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Ryanair ne pourra plus imposer le droit irlandais à tous ses salariés

Posté par Les Blogueurs Associés le 15 septembre 2017

Ryanair

Une décision rendue jeudi par la Cour de justice de l’Union européenne interdit à Ryanair d’imposer constamment le droit irlandais. Elle pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du segment «low cost» du transport aérien.

Ryanair ne pourra plus imposer le droit du travail irlandais au personnel navigant travaillant ailleurs en Europe, après une décision rendue jeudi par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Cette décision pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du segment «low cost» du transport aérien.

La Cour de Luxembourg a rendu un arrêt favorable à des membres du personnel de cabine de la compagnie irlandaise basés à l’aéroport belge de Charleroi et qui avaient saisi la justice locale en 2011 afin que leur soit appliqué le droit du travail belge, jugé plus protecteur que l’irlandais.

Ryanair arguait du fait que le droit du travail irlandais devait s’appliquer à leurs contrats. «Dans son arrêt d’aujourd’hui, la Cour rappelle tout d’abord que, s’agissant des litiges relatifs au contrat de travail, les règles européennes concernant la compétence judiciaire ont pour objectif de protéger la partie contractante la plus faible», lit-on dans l’arrêt de la CJUE.

«Ces règles permettent notamment au travailleur d’attraire en justice son employeur devant la juridiction qu’il considère comme étant la plus proche de ses intérêts, en lui reconnaissant la faculté d’agir notamment devant les tribunaux de l’État membre dans lequel l’employeur a son domicile ou devant le tribunal du lieu dans lequel le travailleur accomplit habituellement son travail.»

Les contrats de travail des salariés de Ryanair, à l’origine du litige, stipulaient qu’ils étaient réputés travailler en Irlande puisqu’ils étaient affectés à des appareils immatriculés dans ce pays. Mais ils précisaient aussi que leur base était l’aéroport de Charleroi, ce qui voulait dire que leur journée de travail commençait et se finissait là, et qu’ils devaient résider à moins d’une heure de leur «base d’affectation».

En 2010, Ryanair était devant la justice pour «non-respect» du droit du travail français. On lui reprochait d’appliquer sur le sol français le droit irlandais, beaucoup moins protecteur, ne s’acquittant ni des charges sociales françaises, ni des cotisations au régime de retraite obligatoire du secteur.

Or, «pour ce qui concerne la détermination de la notion de «lieu où le travailleur accomplit habituellement son travail», la Cour se réfère à sa jurisprudence constante selon laquelle cette notion vise le lieu où, ou à partir duquel, le travailleur s’acquitte, de fait, de l’essentiel de ses obligations à l’égard de son employeur», explique la CJUE.

En 2014, le Comité européen du dialogue social pour l’aviation civile avait lancé une enquête sur les «faux indépendants» du secteur aérien. Des éléments révélés dans une pré-enquête démontraient que Ryanair pratique «massivement» le travail dissimulé, «facturant leurs services via des microsociétés irlandaises».

À l’époque, Michael O’Leary, patron impulsif de Ryanair, clamait haut et fort: «Nous faisons cela depuis 29 ans et nous continuerons à le faire encore 29 ans.» Aujourd’hui, il semble pourtant que l’âge d’or du système Ryanair soit durablement mis à mal.

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Chronopost livrera le dimanche à compter du 19 novembre

Posté par Les Blogueurs Associés le 15 septembre 2017

Chronopost

Chronopost, la filiale de livraison de colis du groupe La Poste, a annoncé jeudi qu’elle assurerait désormais des livraisons le dimanche en matinée dans les 14 principales villes de France et en Ile-de-France à compter du 19 novembre.

« Nous allons déployer cette solution sur 1.000 codes postaux qui correspondent à 50% de la population française, avec la possibilité d’être livré le dimanche entre 9H00 et 13H00″, a détaillé lors d’une conférence de presse le directeur de la communication de Chronopost, Frédéric Bernard.

Cette décision intervient alors qu’une expérimentation d’un an a été réalisée, avec le site de commerce en ligne CDiscount, à Paris et dans les Hauts-de-Seine, avec en moyenne plusieurs centaines de livraisons chaque dimanche.

« Nous avions des clients qui souhaitaient être livrés le dimanche. Nous l’avons donc testée en interne avec de gros produits et avons trouvé une certaine appétence pour cette solution. Livrer le dimanche permet de s’assurer que le client est bien chez lui quand il reçoit sa commande », a expliqué Pierre-Yves Escarpit, directeur des opérations de CDiscount « Il nous manquait un jour de livraison et cela répond aux attentes de nos clients.

