La bataille du savon de Marseille oppose le « Made in France » au « Made in Provence »

Posté par Les Blogueurs Associés le 12 décembre 2017

Marius Fabre

C’est une jolie boutique au cœur du très chic quartier du Marais à Paris. Sur de grandes armoires de bois sont exposés des gros cubes verts ou jaunes, des crèmes pour les mains, du shampooing ou encore des savonnettes parfumées. Le premier magasin entièrement dédié au savon de Marseille ouvre à Paris.

C’est Marius Fabre, une petite fabrique située à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) qui est à l’origine de cette incursion en terre parisienne.Cette maison créée en 1900 appartient toujours à la famille du fondateur. Ce sont aujourd’hui les arrières-petites-filles de Marius Fabre qui dirigent l’entreprise. Ouvrir une boutique qui vend presque exclusivement du savon, cela aurait été sans doute inimaginable il y a encore dix ans.

Il faut savoir que si le savon de Marseille était présent dans tous les foyers au début du XXe siècle avec un pic en 1913 de 180.000 tonnes produites, ses ventes ont décliné à partir des années 50 au détriment des détergents de synthèse et autres savonnettes qui ont ringardisé le vieux cube de grand-mère à l’huile végétale.

L’émergence de la grande distribution va précipiter son déclin et les savonneries marseillaises qui assuraient encore la moitié de la production française à la veille de la Seconde Guerre mondiale ont fermé les unes après les autres. Seules cinq ont survécu dans la région marseillaise (trois à Marseille, deux à Salon-de-Provence).

Mais depuis une dizaine d’années, la donne a changé. La demande des consommateurs pour des produits plus naturels a redonné du lustre au vieux savon d’antan. Le savon de Marseille est notamment conseillé par les dermatologues pour ses propriétés hypoallergéniques.

L’attrait pour les produits vintage a fait le reste. Le consommateur veut retrouver l’odeur du vieux cube de savon de son enfance ou le mythique savon rotatif Provendi qu’on trouvait dans les écoles. Résultat, les ventes sont reparties à la hausse. Selon les estimations des professionnels, le marché du savon de Marseille croîtrait de 4 à 5% par an depuis dix ans et pèserait désormais en France 200 millions d’euros.

Mais le problème, c’est qu’aujourd’hui l’essentiel du savon de Marseille n’est plus fabriqué en France. C’est en Chine ou en Turquie que l’on trouve les plus gros producteurs de « savon de Marseille ». Au même titre que la porcelaine de Limoges, le couteau de Laguiole ou le granit de Bretagne, le savon de Marseille est menacé par ce que les fabricants historiques estiment être des contrefaçons.

Sauf que jusqu’à récemment, l’appareil législatif français ne permettait pas de protéger des produits industriels et artisanaux avec une indication géographique. Ce qu’a permis la loi dite « Consommation » de 2014 qui a instauré en droit français le concept d’Indication géographique (IG) pour des produits non alimentaires transformés.

L’INPI explique pourquoi ça bloque

Pour y prétendre, les fabricants de produits traditionnels doivent se réunir en association et déposer un cahier des charges auprès de l’INPI qui statue et accorde éventuellement l’IG. C’est ainsi que depuis un an trois produits ont ainsi été protégés: les sièges de Liffol dans les Vosges, le granit de Bretagne ou tout dernièrement la porcelaine de Limoges.

Mais les savonniers, qui ont été parmi les premiers à déposer leur dossier de candidature n’y ont toujours pas droit. « Ce qui bloque pour le moment, indique-t-on du côté de l’INPI c’est qu’à la différence des autres dossiers instruits, il y a plusieurs associations concurrentes pour le savon de Marseille et elles ne sont pas d’accord sur le cahier des charges ».

