• Calendrier

    juillet 2017
    L Ma Me J V S D
    « juin    
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Catégories d’Articles

  • Archives

Arrêts maladie : comprendre le délai de carence

Posté par Les Blogueurs Associés le 7 juillet 2017

La Maladie

Alors que le ministre de l’Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, a annoncé le rétablissement du jour de carance dans la fonction publique en cas d’arrêt maladie, retour sur une mesure supposée garantir une baisse de l’absentéisme, et l’équité entre secteurs public et privé.

Après avoir annoncé, le 29 juin dernier, le gel des salaires des fonctionnaires pour 2018, le ministre de l’Action et des Comptes Publics, Gérald Darmanin, a annoncé jeudi le rétablissement du jour de carence des fonctionnaires en cas d’arrêt-maladie.

Cette mesure, souhaitée par la plupart des candidats lors de la campagne présidentielle, à l’exception notable de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, doit permettre, selon le ministre, de «lutter contre le micro-absentéisme», dont le coût est évalué à «environ 170 millions d’euros par an», a-t-il déclaré.

Cette mesure doit aussi selon lui permettre de «rétablir l’équité entre le public et le privé». Mais les salariés du privé sont-ils vraiment désavantagés par rapport aux fonctionnaires ? Et la suppression du délai de carence est-elle effectivement un remède efficace à l’absentéisme ?

Tous les Français sont-ils logés à la même enseigne ?

Des disparités importantes existent entre les salariés du secteur privé et les fonctionnaires, comme entre les salariés du privé entre eux. Depuis 2013, date de remise en cause par le gouvernement Ayrault du jour de carence instauré dans la fonction publique par le gouvernement Fillon, en 2012, seuls les salariés du privé sont confrontés à un délai de carence.

Au-delà des trois jours de carence, la loi prévoit que les absences pour maladie sont indemnisées à hauteur de 50% du salaire journalier brut – 66% pour les salariés qui ont plus de trois enfants à charge. Enfin, cette indemnité est plafonnée: elle ne peut dépasser 43 euros par jour ou 57 euros pour les parents d’au moins trois enfants.

En comparaison, les fonctionnaires apparaissent très bien lotis. Ils ne connaissent pas de délai de carence et sont donc indemnisés par la Sécurité sociale dès le premier jour de leur absence. Ils conservent l’intégralité de leur traitement, primes et indemnités comprises, pendant une période maximale de 89 jours, ce traitement étant réduit de moitié pendant la période suivante, d’une durée maximale de 270 jours.

En pratique, l’inégalité entre public et privé est-elle aussi importante ?

Non, car les deux tiers des salariés sont couverts par leur entreprise, qui leur assure ainsi une prise en charge bien meilleure que celle prévue par la loi. Selon un rapport de la DREES daté de janvier 2015, la quasi totalité des entreprises qui proposent une telle couverture à leurs salariés leur offre une compensation totale.

Le délai de carence est entièrement pris en charge par l’entreprise, de telle sorte que la rémunération du salarié malade n’est pas ou à peine amputée par un arrêt maladie de trois jours. Un argument utilisé par les adversaires de l’instauration d’un jour de carence dans la fonction publique.

Alors que les entreprises compensent en grande partie le délai de carence pour les salariés du secteur privé, les fonctionnaires ne bénéficieraient pas de la même compensation. Reste que pour un tiers des salariés du privé, cette compensation n’existe pas. Ceux-là se trouvent doublement punis car ils sont le plus souvent en contrat précaire, dans des petites entreprises qui offrent moins d’avantages, ou dans des secteurs qui offrent des conditions de travail difficiles.

Le délai de carence a-t-il un impact sur l’absentéisme ?

De récentes études tendraient à le prouver. Le délai de carence rend l’arrêt maladie plus coûteux et tend donc à le décourager. L’augmentation de l’absentéisme dans la fonction publique ces dernières années permet d’en témoigner.

Dans les collectivités locales, par exemple, les derniers chiffres de Sofaxis (PDF), courtier en assurance qui réalise chaque année une étude sur le sujet, révèlent que le nombre d’arrêts pour 100 agents employés s’élevait à 72 en 2015, après que le jour de carence a été supprimé, contre 60 en 2013, lorsqu’il existait encore.

Dans la fonction publique hospitalière, même problème. Dans une enquête publiée en avril dernier à partir de la base publique de données Hospi Diag, Le Figaro avait constaté que la mise en place du jour de carence en 2012 avait su enrayer la montée l’absentéisme dans les hôpitaux publics (23 jours par agent et par an en 2014 ) qui ont désormais retrouvé leur niveau d’avant son rétablissement.

