louis Aliot était convoqué hier matin par la police dans cette même affaire.

Mais le tout nouveau député des Pyrénées-Orientales n’a pas daigné répondre favorablement à la demande de l’Office de lutte contre la corruption (OCLCIFF) de Nanterre, faisant valoir son immunité parlementaire.

Elle avait refusé de s’y rendre pendant la campagne

Un rebondissement de plus dans ce feuilleton qui empoisonne la vie du FN depuis deux ans.

Dix-sept députés européens frontistes sont suspectés d’avoir fait des contrats de travail à des assistants parlementaires sur les crédits de l’Europe, alors que ces derniers auraient occupé la majeure partie de leur temps à travailler pour le parti.

L’enquête touche le couple Le Pen-Aliot, mais aussi Jean-Marie Le Pen. Le Parlement européen estime son préjudice potentiel à 5 M€ pour la période du 1 er avril 2012 au 1er avril 2017. En pleine campagne présidentielle, la patronne du FN avait refusé de se rendre à une convocation en vue de sa probable mise en examen.

« J’irai rencontrer les juges après la séquence électorale », s’était-elle engagée.

« Les élections sont passées, elle est maintenant libre de s’expliquer sans que cela puisse perturber sa campagne qui est terminée », explique le secrétaire général adjoint du Front, Jean-Lin Lacapelle. »

Elle est très sereine, elle a la conscience tranquille, tout simplement parce qu’elle n’a rien à se reprocher, ajoute-t-il. Et puis le fait que nos assistants parlementaires occupent en parallèle des activités de militant pour leur parti est plutôt une bonne chose. C’est même un devoir ! »

Côté FN, on soupçonne la justice de vouloir provoquer « un écran de fumée » avec ces convocations, au moment où trois ministres issus du MoDem ont dû démissionner à la suite des accusations d’irrégularités dans les emplois de collaborateurs au Parlement européen.

Les Blogueurs associés

Publié dans Europe, Finance, Justice, Politique | Commentaires fermés

UE: Macron ne veut ni « palabre inefficace » ni « coup de menton solitaire »

Posté par Les Blogueurs Associés le 23 juin 2017

Emmanuel Macron

Pour son premier sommet européen, Emmanuel Macron a vanté jeudi sa capacité à « convaincre » ses partenaires », en disant vouloir « sortir d’un dilemme mortel entre la palabre inefficace et le coup de menton solitaire ».

Dans l’UE, « la voix de la France est importante et elle peut changer beaucoup de choses, mais elle suppose d’une part que la France soit exemplaire, qu’elle dise clairement ce qu’elle veut et fasse ce qu’elle dit, c’est la clé de la crédibilité », a expliqué le nouveau président français lors d’un point de presse au premier jour d’un sommet des 28 à Bruxelles.

« Ensuite, il ne faut pas tomber dans une maladie souvent française qui consiste à penser que l’Europe c’est seulement nous. Elle avance quand nous créons des consensus », a plaidé M. Macron, qui a réitéré son ambition de refonder l’UE, une mutation indispensable selon lui pour faire barrage aux extrêmes et au populisme.

« Je crois à la construction à plusieurs, c’est le sel de l’Europe, que nous devons retrouver », a-t-il encore confié devant une salle de presse pleine à craquer, en mentionnant ses récentes rencontres bilatérales avec de nombreux homologues de l’UE.

« Optimisme certain »

Interrogé sur sa volonté de réformes en France et en Europe, il a fait état d’ »un optimisme certain sur notre capacité à avancer sur ces deux fronts ». Enfin, M. Macron s’est félicité de la création d’un Fonds de défense européen, actée jeudi par le sommet.

« Depuis des années et des années il n’y avait pas eu d’avancées en matière de défense. Il y en a eu une aujourd’hui C’est un pas tout à fait positif. Je ne vous le décris pas comme le -Grand soir-. Mais c’est une avancée », a-t-il observé.

Varsovie accuse Macron d’ »antipathie »

La Première ministre polonaise Beata Szydlo a accusé jeudi Emmanuel Macron d’ »antipathie » à l’égard des pays d’Europe centrale, après des propos du président français accusant implicitement ces Etats de traiter l’UE comme « un supermarché ».

A la veille d’une rencontre de M. Macron avec les dirigeants du Groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) à Bruxelles, Mme Szydlo a mis en garde le nouveau chef de l’Etat français.

« La Pologne est ouverte à la coopération avec la France. Mais cela va dépendre du président Macron, s’il veut étaler dans les médias son antipathie à l’égard des pays d’Europe centrale ou bien s’il veut parler des faits », a-t-elle prévenu, lors d’un point presse en marge d’un sommet des 28 à Bruxelles. « Il est bon de parler des faits et non pas de se servir de remarques basées sur des stéréotypes », a-t-elle ajouté.