Si jusqu’à présent deux associations se disputaient l’obtention de l’IG (pour faire court l’AFSM plus industrielle, et l’UPSM plus artisanale), voilà qu’une troisième vient d’entrer dans la partie. L’ASDMF qui vient de déposer son dossier auprès de l’INPI regroupe de gros producteurs français. Il s’agit des Savonneries de l’Atlantique à Nantes et de celles de Provendi situées en Haute-Savoie qui revendiquent à eux deux 90% de la production française de la matière première de savon.

« Il faut savoir qu’historiquement il y avait des savonneries dans de nombreux ports français, car c’est par là qu’arrivaient les huiles pour la production, explique Xavier Thiry de la savonnerie Provendi, pour bien montrer qu’il ne s’agit pas d’une spécificité marseillaise. Mais si la plupart ont disparu, nous avons survécu, car nous avons su nous moderniser ».

Démarche nationale contre production locale

Dans leur dossier, les représentants de cette association mettent en avant leur procédé industriel moderne capable de produire jusqu’à 5 tonnes de savon par heure ainsi que leur production 100% française. « Notre démarche est nationale, explique Pascal Marchal de la Savonnerie de l’Atlantique, nous voulons une IG Savon de Marseille France qui protège tous les acteurs hexagonaux ».

Et l’association pointe du doigt la vision qu’elle considère réductrice des savonneries marseillaises comme Marius Fabre. « Ils veulent en faire un produit de luxe et s’approprier le marché alors que ce sont nous les plus gros producteurs qui démocratisons le produit en grande distribution notamment », s’agacent les représentants de l’ASDFM.

Une accusation que les défenseurs du procédé traditionnel de cuisson en chaudron réfutent. « Ce n’est pas un produit de luxe, assure Julie Bousquet-Fabre de la savonnerie de Salon-de-Provence. Nous vendons notre cube de 400 grammes 4 euros ce qui fait 10 euros le kilo et ça dure très longtemps. Le savon de Marseille est un produit de qualité, mais de grande consommation et accessible ».

Bref, ce sont deux visions qui s’affrontent dans cette bataille du savon de Marseille.

Une première qui veut moderniser le procédé de fabrication pour en faire un produit très grand public que l’on retrouve notamment en grande distribution et une autre qui considère que le nom « de Marseille » induit une origine relativement circonscrite à la région marseillaise et un procédé de fabrication ancestral qui a fait ses preuves et qui séduit les amateurs de produits authentiques.

Un « made in France » contre un « made in Provence » en quelque sorte. L’INPI -qui a déjà refusé d’accorder une IG aux espadrilles de Mauléon- aura bien du mal à trancher. Si elle y parvient un jour.

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Le Billet de Charline

Posté par Les Blogueurs Associés le 12 décembre 2017

Alain Goutal

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« Dîner en ville, mode d’emploi »: entre festin et ragots

Posté par Les Blogueurs Associés le 12 décembre 2017

Dîner en ville

S’il y a un mot que le monde entier adore et que les Français détestent, c’est « parisien ». Autant dire futile, mondain ou inconstant. Heureusement, c’est aussi synonyme de vif, léger ou cultivé. Disons superficiel – mais avec une très grande superficie, selon Karl Lagerfeld.

Longtemps, les hauts lieux de cet esprit furent les salons. Ne remontons pas à Mme du Deffand. Proust se battait encore pour être reçu chez Mme Arman de Caillavet – plus tard tout étonnée de se retrouver lapidée sous les traits de Mme Verdurin. Aujourd’hui, ce sont les dîners en ville qui font le sel mondain de la capitale.

Inutile bien entendu de préciser qu’il ne faut jamais se vanter d’y aller. Au contraire, pour discréditer un adversaire, laissez entendre qu’il les fréquente. Si vous êtes invité, première chose, ne dites pas que vous allez dîner mais que vous « avez » un dîner. De toute façon, on n’y va pas pour se nourrir mais pour répéter le lendemain ce qui s’est dit à table.