Le 3 février dernier, la Fédération hospitalière de France, porte-voix des établissements publics, avait appelé à des réformes de fond, préconisant le rétablissement du jour de carence pour lutter contre l’absentéisme, mais aussi pour faire des économies. Cette seule mesure avait rapporté «l’équivalent de 90 millions d’euros».

Consensus à droite pour rétablir le délai de carence

Parmi les principaux candidats à l’élection présidentielle, la plupart avaient plaidé pour sa réinstauration. C’était notamment le cas de François Fillon, candidat LR, «dans un souci d’équité avec le secteur privé». C’était aussi l’avis de Nicolas Dupont-Aignan. Quant à Marine Le Pen, patronne du FN, elle propose, «dans un souci d’égalité», d’établir «à deux jours le délai de carence dans le public et le privé».

Seuls Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, à gauche, s’étaient exprimés contre son rétablissement. Le candidat de la France Insoumise plaidait même pour sa suppression dans le secteur privé.

Les Blogueurs associés

Publié dans Santé, Travail | Commentaires fermés

Offensive des salariés du sous-traitant automobile

Posté par Les Blogueurs Associés le 5 juillet 2017

GM&S

Des salariés de la société creusoise placée en liquidation judiciaire occupent un site de production de Peugeot dans l’Allier. Ils entendent faire pression pour obtenir de meilleures conditions de reprise par l’équipementier GMD.

Les métallos de GM&S, le sous-traitant automobile creusois en liquidation judiciaire, ne lâchent rien. Jugeant les annonces de fin de semaine insuffisantes, ils ont frappé fort mercredi en bloquant le site stratégique de Peugeot à Sept-Fons dans l’Allier. Quitte à se faire sèchement rappeler à l’ordre par Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, lors des questions d’actualité àl’Assemblée.

Vendredi, le tribunal de commerce de Poitiers avait délibéré, accordant une modeste poursuite d’activité jusqu’au 21 juillet sur les fonds de l’AGS (Assurance de garantie des salaires) faute de trésorerie, et sur la foi d’une offre de reprise présentée par le leader européen de l’emboutissage GMD.

Offre que le procureur de la République avait lui-même qualifiée de «perfectible, notamment dans son volet social». Les élus CGT l’avaient annoncé sous les applaudissements de leurs collègues, «si c’est le dernier virage, alors on va en sortir comme une balle».

Jugeant durement les négociations menées sous la houlette du ministère de l’Economie, les salariés estiment l’issue trouvée insuffisante. En effet, GMD qui n’a jamais caché son intérêt pour le site industriel creusois n’a pas réévalué l’offre de reprise déposée au tribunal de commerce en tenant compte des conditions arrachées de haute lutte par les élus du personnel et par l’Etat.

Convaincus que, comme par le passé, l’offre de reprise ne pourra être revue à la hausse et les salariés licenciés indemnisés, qu’en faisant pression sur les constructeurs français, les GM&S ont décidé mardi soir, dans la dernière ligne droite qui les conduira le 19 juillet au tribunal de Poitiers, de privilégier l’action à la discussion.

Mercredi, ils ont débarqué à 150 dès potron-minet au pied de l’usine Peugeot de Sept-Fons dans l’Allier pour en bloquer toutes les entrées. Ce site est stratégique pour le constructeur français, ses 560 salariés alimentent six à sept unités d’assemblage en disques de frein et blocs diesel.

Yannick Bézard le directeur des achats de Peugeot a, d’ailleurs, réagi de manière assez ferme en qualifiant cette action «d’agression de nature à bloquer des discussions qui sont toujours en cours et à remettre en cause la forme d’accompagnement qui est la nôtre dans le projet de reprise par GMD».

Une vision que les salariés de GM&S réfutent en bloc par la voix de Jean-Marc Ducourtioux, élu CGT. «Nous maintenons que Peugeot n’est pas un client comme les autres, mais un donneur d’ordres. Que de fait, il n’est pas étranger à la situation que connaît notre usine et aux conséquences dramatiques qu’elle aura sur l’avenir d’une part d’entre nous.»

Face à une action que les porte-parole des salariés avaient annoncée, dans le détail, dès mardi soir, Peugeot a répliqué en tout début d’après-midi, mercredi, en affrétant un hélicoptère venu enlever dans la cour de l’usine les pièces bloquées dans l’Allier. Parallèlement, le constructeur français en appelle aux «pouvoirs publics pour appliquer la loi républicaine», appel à peine déguisé à l’évacuation du site par la force.

«Nous resterons un jour, deux jours, trois, cinq s’il le faut», a rétorqué Jean-Marc Ducourtioux, au rappel à l’ordre de Bruno Le Maire, en fin d’après-midi, depuis l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement.