92% de ceux que nous avons interrogé voulaient avoir le choix entre le samedi et le dimanche, 38% étaient même prêts à payer plus cher dans ce but », a détaillé M. Bernard, qui souligne également « une forte attente du côté vendeur ».

15.000 livraisons d’ici 2018

Chronopost espère atteindre les 10.000 livraisons lors du dimanche précédent Noël et vise pour 2018 « un rythme de croisière de 15.000 colis livrés » chaque dimanche. En moyenne, l’entreprise livre 600.000 colis par jour en France, dont 190.000 en provenance des entreprises de commerce en ligne.

Les syndicats CGT et SUD ont contesté cette décision « unilatérale », estimant qu’il s’agissait d’un « bouleversement profond pour l’entreprise comme pour ses salariés » ainsi que pour les « organisations du travail et la qualité du service rendu, tout comme la répartition des jours travaillés dans la semaine ».

La CGT annonce avoir « saisi l’inspection du travail pour contraindre Chronopost à respecter ses obligations » car les instances représentatives du personnel « n’ont pas été consultées ». De son côté, SUD-PTT a dit « réprouver » ce livraisons dominicales.

Le syndicat dénonce le recours « à la sous-traitance » qui « maintient précarité et bas salaires dans une activité qui pourtant connaît une forte croissance ».

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Les Chinois vont produire des t-shirts bon marché aux États-Unis avec des…robots

Posté par Les Blogueurs Associés le 13 septembre 2017

Tianyuan Garments

En 2018, la société chinoise Tianyuan Garments, entreprise basée dans le parc industriel de Suzhou dans l’est de la Chine, va installer une usine de vêtements dans l’Arkansas. La Chine est connue pour ses produits textiles extrêmement bon marché.

L’usine américaine de Tianyuan Garments coûtera 20 millions de dollars et sera équipée de 330 robots, créations de Softwear Automation Inc., société basée à Atlanta. Les installations pourront atteindre un rythme de 23 millions de t-shirts par an.

Le coût d’un t-shirt sera en moyenne de 33 dollars. « Nulle part dans le monde, même le marché du travail le moins cher ne pourra rivaliser avec nous », a déclaré Tang Xinhong, le président de la société.

« Tianyuan Garments et d’autres fabricants chinois utilisent une nouvelle génération de robots industriels afin de surmonter les contraintes de hausses de salaires et de travailleurs vieillissants », explique Jae-Hee Chang, chercheur en fabrication de pointe de l’Organisation internationale du Travail (OIT) à Genève.

Au cours des cinq dernières années, la main d’œuvre chinoise a diminué et les employeurs ont augmenté les salaires de plus de 10 % afin d’attirer des travailleurs plus jeunes et davantage qualifiés.

La chaîne d’approvisionnement américaine, l’infrastructure, les consommateurs et la main d’œuvre qualifiée font des États-Unis une base de production attrayante si le coût de main d’œuvre est supprimé de l’équation, a expliqué le responsable.

Compétences

L’industrie textile a été plus lente à s’automatiser que d’autres secteurs, comme les secteurs automobiles et électroniques. Développer un robot avec la dextérité d’une main humaine est une proposition coûteuse, explique Pete Santora, directeur commercial Softwear Automation.

« Coudre une chemise avec une poche sur la poitrine est une opération qui nécessite 78 étapes. » Les robots logiciels seront capables de confectionner un t-shirt toutes les 26 secondes. La nouvelle usine offrirait environ quatre cents emplois, principalement des postes d’opérateurs de machines.

Cependant, Tianyuan Garments n’a fait aucun commentaire au sujet du transfert des opérations textiles chinoises aux États-Unis. Pourtant, de nombreux fabricants de vêtements sont réticents à quitter la Chine. Au cours des deux dernières décennies, l’industrie a construit un vaste réseau d’approvisionnement en fils, colorants, attaches, fermetures à glissière et garnitures.

Selon les observateurs, l’initiative de Tianyuan montre que les pays les plus pauvres qui comptent sur la fabrication pour sortir de la pauvreté – comme l’ont fait le Japon, la Chine et la Corée durant les décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale – devront offrir plus qu’une main d’œuvre bon marché et devront se mettre au diapason en ce qui concerne l’emploi de robots intelligents.

La Chine reste le plus grand exportateur mondial de vêtements, avec une valeur annuelle de 170 milliards de dollars. Tianyuan, l’un des plus grands fabricants de vêtements en Chine, fournit Adidas, Armani, Reebok et d’autres grandes marques.

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