Ne parlez pas non plus de votre salaire, ne citez pas vos diplômes et minimisez vos responsabilités ; vous impressionnerez la France entière, sauf les autres convives puisque, dans ces raouts, on vient tous du même milieu où l’humilité s’élève sans difficulté jusqu’à la mégalomanie.

L’hôtesse ne sert pas un repas mais offre un plateau. Mieux qu’une liste d’invités, elle a composé un générique. Si elle vous prévient que ce ne sera pas du tout parisien, c’est seulement que quelques invités viennent de Saint-Tropez, de l’île de Ré ou de la City.

Sinon, le mélange idéal, mijoté comme une recette, réunira un homme politique, un styliste, une actrice, son avocat et son chirurgien esthétique. Sans oublier la jolie fille bavarde comme un sac à main qui accompagne le député. Ni l’invité d’honneur que la maîtresse de maison exhibe au poignet comme la Baignoire de Cartier.

Parfois il s’agit d’Alain Duhamel, de Bruno Le Maire ou d’un de ces VIP ornementaux qui, telle la Vierge Marie, ne font que des apparitions et partent à peine arrivés. Je cite ces noms car, dans son livre, Guillemette Faure ne se contente pas de généralités mais s’offre un exquis coffret de célébrités pour illustrer son propos.

Le menu trahit votre âge

Elle a retenu la leçon de Barbey d’Aurevilly qui disait qu’il y aurait plus de monde à la messe si le curé citait les paroissiennes dont son sermon dénonce les péchés. Rien à voir avec le recueil de conseils mondains de la baronne Staffe qui expliquait le grand monde en ne parlant que de règles.

Ici, on s’instruit en cancanant. On vous rappelle qu’une invitation se lance trois semaines à l’avance et qu’il convient d’arriver un quart d’heure après l’heure annoncée, mais on vous glisse au passage que, chez lui, Azzedine Alaïa interdisait qu’on donne à manger à ses chiennes, sinon « elles n’entraient plus dans rien ».

Ou que Proust, quand il se décommandait à la dernière minute, prévenait par télégramme : « Impossible venir. Mensonge suit par lettre. » Ensuite, on vous explique comment votre menu trahit votre âge. Melon au porto pour les hôtesses de 70 ans, tomates-mozzarella pour les quinquas, boulgour ou quinoa pour les bobos du Marais.

Evidemment, les attachées de presse et les conseillères « com’ » envoient les cartons au lieu des duchesses d’antan mais, de toute façon, aujourd’hui comme hier, les mots entendus chez ces privilégiés semblent sortis du café-tabac voisin.

Car, pas de mystère, neuf fois sur dix, on n’attend rien de ces dîners mais on en sort déçu quand même. Et tant mieux, car ne plus recevoir de cartons, pour cette société-là, c’est comme découvrir en plein ciel que votre parachute ne s’ouvre pas.

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Georges Tron devant les assises pour viols et agressions sexuelles

Posté par Les Blogueurs Associés le 12 décembre 2017

Georges Tron

L’ancien secrétaire d’État et actuel maire de Draveil, dans l’Essonne, est jugé à partir de ce mardi pour « viols » au tribunal de grande instance de Bobigny. C’est la deuxième fois dans l’histoire de la Cinquième République qu’un ancien membre de gouvernement se retrouve devant une cour d’assises.

C’est un procès à haute valeur symbolique, en pleine affaire Weinstein et de libération de la parole des victimes d’agressions sexuelles, qui s’ouvre ce mardi devant la cour d’assises de Bobigny. George Tron, maire de Draveil, dans l’Essonne, député à plusieurs reprises et ancien secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy, est jugé pour « viols » et « agressions sexuelles » sur deux anciennes employées de sa mairie.

Son ancienne adjointe, Brigitte Gruel, sera à ses côtés dans le box des accusés. Preuve de la délicate affaire que les magistrats et les jurés auront à juger, le procès a été dépaysé à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, loin du fief de l’Essonne où Georges Tron, premier édile depuis 1995 et conseiller départemental, reste très apprécié.