En effet, presque concomitamment à la mise en place du pont aérien par Peugeot, le ministre de l’Economie a appelé à la «levée immédiate et sans délai» du blocage, estimant qu’«il n’y aura aucune solution dans la menace ou dans le blocage».

Les élus CGT ont choisi quoi qu’il en soit de camper sur leurs positions : «Nous allons continuer de bloquer dans une ambiance respectueuse et sereine mais avec la ferme intention de ne pas bouger tant que nous n’aurons pas eu d’avancée.» En l’occurrence, l’organisation syndicale explique être venue «pour obtenir des engagements écrits de PSA, qui a fait beaucoup d’annonces sous la pression de l’Etat, mais n’a pris aucun engagement formalisé».

Pour «lever le siège» de Sept-Fons, les salariés demandent, par ailleurs,  «une prime supra-légale pour mauvais traitement à l’intention de tous les salariés licenciés, aux frais des constructeurs français qui nous ont mis dans cette impasse en envoyant notre chiffre d’affaires ailleurs».

Les Blogueurs associés

Publié dans Economie, Emploi, Finance, Industrie, Justice, Travail | Commentaires fermés

Le commerce en ligne profite à la création d’emplois

Posté par Les Blogueurs Associés le 4 juillet 2017

Le commerce en ligne

Entre la logistique, le marketing et bien sûr l’informatique, l’économie numérique, portée par le e-commerce, a eu des effets positifs sur l’emploi. La croissance du commerce en ligne reste décidément bien insolente : son chiffre d’affaires a encore progressé de 15 % au dernier trimestre 2016 selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad).

Un dynamisme qui ne s’essouffle pas : pas moins de 21 000 sites marchands avaient déjà été créés sur l’année 2015 ! « Cette croissance se répercute forcément sur l’emploi, témoigne Eliane Barbosa, directrice des ressources humaines de Voyages-sncf.com, le distributeur de billets en ligne de la SNCF. »

« Notre objectif est de devenir leadeur en Europe d’ici 2020. Pour y parvenir, nous devons encore et toujours offrir une meilleure expérience client. Et pour cela, nous avons besoin de monde. » Concrètement, la société de 1 200 salariés recrutera 150 nouveaux collaborateurs cette année.

« 85 % de nos besoins concernent des techniciens, des développeurs et des spécialistes de la data. Mais nous créons aussi des postes plus traditionnels dans les carrières commerciales, le marketing ou le contrôle de gestion. » Preuve que l’e-commerce ne recrute pas que des profils digitaux.

Compétences multiples

Fort d’une progression de 31 % de son chiffre d’affaires au premier trimestre 2017, le site de vente en ligne Showroomprivé.com entend lui aussi enrichir son équipe de 1 000 personnes, avec 150 collaborateurs supplémentaires dès cette année.

« Nos besoins s’étendent des préparateurs de commande et agents logistiques, sans qualification particulière, à des ingénieurs de niveau bac + 5, précise Floriane Lamouroux, la directrice des ressources humaines du site. Il faut également faire vivre le produit et le rendre beau, d’où des besoins en créatifs, en stylistes ou en photographes. »

Le groupe, qui accueille volontiers des candidats issus de la distribution classique, observe un rapprochement des deux milieux sur le terrain. « Il est intéressant justement de confronter notre ADN de pure player (NDLR : entreprise dont l’activité est exclusivement menée sur Internet) à des profils ayant évolué dans la distribution traditionnelle.

C’est payant de croiser les regards. Et de toute façon, nous proposons à nos recrues des formations à nos outils spécifiques. » Autre illustration de ce rapprochement, coté produit cette fois : à l’occasion de ses 10 ans d’existence, Showroomprivé a lancé l’an dernier sa propre collection de prêt-à-porter…tel un Zara ou un H & M !

La dynamique du secteur porte également la création de start-up qui alimentent cet écosystème. Lancée en 2015, Stuart propose ainsi un service de livraison innovant aux acteurs de l’e-commerce et embauche à son tour.

« Nous mettons une flotte de livreurs indépendants à destination de vendeurs et notamment d’acteurs de l’e-commerce pour leurs retours colis par exemple », explique Nicolas Breuil, le responsable marketing de l’entreprise. Avec 85 collaborateurs déjà, répartis dans cinq villes, Stuart recrute elle aussi.

« Au-delà des livreurs, nous avons besoin de profils très qualifiés en logistique, de développeurs pour optimiser notre plate-forme Web et mobile ou encore de data scientists pour identifier les meilleurs coursiers en temps réel. » Et ce n’est qu’un début.

