• Le principe de la liberté d’information doit s’opposer à toute censure. Elle est libre quand elle ne dépend des puissances d’argent, mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs. Ils peuvent aussi penser que s’ils veulent remplir leur mission, qui est de rendre intelligible le présent pour maîtriser l’avenir, il leur faut bien visiter les coulisses du spectacle. Sinon ils ne seront plus que les portes voix des apparences, otages d’une communication qui est l’ennemie de l’information.

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Facebook, pas si bon en pub

Posté par Les Blogueurs Associés le 27 juin 2017

Facebook

Après avoir audité le réseau social, ses clients – agences médias et annonceurs – ont découvert que les publicités vidéos étaient beaucoup moins vues qu’ils ne l’espéraient.

La publicité sur Facebook est-elle une grosse arnaque ?

C’est la question que l’on peut se poser à la lecture d’une enquête, publiée lundi, de Digiday, un média américain de référence sur le secteur de la réclame. D’après cet article, basé sur neuf entretiens avec des responsables d’agences médias achetant des espaces publicitaires pour leurs clients annonceurs, le taux de visibilité des campagnes vidéos sur Facebook est extrêmement faible, entre 20 et 30%.

A titre de comparaison, il atteint en moyenne 50% pour les vidéos disposées sur des sites internet d’éditeurs classiques. Le taux de visibilité mesure le nombre de fois qu’un spot est vu pour cent affichages.

Et la norme dans l’industrie est de considérer qu’un spot est vu lorsque 50% des pixels de la création en question sont regardés pendant au moins deux secondes. C’est dire si l’on est plus dans l’aperçu rapide que dans l’observation concentrée et combien la consommation de la publicité numérique relève davantage du fast-food que du restaurant gastronomique.

A toute vitesse

Les agences médias ont fait cette découverte après que Facebook a laissé, en début d’année, des organismes tiers commencer à vérifier la réalité de ses performances publicitaires. Mis sous pression par des annonceurs à la suite de plusieurs erreurs quant à ses mesures d’audience, le réseau social avait fini par accepter ainsi d’ouvrir sa boîte noire.

Mais d’après Digiday, certaines agences médias soupçonneraient Facebook de ne pas avoir donné accès à toutes ses informations et d’avoir un taux de visibilité encore inférieur à 20%.

Selon l’enquête, le problème auquel est confronté le réseau social de Mark Zuckerberg n’est pas de ne pas être parcouru par ses utilisateurs, mais de l’être à toute vitesse, trop rapidement, rendant quasi-nul l’impact des publicités qui le jalonnent. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de vidéo, le segment qui progresse actuellement le plus en volume.

Dans le monde de la pub, l’affaire a potentiellement des parfums de scandale.

Si la portée réelle de Facebook devait être réévaluée à la baisse, une masse énorme de budgets marketing pourrait être redirigée vers d’autres supports, aujourd’hui complètement dépassés par la puissance du réseau social et de son meilleur ennemi Google.

On estime que le duopole constitué par les deux géants publicitaires, assis sur des trésors de données personnelles d’utilisateurs, capte actuellement plus des deux tiers d’un marché publicitaire numérique en augmentation continue.

Ce qui leur assure une fortune considérable : au cours des trois premiers mois de l’année 2017, Facebook a ainsi engrangé 7 milliards d’euros de revenus liés à la publicité, avec une hausse hallucinante de 51% sur un an. Une rente qui pourrait se tarir si les performances n’étaient pas celles promises par l’entreprise.

Sollicitée par Digiday, elle n’a pas réagi.

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Publié dans Média, Numérique | Commentaires fermés

L’Europe inflige une amende record de 2,42 milliards d’euros à Google

Posté par Les Blogueurs Associés le 27 juin 2017

Google

La commission Européenne a décidé de lourdement sanctionner l’Américain pour abus de position dominante. Elle lui reproche d’avoir favorisé son comparateur de prix «Google Shopping» au détriment des consommateurs européens.

La Commission européenne a frappé fort: 2,42 milliards d’euros d’amende infligés à Google pour «abus de position dominante». L’Europe reproche à Google d’avoir favorisé son propre service de comparaison de prix , Google Shopping, au détriment de ses concurrents.