En pleine campagne #Balancetonporc, la défense du principal accusé craint un procès « symbole » et une remise en cause de la présomption d’innocence. « Évidemment », répond à L’Obs Me Eric Dupond-Moretti. « Car dans tous les délires, il y a des excès. »

Du massage plantaire…

Les faits remontent à 2011. Au mois de mai de cette année, George Tron, alors secrétaire d’État en charge de la Fonction publique dans le gouvernement de François Fillon, est mis en cause. En plein scandale DSK, deux femmes portent plainte contre l’homme politique.

La première, Eva Loubrieu, a été contractuelle à la direction des Affaires culturelles de la mairie de Draveil entre janvier 2007 et juillet 2009. Les premiers gestes déplacés sont commis avant même son embauche lors d’un repas avec l’élu.

Dans sa plainte, Eva Loubrieu raconte qu’ »elle sentait que son pied (celui de Georges Tron, NDLR) touchait le sien ». Pensant « à un geste survenu par inadvertance », elle « s’apercevait que son pied ne venait pas se frotter par erreur le long de sa jambe ». Des témoins attesteront de cette scène qui se reproduit le lendemain lors d’un déjeuner pour évoquer son embauche à la mairie.

Au départ Eva Loubrieu se dit qu’ »il n’y a pas mort d’homme », avant de devoir répondre aux nombreuses convocations dans le bureau du maire. Elle s’asseyait, raconte-t-elle, attendant que Georges Tron finisse la tâche qu’il était en train de réaliser.

Celui-ci allait alors fermer la porte à clé avant de venir s’asseoir à ses côtés, faire pivoter son siège puis mettre ses jambes sur les siennes. Commençaient alors les massages des pieds, puis des jambes, du dos et du cou. « Il arrivait aussi que Georges Tron prenne son gros orteil dans sa bouche », témoigne-t-elle.

…aux pénétrations digitales

Les massages se transforment vite en pratiques sexuelles. Eva Loubrieu détaille les caresses entre et sur les seins, les allers-retours entre sa poitrine et son ventre, puis les attouchements au niveau de son sexe, la pénétration avec les doigts. Il arrivait à Georges Tron d’éjaculer dans son pantalon, assure-t-elle.

La jeune femme se laisse faire. Elle pense, dans les premiers mois, à la naissance d’une relation amoureuse entre elle et le maire de Draveil. Elle parle de « rituel » sur fond de consommation d’alcool. Elle voit aussi ces pratiques comme « un futur alinéa de son contrat de travail ».

Rapidement, sa vision change, notamment en rencontrant l’assistante parlementaire de Georges Tron. Elle tente de mettre fin à ces « convocations ». C’est au printemps 2007 que Brigitte Gruel, l’adjointe au maire de Draveil, serait entrée en piste. Après un déjeuner, une nouvelle fois bien arrosé, cette dernière, Georges Tron et Eva Loubrieu se sont retrouvés dans le bureau de l’élu.

Là serait intervenu un jeu sexuel à base de pénétration digitale, de fellation et de cunnilingus. Cette scène se serait répétée une dizaine de fois. À son supérieur hiérarchique, l’employée parle de sa crainte de perdre son emploi si elle avait dû refuser de se soumettre à ces pratiques.

La trentenaire est alors de plus en plus absente de son travail, entraînant une procédure de licenciement. En arrêt maladie jusqu’en juillet 2009, date de son licenciement, la jeune femme tombe alors en dépression et fait une tentative de suicide quelques mois plus tard.

Un homme qui « abuse » de sa position

Virginie Faux a connu la même trajectoire. À la recherche d’un emploi, elle fait la rencontre de Georges Tron en 2008, qui finit par l’embaucher. De l’initiation à la réflexologie lors d’un repas, elle va se retrouver au milieu de la relation adultérine, notoirement connue, semble-t-il, qu’entretenait le maire avec son adjointe.