Des manageurs pour améliorer la performance

Croissance et concurrence obligent, les acteurs du e-commerce cherchent à réduire leurs coûts, d’où l’augmentation des postes proposés en « lean management » (management plus « maigre », sans pertes et avec le meilleur rendement possible).

« Ces profils doivent travailler à la mise en place ou à l’amélioration des processus logistiques, dans des contextes de croissance forte pour certains et de recherche d’optimisation pour d’autres », explique Sébastien Perdereau, spécialiste des secteurs transports, logistique et achats chez Michael Page.

L’an dernier, le cabinet de conseil en recrutement a observé une croissance de presque 10 % des demandes sur ces postes chez ses clients, dans le secteur de la distribution en général et du e-commerce en particulier.

Les Blogueurs associés

Publié dans Economie, Emploi, Finance, Industrie, Numérique, Travail | Commentaires fermés

Code du travail : la réforme pour la première fois devant les ministres mercredi

Posté par Les Blogueurs Associés le 28 juin 2017

Code du travail

La réforme du Code du travail va faire un premier passage devant le Conseil des ministres ce mercredi. Une récente étude de l’Insee montre toutefois que le Code du travail n’est pas le seul frein à l’embauche pour les entreprises.

La réforme du Code du travail passe à la vitesse supérieure. Le texte va faire un premier passage devant le Conseil des ministres, ce mercredi, avec l’examen du projet de loi d’habilitation à prendre des ordonnances. Au menu: la place de l’accord d’entreprise, le contrat de chantier ou encore le changement de modalités du licenciement.

«Nous voulons aller vite», rappelait Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, dans les colonnes du JDD. Avant d’ajouter: «Les mesures adoptées feront l’objet d’une application immédiate».

Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, la réforme du Code du travail comprend plusieurs «points sensibles» aux yeux des syndicats: l’assouplissement des licenciements économiques, le plafonnement des indemnités prud’homales, la fusion des instances représentatives du personnel et l’inversion de la «hiérarchie des normes» avec une place centrale pour l’accord d’entreprise.

En cause, la complexité et la rigidité du droit du travail sont des arguments mis en avant pour motiver la réforme en cours.

Un véritable marathon jusqu’au 20 septembre

Pour ménager les organisations patronales – et surtout syndicales – les concertations ayant débuté le 9 juin vont se poursuivre avec les partenaires sociaux. Le premier round portait sur l’articulation entre la convention de branche et l’accord d’entreprise.

Depuis ce lundi et jusqu’au 7 juillet, les discussions vont porter sur la «simplification et le renforcement du dialogue social». Enfin, le troisième thème – sécurisation des relations au travail – sera abordé du 10 au 21 juillet.

Mais d’ici là, la réforme va poursuivre son parcours parlementaire. Après l’examen en conseil des ministres du projet de loi d’habilitation à réformer par ordonnances, le texte sera examiné au Parlement du 24 au 28 juillet. Les ordonnances elles-mêmes doivent être envoyées d’ici fin août au Conseil d’Etat avant une adoption en Conseil des ministres d’ici le 20 septembre.

Le Code du travail n’est pas le seul frein à l’embauche

Dans une récente étude – menée sur les six derniers mois auprès de 10.000 entreprises – l’Insee a cherché à savoir quels étaient les principaux freins à l’embauche de salariés en CDI et en CDD de longue durée. Selon cette étude, près de 30% des entreprises ont des difficultés à recruter.

Et surtout, près de la moitié d’entre elles (47%) disent être confrontées à des barrières qui les empêchent d’embaucher. Pour 28% des entreprises, c’est le manque de visibilité sur leur carnet de commande, sur l’évolution de leur activité dans les mois à venir, qui les rend réticentes à embaucher.

Deuxième cause mise en avant: les problèmes de main d’œuvre. 27% des entreprises disent en effet avoir des difficultés à trouver du personnel qualifié. Un constat que font particulièrement les entreprises du BTP. La troisième cause est le coût du travail. Les cotisations sociales et le niveau des salaires sont notamment un frein à l’embauche pour 23% des entreprises.

Quant au Code du travail et aux barrières liées à la règlementation, il arrive en quatrième position des freins à l’embauche: il est mentionné par 18% des entreprises qui évoquent notamment les risques juridiques autour du licenciement mais aussi les incertitudes liées aux changements de législation….Autant de pistes à explorer pour Emmanuel Macron, qui a promis de réduire le taux de chômage à 7% en 2022.

Les Blogueurs associés

Publié dans Emploi, Industrie, Politique, Travail | Commentaires fermés

 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus