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Nombre de collaborateurs en baisse: dans les ministères, c’est la surchauffe

Posté par Les Blogueurs Associés le 22 août 2017

Emmanuel Macron

Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron avait promis de changer le système politique, gouvernemental, administratif pour plus d’efficacité. La machine traditionnelle arrivait à bout de souffle, le peuple aussi grognait, et en plus des économies s’imposaient.

Comme promis, le chef de l’État a donc fait publier au Journal officiel du 19 mai un décret limitant le nombre de conseillers entourant son gouvernement. Sauf que cent jours après le début de sa présidence, les choses coincent encore.

Depuis la publication d’un décret en mai dernier, les ministres ne peuvent plus dépasser les 10 collaborateurs. Une règle stricte qui pousserait les équipes à bout, raconte le journal Le Monde.

« Le cabinet d’un ministre ne peut comprendre plus de dix membres. » Ainsi tranchait le décret relatif aux cabinets ministériels paru le 19 mai dernier au Journal officiel, signé par Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe. Il ajoutait que « le cabinet d’un ministre délégué ne peut comprendre plus de huit membres » et celui d’un secrétaire d’Etat, pas plus de cinq.

Depuis, les ministères s’habituent tant bien que mal à fonctionner en effectifs réduits. Selon un article paru ce lundi sur le site du Monde, l’adaptation est difficile et l’épuisement est proche.

« Tous les jours, c’est 7 heures-23h45″, a confié un conseiller ministériel au quotidien du soir. « Pour les ministres, c’est pareil. C’est l’enfer. On verra combien de temps ça durera. » En poste dans un autre ministère, un directeur de cabinet qui a demandé l’anonymat n’a pas dit autre chose.

Lui supporte un « rythme très éprouvant physiquement », à raison de 18 à 20 heures de travail par jour, couplées à « environ cinq heures » le samedi et le dimanche.

Si des ministres ont fait part au Président et au Premier ministre des difficultés rencontrées depuis la publication du décret, le duo ne compte pas revenir dessus, ajoutent les journalistes du Monde.

Se rapprocher des administrations

Ce n’est pas la première fois que le nombre de collaborateurs ministériels fait l’objet de l’attention de l’exécutif. François Fillon avait fixé par circulaire la taille des cabinets à 20 collaborateurs en 2010, alors qu’il était Premier ministre, rappelle L’Express.

Jean-Marc Ayrault était lui descendu à 15, toujours via une circulaire. Seulement, la règle n’était pas toujours respectée, une situation que le décret vise à empêcher car il ne laisse pas le choix. 

Finis les « CDD en cachette », assure au Monde une source à Matignon. Ce qui n’empêche pas le recours à de nouvelles astuces, comme l’attribution d’une « mission opérationnelle de sécurité et de défense » à trois conseillers du ministère de l’Intérieur et à leur six chargés de mission, tous sortis du cabinet.

Pour l’entourage d’Emmanuel Macron, l’objectif du resserrement des effectifs est de « travailler au plus près des administrations », rapporte le quotidien du soir. De fait, celle-ci sont maintenant plus présentes, « un changement de culture »,commente un directeur de cabinet d’un ministère.

Les équipes vont-elles cependant tenir encore longtemps ? « Pour Macron, c’est un moyen de dire: ‘Vous voyez ? Je fais mieux avec moins !’ », s’agace au Monde un ancien conseiller de Matignon. Jusqu’à l’implosion ?

Résultat : Le Monde rappelle que c’est le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques qui est allé représenter la position officielle de la place Beauvau lors d’une réunion interministérielle sur le projet de loi de sécurité intérieure. Les directions d’administrations deviennent peu à peu des sortes d’extensions des cabinets.

« Il faut trouver un nouvel équilibre », explique Bercy. Reste à définir ce qui peut être effectivement géré par les administrations centrales en lieu et place des cabinets ministériels. Car comme le rappelle un conseiller de Bercy, « l’administration n’est pas [tenue] responsable, alors que s’il y a une crise ou un problème, le cabinet [lui] saute ».

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Publié dans Politique, Santé, Travail | Commentaires fermés

Fermetures massives de McDonald’s en Inde

Posté par Les Blogueurs Associés le 21 août 2017

McDonald's

La chaîne de fast-food américaine McDonald’s va fermer 169 restaurants en Inde, soit 40% des « McDo » du pays, en mettant fin à son accord de franchise avec un partenaire local, a-t-elle annoncé lundi.

Cette fermeture soudaine risque de sérieusement raboter les parts de marché de la marque au « M » d’or dans un secteur prometteur mais très concurrentiel. La majorité des McDonald’s de New Delhi avaient déjà fermé il y a deux mois en raison de la bataille entre le géant de la restauration rapide et son partenaire indien, Vikram Bakshi.