Lors d’un dîner, après avoir « subi » une nouvelle fois les appels du pied de Georges Tron, c’est au tour de Brigitte Gruel de s’y mettre. Une chose entraînant une autre, l’adjointe se retrouve nue, massant les seins de l’employée, pendant que l’élu la pénètre avec un doigt. « Voyant qu’elle ne prenait aucun plaisir », Brigitte Gruel se met alors à pratiquer une fellation au maire.

Virginie Faux, « sidérée », rentre chez elle, lave son corps sali avec une brosse à ongles, se cache de ses enfants pour pleurer. Là encore, la jeune femme va profiter de quelques mois de répit avant d’être à nouveau au centre de ce jeu sexuel, cette fois-ci au domicile de Brigitte Gruel.

Elle supporte ses atteintes, les considérant comme « un droit de cuissage » d’un homme « abusant de sa position d’homme d’État ». Présentant à deux reprises sa démission, Virginie Faux se voit ensuite proposer un nouveau poste. Placardisée, l’employée fait elle aussi une tentative de suicide en 2010.

Non-lieu en 2013

Ces témoignages accusateurs vont être renforcés par ceux livrés par d’autres collaboratrices, journalistes ou femmes qui rapportent l’obsession de Georges Tron pour les pieds. À droite, tout le monde connaissait depuis longtemps « le massage chinois de Georges Tron », témoigne un élu LR.

« C’était sa technique de drague, il proposait aux journalistes, aux secrétaires, aux attachées parlementaires », dit-il, assurant cependant que plusieurs femmes lui avaient précisé que « quand on disait non, il s’arrêtait ».

En 2013, les juges d’instruction en charge de cette affaire prononcent un non-lieu, estimant que les charges ne sont pas suffisantes pour poursuivre Georges Tron et Brigitte Gruel. Les deux mis en cause récusent alors toutes les accusations portées à leur encontre. Aux nombreuses approximations des témoignages des victimes va s’ajouter l’enquête sur les mœurs des jeunes femmes.

Eva Loubrieu est décrite comme une adepte « des soirées libertines ou échangistes ». Concernant Virginie Faux, cette dernière « avait pour partie tenté de cacher » des relations adultérines qu’elle avait entretenues en 2009 et 2010.

Georges Tron promet de « balancer »

Saisie par les plaignantes qui ont fait appel du non-lieu, la cour d’appel a décidé de renvoyer, en 2014, Georges Tron et Brigitte Gruel, estimant notamment que « les éléments défavorables » aux deux femmes « y compris sur leur vie privée (…) est susceptible de constituer une manoeuvre des deux mis en examens tendant à décrédibiliser les plaignantes pour les besoins de la cause ».

La chambre de l’instruction note également les similitudes entre les deux plaintes comme, par exemple, leur « recrutement qui a toujours été le fait de Georges Tron et a souvent abouti à l’embauche de collaboratrices ayant en commun une présentation particulièrement soignée et féminine, en difficultés financières ou personnelles ».

À 60 ans, Georges Tron, qui a démissionné du gouvernement en mai 2011, au moment des plaintes, compte bien se battre devant la cour d’assises de Bobigny. « Je veux rectifier ce chiffre de 40 qui ferait de moi un serial agresseur », lance-t-il dans le JDD de dimanche alors qu’il va comparaître libre jusqu’au 22 décembre.

« En réalité, huit ou neuf personnes, dont mes deux accusatrices, déclarent avoir été gênées par ma pratique de la réflexologie plantaire. » Se défendant d’être fétichiste des pieds, George Tron assure avoir également pratiqué sur des hommes mais, selon lui, les femmes sont « les principales adeptes des médecines alternatives ».

« Jusqu’à présent, j’ai été pudique mais au cours de ce procès, je vais sortir de ma réserve et balancer moi aussi », prévient-il en guise d’avertissement, tout en défendant une nouvelle fois la thèse du complot mené par le Front national.

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