«Google a ainsi privé les consommateurs du bénéfice d’un choix de services et il a freiné l’innovation», reproche Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence. Dans sa décision, Bruxelles donne en outre 90 jours à Google pour mettre fin à ses pratiques discriminatoires, sous peine d’astreinte dont le montant reste à déterminer.

Ces pénalités peuvent atteindre jusqu’à 5% du chiffre d’affaires d’Alphabet (90 milliards de dollars), la maison mère de Google. Charge au géant américain de trouver les solutions pour offrir un traitement équitable à tous les comparateurs de prix comme Kelkoo. Il devra soumettre ses propositions à Bruxelles.

Les travaux menés par l’Europe ont permis de démontrer que les sites arrivant en haut de page obtenaient 35% de clics de plus que le suivant.

«Même si ces conclusions sont très intuitives, nous avons veillé à les étayer par des faits», a souligné Margrethe Vestager, alors que Google a déjà fait savoir qu’il contesterait la décision européenne devant la justice.

Décision qui fera jurisprudence

Cette sanction est importante à plus d’un titre, de par son montant d’abord. C’est la plus importante jamais prononcée par l’Europe, devant le 1,06 milliard d’euros, infligé à Intel en 2009. Ensuite, cette décision acte la «position dominante de Google» dans la recherche en ligne.

La Commissaire européenne a lourdement insisté sur ce point rappelant que l’Américain détient plus de 80% de parts de marché dans la plupart des pays européens. Ce point est fondamental, car il peut servir de socle à d’autres investigations contre Google.

Après les comparateurs de prix, d’autres «verticales» vont être analysées par Bruxelles: Maps, Images, Voyages Etc…..Néanmoins «chaque marché sera analysé» et cette décision «ne présage en rien des autres» . Toutefois le risque est réel pour Google de se voir à nouveau rattraper par le régulateur.

La Commission poursuit, en outre, ses investigations dans les dossiers Android, ou Google est à nouveaux soupçonnés de position dominante, et sur la publicité en ligne. «Il y avait 400 comparateurs de prix en Europe avant 2008, date à laquelle Google a lancé le sien, il en reste entre 15 et 20», rappelle Eric Léandri, co président de l’Open Internet Project et partie civile dans cette affaire.

«C’est un grand jour pour le secteur et pour les consommateurs en Europe».

«Avec cette décision, la Commission admet que Google a enfreint la loi et doit maintenant cesser ses abus afin de permettre le retour à un marché concurrentiel», a déclaré Richard Stables, PDG de Kelkoo, ajoutant…

… «Kelkoo a perdu dix années de développement et de croissance, mais cette décision va nous permettre de nous concentrer sur l’innovation et de fournir aux consommateurs un choix plus large et des prix plus bas».

«C’est ce qui est vraiment enthousiasmant !».

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Publié dans Europe, Finance, Industrie, Justice, Numérique | Commentaires fermés

Vers une loi en faveur du mariage gay en Allemagne ?

Posté par Les Blogueurs Associés le 27 juin 2017

Angela Merkel

Après s’y être longtemps opposée, la chancelière conservatrice Angela Merkel a ouvert la porte à une autorisation du mariage gay en Allemagne face à une pression politique croissante en vue des législatives de septembre.

Elle a opéré cette volte-face lundi soir, lors d’une interview organisée en direct dans un théâtre de Berlin avec «Brigitte», le magazine féminin le plus vendu du pays. Interrogée sur le «mariage homo», que l’Allemagne n’a toujours pas adopté, Mme Merkel s’est dite pour la première fois ouverte à un vote «en conscience» des députés de son camp conservateur, c’est-à-dire sans consigne partisane.

«Je souhaite orienter la discussion dans une direction qui relève de la décision de conscience, plutôt que de vouloir imposer quoi que ce soit», a déclaré Mme Merkel. En 2013, elle s’était opposée au mariage pour tous en invoquant ses craintes pour «le bien-être des enfants» des couples mariés.

Ce changement ouvre la voie à une possible légalisation : une partie des députés de son parti démocrate-chrétien (CDU) y est en effet favorable et leurs voix s’ajouteraient à celles des autres partis actuellement représentés au Bundestag, qui font tous campagne pour le mariage gay.

«Libérateurs»

Le parti social-démocrate allemand (SPD), dont le chef de file Martin Schulz est le principal rival d’Angela Merkel pour les législatives, s’est immédiatement engouffré dans la brèche. Il a demandé mardi un vote au Bundestag dès que possible.

Le SPD pourrait l’inscrire à l’ordre du jour dès la fin de cette semaine, plaçant le camp conservateur dos au mur. Un moyen pour lui de reprendre la main dans la campagne, alors qu’il est à la traîne dans les sondages.

La perspective d’un vote rapide a été saluée par des élus de la CDU. L’un d’eux, Stefan Kaufmann, a parlé de propos «libérateurs» de la chancelière. Le changement de cap de la chancelière sur le sujet reste toutefois délicat, l’aile droite de son parti et, surtout, son allié bavarois de la CSU, très traditionaliste sur les questions sociétales, y étant hostiles.

Selon les médias, Angela Merkel a bien pris soin de se mettre d’accord avec le patron de la CSU, Horst Seehofer, sur ce virage, une semaine avant la présentation lundi du programme commun CDU/CSU pour les législatives du 24 septembre, où la chancelière briguera un quatrième mandat consécutif.

Officiellement, la chancelière a expliqué son changement d’opinion en citant l’exemple d’un couple lesbien de son fief électoral du nord-est du pays, qui s’est vu confier la garde de huit enfants par les services administratifs. Dans ces conditions, «je ne peux plus aussi facilement argumenter avec le bien-être de l’enfant», a-t-elle convenu lundi soir.

Mais sa volte-face est avant tout dictée par des considérations politiques: La plupart des formations ont en effet fait du mariage gay un thème fort de campagne.

Tant les sociaux-démocrates que les Libéraux du FDP (centre-droit), les plus susceptibles de gouverner avec les conservateurs après les législatives, ont fait de la légalisation du mariage de personnes de même sexe une condition pour une future coalition.

«Arrière-garde»

L’enjeu est donc crucial pour la chancelière, favorite pour un quatrième mandat mais qui, compte-tenu du scrutin proportionnel, aura besoin d’un allié au gouvernement.

Mme Merkel a aussi laissé entendre que sa formation ne pouvait plus être la seule en Allemagne à s’opposer au mariage gay aux côtés de la droite nationaliste de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) : le parti anti-immigration a certes désigné une homosexuelle, Alice Weidel, pour codiriger sa campagne, mais il demeure très hostile au mariage gay.

L’Allemagne fait partie des rares pays occidentaux à ne pas l’avoir légalisé, même si Berlin a adopté en 2001 une union civile offrant les mêmes droits, sauf en matière fiscale. Le mariage gay est à ce jour légalisé dans une vingtaine de pays, dont 13 en Europe.

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Brexit : Theresa May détaille son plan pour les résidents européens

Posté par Les Blogueurs Associés le 27 juin 2017

Theresa May

La proposition implique l’instauration d’un statut spécial pour les citoyens européens au Royaume-Uni et exclut tout arbitrage de la Cour européenne de Justice. Fallait-il donc le rappeler ? «Le Royaume-Uni est un des endroits les plus tolérants et accueillants au monde et le restera.»

La proposition détaillée du gouvernement britannique sur le statut des citoyens européens résidant au Royaume-Uni post-Brexit, rendue publique lundi, commence en effet par ces mots. La Première ministre britannique, Theresa May, a présenté ce plan devant la Chambre des communes en insistant sur le fait que les 3,2 millions d’Européens qui vivent sur le sol britannique et s’interrogent depuis un an sur leur prochain statut doivent être «rassurés» sur le fait qu’ils n’auront «pas à quitter le Royaume-Uni» une fois que le pays ne sera plus membre de l’Union européenne.

Rester au Royaume-Uni sera possible, mais sous certaines conditions, relativement précises pour certaines et beaucoup plus floues pour d’autres. Tous les citoyens européens devront, individuellement et sur la base du volontariat, déposer une demande auprès du Home Office (ministère de l’Intérieur) pour obtenir un «settled status», un statut spécial de résident qui, de fait, s’apparentera à une forme de carte d’identité spécialement réservée aux Européens.

Aucune distinction ne sera faite selon les différents pays européens, précise le document du gouvernement. Les Irlandais ne seront pas assujettis à cette mesure, ils resteront couverts par l’accord déjà existant de «Common Travel Area» («zone de voyage commune»).

«Délai de grâce»

Les Britanniques n’ont pas de système de carte d’identité, ils n’utilisent un passeport que lorsqu’ils voyagent à l’étranger. Tous les Européens qui auront vécu au Royaume-Uni pour au moins cinq ans, avant la date du déclenchement de l’article 50, le 29 mars 2017 et jusqu’à probablement la date de sortie de l’UE, en principe le 29 mars 2019, auront droit à ce statut spécial.

Ceux qui seront arrivés entre ces deux dates ou n’auront pas encore cumulé les cinq ans nécessaires se verront accorder un «délai de grâce» pour cumuler ces cinq ans. Quant aux Européens qui arriveront après la date limite, ils pourront demander ce statut spécial, dans certaines circonstances, mais ne «doivent pas s’attendre à la garantie d’obtenir ce statut».

Ils seront soumis à de nouvelles lois sur l’immigration dont le détail sera publié «le plus rapidement possible», précise le document. Une fois en possession de ce sésame spécial, les Européens bénéficieront des mêmes avantages que les Britanniques, en ce qui concerne «l’accès aux soins de santé gratuits, à l’éducation, les droits à la retraite et aux allocations».

Le droit de vote ne sera pas possible pour les élections au Parlement, comme c’est déjà le cas, et, pour les élections locales, la situation n’est pas claire. Les résidents européens ont aujourd’hui le droit de vote aux élections locales.

«Simplifié et allégé»

Tous les citoyens européens qui, depuis le 23 juin, se sont dépêchés de remplir les papiers pour obtenir un permis de résidence permanente (environ 150 000 selon les estimations) devront recommencer le processus. Theresa May a promis que le système, numérique, sera «simplifié et allégé» pour éviter trop de bureaucratie.

Le nombre de documents à fournir (à l’heure actuelle notamment les preuves des allers-retours entre le Royaume-Uni et l’UE) sera diminué. Les familles ne seront pas séparées et un Européen qui bénéficierait du statut spécial pourra faire venir les membres de sa famille selon les mêmes conditions qu’un citoyen britannique marié par exemple à une étrangère non européenne.

Ce qui nécessite notamment de bénéficier d’un revenu minimum de 18 600 livres sterling par an (environ 21 100 euros par an). Et ce qui n’est pas demandé aujourd’hui pour un Européen. Ce statut spécial sera proposé aux ressortissants non européens mais associés à l’UE, de Norvège, Islande, Suisse et Lichteinstein.

A condition qu’il soit réciproque pour les citoyens britanniques. Le Royaume-Uni s’est également dit prêt à continuer sa participation dans le programme européen d’assurance santé, qui permet à un touriste de se faire soigner gratuitement ou à moindres frais dans n’importe quel pays de l’UE.

«Droit international»

Le plus gros point de friction repose sur le refus catégorique du Royaume-Uni d’accepter l’arbitrage de la Cour européenne de justice (CEJ), une fois sorti de l’UE. Theresa May a estimé que les «tribunaux britanniques sont largement respectés» dans le monde et devraient suffire à garantir le statut des citoyens européens, en inscrivant en plus l’accord dans «le droit international».

Cette hypothèse a jusqu’à présent été accueillie très tièdement par les Vingt-Sept. Les étudiants européens arrivés avant la date officielle du Brexit pourront bénéficier des mêmes droits pour étudier qu’à l’heure actuelle, y compris en termes de prêts financiers étudiants et de droit au logement.

Enfin, si un bénéficiaire de ce statut spécial venait à quitter le Royaume-Uni, pour une période de deux ans, il perdrait tout droit à ce statut, qui n’est donc pas permanent. Ce point et des centaines d’autres vont sans aucun doute faire l’objet d’âpres négociations avec les Vingt-Sept.

Les Blogueurs associés

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