Ces derniers étaient associés à 50/50 dans la co-entreprise Connaught Plaza Restaurants Private Limited (CPRL), qui gère les restaurants de l’enseigne dans le nord et l’est de l’Inde.

« Nous avons été obligés (de mettre fin au partenariat, ndlr) car CPRL a matériellement enfreint les conditions des accords de franchise liés aux restaurants concernés », a déclaré McDonald’s India dans un communiqué.

Tous les restaurants McDonald’s tenus par CPRL devront cesser leur activité sous 15 jours. Les enseignes du reste du pays, gérées via d’autres filiales, ne seront pas affectées.

Le géant de la restauration rapide va désormais se mettre à la recherche d’un nouvel interlocuteur local mais ce divorce assombrit son futur dans un marché de la restauration indienne en pleine expansion.

McDonald’s India opérait jusqu’ici près de 400 restaurants dans 65 villes d’Inde et a cédé ces dernières années du terrain face aux chaînes comme Domino’s Pizza ou Pizza Hut.

Cette séparation met fin à une relation acrimonieuse avec Vikram Bakshi, que McDonald’s avait fait évincer du poste de directeur exécutif de CPRL en 2013. Ce dernier y avait été remis par décision de justice.

L’intéressé a indiqué que son entreprise entendait contester la fin de l’accord de franchise devant les tribunaux. « C’est un nouveau comportement méprisant, malhonnête et tyrannique de la part de McDonald’s », a déclaré M. Bakshi à l’agence Press Trust of India.

Les responsables de CPRL n’étaient pas joignables dans l’immédiat par l’AFP.

Fin juin, plus d’une quarantaine de restaurants de New Delhi avaient dû fermer leurs portes car une des licences nécessaires n’avait pas été renouvelée, signe des luttes intestines entre McDonald’s et M. Bakshi, mettant subitement plus de 1.500 employés au chômage technique.

L’enseigne avait à l’époque assuré que ce dérangement n’était que temporaire. Avec une population de 1,25 milliard d’habitants et une classe moyenne grandissante, l’Inde est un pays qui fait rêver les grandes marques de restauration mondiales.

Le marché de la restauration rapide y est actuellement valorisé à 1,5 milliard de dollars et croît d’environ 15% par an, selon des données de la société de conseil indienne Technopak.

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Ménages, entreprises: Bruno Le Maire promet une «baisse des impôts pour tous»

Posté par Les Blogueurs Associés le 21 août 2017

Bruno Le Maire

Dans un entretien accordé au quotidien Sud-Ouest, le ministre de l’Économie admet toutefois la possibilité d’une surtaxe de 2 milliards sur les grands groupes. «Nous baisserons les impôts pour les entreprises comme pour les ménages», promet Bruno Le Maire, dans un entretien publié ce lundi par le quotidien régional Sud-Ouest.

Le ministre de l’Économie lève le voile sur son programme de la rentrée: revalorisation du travail, hausse du pouvoir d’achat et baisse d’impôts générale… Autant de dossiers chauds qui l’attendent sur son bureau. Bruno Le Maire se défend tout d’abord de vouloir revenir sur la baisse d’impôts promise aux entreprises.

«Notre ambition est claire: alléger les charges des entreprises sur la durée du quinquennat. Et ce dès 2018, avec notamment une baisse sans précédent de l’impôt sur les sociétés qui passera de 33,3 % aujourd’hui, à 25 % en 2022.»

Revenant sur l’information du Figaro selon laquelle une surtaxe de 2 milliards d’euros sur les grandes entreprises serait à l’étude, le ministre assure que «rien n’est encore décidé à ce jour».

Il met en garde contre la tentation de faire au gouvernement un «faux procès». «Un élément de contexte tout d’abord: la taxe sur les dividendes, mise en place en 2012, a été jugée illégale par la Cour de justice européenne. Elle sera donc supprimée».

«Mais le gouvernement devra faire face au coût du contentieux perdu par l’État, pour le passé. C’est ce dernier point qui pose une difficulté», explique-t-il. Ces coûts, en effet, pourraient s’élever jusqu’à 6 milliards d’euros !

«Nous discutons pour définir une solution temporaire, qui ne concernerait que quelques très grands groupes. Seuls seront concernés ceux réalisant plus de 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires ; aucune PME ne sera concernée», insiste Bruno Le Maire.

Et de marteler: «Le cap fixé par le chef de l’État, le Premier ministre et le gouvernement est celui de la baisse des impôts pour tous et de la valorisation du travail. Ce cap, nous le maintiendrons: nous baisserons les impôts pour les entreprises comme pour les ménages».

Pouvoir d’achat

Côté pouvoir d’achat, Bruno Le Maire souligne notamment qu’«avec la suppression, dès 2018, des cotisations maladie et chômage, le gain pour un salarié au SMIC sera de 250 euros par an». Il rappelle que la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers «va être mise en place progressivement».

Enfin, pour les plus fragiles, il assure que «nous allons augmenter la prime d’activité, l’allocation pour les adultes handicapés ainsi que le minimum vieillesse». D’autres, en revanche, devront faire «un effort», reconnaît le ministre, en évoquant les retraités qui subiront la hausse annoncée de la CSG pour compenser la suppression des cotisations sociales.

Il assure néanmoins que «les plus modestes ne seront pas touchés: un retraité seul qui perçoit moins de 1200 euros par mois ne sera pas concerné. Ni les couples qui perçoivent moins de 1800 euros mensuels».

Enfin, concernant l’un des chantiers les plus chauds de la rentrée, Bruno Le Maire évoque la réforme du Code du travail: «Si nous voulons que les entreprises embauchent davantage, il leur faut plus de sécurité juridique et plus de simplicité. » Il rappelle que l’emploi est la «seule raison» d’être de cette réforme.

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Economie – Santé : la promesse à 4,5 milliards du candidat Macron

Posté par Les Blogueurs Associés le 19 août 2017

Les dentistes

Le candidat Emmanuel Macron a promis le remboursement à 100 % des soins dentaires, d’optique et d’audioprothèses. Qui va payer les 4,5 Mds€ que coûtera la mesure ? C’est l’un des devoirs de vacances du ministère de la Santé.

Le cabinet de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, planche sur la promesse de campagne d’Emmanuel Macron d’instaurer à l’horizon 2022 le remboursement à 100 % des soins dentaires, d’optique et d’audioprothèses. Comment cette promesse sera-t-elle mise en oeuvre ?

Le projet en cours d’élaboration repose sur l’instauration de «paniers de soins» couvrant les besoins du patient et remboursés à 100 %. En termes de pouvoir d’achat, l’enjeu est de taille puisque le reste à charge supporté par les patients s’élève à près de 4,5 Mds€ par an dont 1,5 milliard pour les lunettes, 2,4 pour les soins dentaires et 460 millions pour les audioprothèses.

Qui va payer la suppression de ce reste à charge payé par les Français ?

Pour le gros morceau que constituent les soins dentaires, le voile a été en partie levé courant juillet lors d’un entretien au ministère avec les trois syndicats représentatifs des chirurgiens- dentistes. La ministre attend d’eux une contribution concrète à la suppression des 2,4 Mds€ de reste à charge annuelle sur les 11 Mds€ dépensés par an chez les dentistes.

Dans ce but, le ministère a fait un geste en annonçant des négociations pour bâtir une nouvelle convention tarifaire entre les dentistes et l’assurance maladie et donc une nouvelle grille de remboursement des soins. Mais attention : ça devra être donnant-donnant, a insisté le ministère.

Établir un panier de soins essentiels remboursés à 100 %

«On n’a pas les moyens en France de supprimer le reste à charge sur toutes les prestations», réagit Catherine Mojaïski, présidente de la CNSD, premier syndicat chez les dentistes, qui participait à la réunion et se réjouit de la reprise des négociations».

L’idée avancée par le ministère, confirme-t-elle, est d’établir «un panier de soins essentiels couvrant l’ensemble des besoins des patients et qui seront pris en charge à 100 %».Ce package intégrera les soins préventifs (détartrage…), mais aussi curatifs tels que caries, dévitalisations… et bien sûr les prothèses, dont la ministre veut voir fortement baisser les prix.

En contrepartie, les soins de base seront mieux remboursés. Libre au patient de choisir une prestation supérieure, mais ce sera à sa charge ou à celle de sa complémentaire. «Notre objectif, insiste Catherine Mojaïski, c’est de faire de la prévention et d’éviter la prothèse.»

Invité au ministère en septembre prochain, Louis Godinho, président de l’Unaf, syndicat d’audioprothésistes, défend depuis 2014 le principe d’un panier de base remboursé à 100 %. Il proposera au ministère de retenir une offre «moyenne gamme, simple mais de qualité», sur laquelle les professionnels pourraient faire un effort jusqu’à 250 €, «à condition, dit-il, que l’assurance maladie porte son remboursement à 370 €».

«Ainsi, le reste à charge de 1 000 € en moyenne passera à 500 €». Aux complémentaires santé de compenser le reste. Sans hausse de cotisations. C’est l’autre chantier d’Agnès Buzyn, attendue sur la qualité de ces paniers de soins.

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Publié dans Economie, Finance, France, Politique, Santé | Commentaires fermés

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