« L’Europe n’est pas un supermarché »

Mme Szydlo réagissait à l’interview accordée par M. Macron à huit journaux européens, parue jeudi matin, dans laquelle il a critiqué « certains dirigeants européens qui tournent le dos à l’Europe ». « L’Europe n’est pas un supermarché. L’Europe est un destin commun », a-t-il souligné. M. Macron y plaidait pour « promouvoir une Europe qui aille vers un mieux-être économique et social », en mentionnant la question controversée du travail détaché.

« Les grands défenseurs de cette Europe ultralibérale et déséquilibrée, au Royaume-Uni, se sont fracassés dessus. Sur quoi le Brexit s’est-il joué? Sur les travailleurs d’Europe de l’Est qui venaient occuper les emplois britanniques », a rappelé le président français.

« Le travail détaché conduit à des situations ridicules. Vous pensez que je peux expliquer aux classes moyennes françaises que des entreprises ferment en France pour aller en Pologne car c’est moins cher et que chez nous les entreprises de BTP embauchent des Polonais car ils sont payés moins cher ? Ce système ne marche pas droit », a-t-il reproché dans son interview.

Cet affrontement verbal interposé entre M. Macron et Mme Szydlo intervient dans un contexte de frictions sur la réforme de la directive travailleurs détachés –présentée en mars 2016 par la Commission européenne–, que la France souhaite encore durcir au risque de braquer les pays de l’Est, déjà très réticents à tout changement.

Les Blogueurs associés

Publié dans Europe, Politique | Commentaires fermés

Gouvernement : comment s’est décidé le départ de Bayrou

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 juin 2017

François Bayrou

François Bayrou l’a assuré : il avait décidé de quitter le gouvernement le 9 juin. Selon les différentes confidences de proches et de macronistes à des journaux, il a choisi lundi ou mardi de démissionner.

Voici l’histoire officielle : il y a presque quinze jours, le 9 juin, François Bayrou a évoqué avec Emmanuel Macron son départ du gouvernement en raison de l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les soupçons d’emplois fictifs au MoDem. Puis il y a eu vendredi un échange entre Sylvie Goulard et le Président.

C’est ainsi qu’aurait été lancé ce large remaniement intervenu mercredi. Voilà pour la petite histoire. En réalité, les choses seraient bien différentes, beaucoup plus précipitées et moins contrôlées.

Bayrou a pris sa décision la veille

« C’est le président de la République qui en décidera mais je l’ai vu plusieurs fois ces derniers 48 heures, il ne m’a donné aucun signal qui traduisait la volonté d’un départ. » Voilà ce que François Bayrou disait au journal L’Opinion mardi après-midi. « Vous pensez que je vous dirais tout ça si je partais ? », ajoutait-il, bravache.

Et donc très loin de la version offerte mercredi soir. Ce n’est que la veille au soir qu’il a changé d’avis. « Ma décision est prise, la situation n’est plus tenable », affirmait-il à des proches, toujours selon L’Opinion. « Il a tranché mardi soir, la rationalité a repris le dessus », explique encore un proche.

En fait, ce sont bien dans ces 48 heures avant l’annonce du départ de François Bayrou que tout s’est joué, selon Le Figaro. Lundi, Bayrou et Macron se sont parlé à l’Elysée. Le patron du MoDem serait ressorti de son entretien rassuré : comme il n’est pas mis en examen, la règle de la démission ne s’applique pas à lui.

Sauf qu’ensuite est annoncé le départ de Sylvie Goulard, elle aussi issue du MoDem. Egalement en raison de l’affaire des assistants parlementaires européens, sans qu’elle soit mise en examen elle non plus.

Macron : « la vie politique est longue » et « peut être cruelle »

« Il s’est rendu compte que le rapport de forces lui était clairement défavorables », assure un Macroniste dans le quotidien. La pression était intenable sur les épaules de François Bayrou, qui devait porter le projet de loi sur la moralisation de la vie politique. « La démarche me parait assez macronienne », décrypte un centriste dans le Parisien.

« Cette situation exposait le président de la République et le gouvernement (…) Je choisis de ne pas exposer à des campagnes mensongères le gouvernement et le président de la République que je soutiens », a commenté François Bayrou lui-même mercredi soir.

« La situation était telle que la seule personne en France qui ne puisse pas se défendre contre la calomnie diffamatoire et abusive, c’est le ministre de la Justice », a-t-il ajouté. Jeudi matin, au Conseil des ministres, Emmanuel Macron a évoqué les départs de Richard Ferrand, de Sylvie Goulard, de François Bayrou et de Marielle de Sarnez.

Le Président s’est aussi attaché à ménager les apparences. Ces ex-ministres auxquels il a réaffirmé son « soutien » et sa « confiance » ont « servi loyalement », a-t-il déclaré, avant d’observer à la table du Conseil que « la vie politique est longue », et « peut être cruelle ».

Les Blogueurs associés

Publié dans Finance, Justice, Politique | Commentaires fermés

12345...10
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus