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Domino’s Pizza : des soucis de livraison en France à cause de…l’apostrophe

Posté par Les Blogueurs Associés le 19 août 2017

Domino's Pizza

Le développement sur le marché français du géant mondial Domino’s Pizza a eu du plomb dans l’aile. En cause ? Son système de livraison en ligne n’était pas adapté à la ponctuation dans les adresses françaises. Un problème qui serait désormais résolu, selon le groupe.

Si vous habitez rue de l’Université, ou de la Goutte d’Or, vous avez peut-être été privé de pizza par Domino’s Pizza. En effet, comme l’a révélé le Wall Street Journal, la plateforme de commande en ligne du leader mondial de la pizza s’est retrouvée totalement démunie lorsqu’il s’agissait de traiter des adresses de livraison contenant des apostrophes, très fréquentes dans les noms de nos rues.

En cause, le système de commande en ligne mis en place a été directement importé des marchés anglo-saxons, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Certains détails typiques de la langue française dans les adresses et les localisations sur le marché hexagonal ont donc enrayé le système. Conséquence, certains clients malchanceux se voyaient indiquer que «la livraison n’était pas disponible» pour eux.

Une affaire qui a fait des déçus parmi les consommateurs français, mais aussi chez les investisseurs ! L’apostrophe aura en effet coûté cher à Domino’s Pizza, qui a annoncé mardi des résultats annuels décevants, notamment à cause de mauvaises performances sur le marché français.

Le groupe coté à Sydney a perdu 19% en Bourse en séance à la suite de l’annonce de ses bénéfices annuels, ce qui équivaut à 800 millions de dollars de valorisation boursière partis en fumée.

Dans une vidéo diffusée par le WSJ, Don Meij, le PDG de Domino’s Pizza Entreprise, a reconnu que le système de commande en ligne n’était «pas optimisé pour le marché français» et a affirmé que désormais le problème était résolu. Reste que les mauvaises performances dans l’Hexagone peuvent aussi être imputées à d’autres facteurs.

L’arrêt de certaines promotions auxquelles les clients s’étaient habitués, la réception assez tiède réservée à une nouvelle gamme de pizzas et le manque d’enthousiasme français pour les «single topping» (pizzas garnies d’un seul ingrédient) qui sont pourtant les piliers historiques des ventes de la marque à l’international.

L’entreprise reste optimiste, malgré ses déconvenues tricolores. Elle mise toujours sur une croissance de 20% de son bénéfice net annuel pour l’exercice en cours. Pour atteindre cet objectif, Domino’s Pizza compte sur l’innovation. L’an dernier, la firme a commencé à tester la livraison par drone en Nouvelle-Zélande.

L’entreprise a ainsi concrétisé un projet annoncé trois ans auparavant et à l’époque considéré comme une simple opération publicitaire. Ces derniers mois c’est la livraison sans chauffeur qui faisait ses débuts en Allemagne et en Hollande.

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Publié dans Consomation, Industrie, Numérique | Commentaires fermés

Mort de Fadwa Suleiman, icône de la révolution syrienne

Posté par Les Blogueurs Associés le 18 août 2017

Fadwa Suleiman

Debout dans la foule manifestant à Homs contre Bachar al Assad, bravant les armes et les hommes de main du tyran de Damas, c’est l’image que le monde gardera de la comédienne syrienne Fadwa Suleiman, dont on a appris jeudi la mort à Paris des suites d’un cancer.

Elle avait 45 ans. Devenue très vite une icône de la révolution syrienne, dans laquelle elle s’était engagée corps et âme dès les premiers jours, elle avait dû fuir la Syrie un an après le début du soulèvement pour des raisons de sécurité et s’était réfugiée en France où elle continuait, comme elle le pouvait, à combattre le régime syrien.

«Le monde entier a laissé les mains libres à Bachar al-Assad, pas seulement la Russie et la Chine, il a poussé le peuple syrien à prendre les armes, exactement ce que voulait Assad, et voilà où nous en sommes…», nous avait-elle confié en juillet 2012, peu de temps après son arrivée en France.

A la tribune d’une conférence organisée à l’université d’Avignon, dont elle était l’invitée, elle avait harangué ce jour-là les chefs d’Etat d’une voix vibrante : «Messieurs les leaders du monde, bougez-vous un peu pour que le fou qui nous tient dans sa toile s’arrête ! Après seulement, vous aurez la solution !».

Cette supplique apparaît poignante aujourd’hui quand on sait tous les renoncements qui ont suivi, notamment celui de Barack Obama en 2013, après que Bachar al-Assad a utilisé l’arme chimique contre sa propre population.

Fadwa Suleiman avait une beauté sombre à la Anna Magnani ou à la Ronit Elkabetz, elle brûlait de l’intérieur d’une rage illimitée contre «les dirigeants du monde entier» qui avaient «oublié les valeurs humaines et fait passer l’intérêt de leur Etat avant la vie du peuple syrien.»

Elle n’aimait pas qu’on souligne qu’elle était de même confession que Bachar al-Assad, même s’il ne lui déplaisait pas d’avoir amélioré l’image désastreuse des Alaouites au sein de la population. Pour elle, le peuple syrien «valait bien mieux que d’être réduit à des sunnites et des Alaouites.»

Alors qu’elle jouait des rôles glamour et sophistiqués dans des films ou des séries à succès avant la révolution, elle s’était transformée dès les premiers jours de combat, coupant ras ses cheveux, ce qui lui donnait l’allure d’une pasionaria, et consacrant son immense énergie à la seule mission de convaincre encore et encore les Occidentaux d’intervenir dans son pays pour mettre fin aux exactions du régime et sauver ce qui restait de son peuple.

Elle s’est éteinte, c’est doublement cruel, avant d’avoir vu tomber Bachar al-Assad.

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Publié dans Santé, Syrie | Commentaires fermés

Rwanda: meurtres, répression…le système Kagamé

Posté par Les Blogueurs Associés le 4 août 2017

Paul Kagamé

Les Rwandais sont appelés aux urnes pour élire leur président…ou plutôt réélire Paul Kagamé, en place depuis 2000. Les bureaux de vote ouvrent, vendredi 4 août, à Kigali au Rwanda et dans tout le pays.

Ils vont attendre patiemment que les électeurs s’y pressent pour réélire le président sortant Paul Kagamé, pour un troisième mandat, qu’il a annoncé comme son dernier en mai. Le suspense n’est en effet pas de mise.

Seuls deux opposants politiques ont été reconnus candidats officiels : Frank Habineza pour le Parti démocratique vert (PVD) et Philippe Mpayimana, candidat indépendant. Pour les autres, la Commission électorale nationale les a écartés ou alors ils ont été victimes de campagnes de diffamation et de menaces.

Mais finalement peu importe les opposants et leur nombre pour Paul Kagamé, qui répète à l’envi que l’élection est jouée depuis le référendum du 15 décembre 2015. Celui-ci l’a autorisé à se représenter jusqu’en 2034, avec 98,3% des voix. Un score impressionnant dans un pays connu par sa répression politique.

Campagnes d’intimidation et menaces

Seuls deux opposants politiques ont donc réussi à braver les obstacles et à se faire reconnaître comme candidats officiels pour cette élection présidentielle. D’autres candidats en ont été empêchés. Le 3 mai dernier, Diane Rwigara par exemple a annoncé qu’elle se présenterait en tant que candidate indépendante.

Dans les mois précédents, elle avait dénoncé publiquement la pauvreté, l’injustice, l’insécurité et l’absence de liberté d’expression au Rwanda. Une attaque directe envers le pouvoir. Quelques jours seulement après l’annonce de sa candidature, cette fille d’un financier du Front patriotique rwandais (FPR), parti de Paul Kagamé, mort dans des circonstances troubles, a fait l’objet d’une campagne de diffamation.

Des photos où elle apparaissait dénudée ont circulé sur les réseaux sociaux. Elle et Philippe Mpayimana se sont également plaints que leurs représentants avaient été victimes de harcèlement et de manœuvres d’intimidation pendant qu’ils recueillaient les signatures nécessaires à la validation des candidatures.

Pour contrer cette répression, certains opposants vivent à l’étranger, comme l’abbé Thomas Nahimana. Ce candidat déclaré s’est pourtant vu plusieurs fois empêché de revenir d’exil. Même à l’étranger, il est donc difficile d’échapper au spectre de Kagamé. L’ancien chef des services de renseignements, Patrick Karegeya, a ainsi été retrouvé étranglé dans une chambre d’hôtel d’Afrique du Sud en 2014.

Deux décennies de répression politique

Deux décennies d’attaques contre les opposants politiques, les médias indépendants et les défenseurs des droits humains ont créé un climat de peur au Rwanda à l’approche de l’élection présidentielle. C’est ce que dénonce Amnesty International, dans un rapport publié vendredi 7 juillet.

L’ONG a donc décidé d’alerter sur le manque évident d’opposition politique et sur les dérives répressives du pouvoir. Parmi les cas cités par le rapport, on trouve l’assassinat en mai de Jean Damascene Habarugira, un membre du parti non reconnu des Forces démocratiques unifiées (FDU), présidé par l’opposante Victoire Ingabire.

Cette dernière a été condamnée en 2010 à quinze ans de détention pour « minimisation du génocide ».

« Depuis que le FPR est arrivé au pouvoir, il y a 23 ans, il est difficile pour les Rwandais de participer à la vie publique et de critiquer ouvertement les politiques gouvernementales ; certains le paient même de leur vie », a déclaré Muthoni Wanyeki, directrice du programme Afrique de l’Est, Corne de l’Afrique et Grands Lacs à Amnesty International.

Dans son rapport, Amnesty international exhorte donc l’Etat rwandais à entreprendre des réformes ambitieuses qui élargiront l’espace politique avant l’élection de 2024. Ce qui permettrait un débat véritable et l’expression d’opinions politiques diverses.

Un travail de fond sur la liberté d’expression doit notamment être entrepris.

Répression médiatique

La liberté d’expression, c’est justement ce dont manquent les médias, fortement réprimés. Depuis des années, des journalistes sont emprisonnés, harcelés, parfois tués, et beaucoup ont été contraints à l’exil. En 2010, les journaux indépendants Umuvugizi et Umuseso ont été suspendus pour avoir critiqué le régime, en pleine campagne électorale de réélection.

Jean-Léonard Rugambage, alors rédacteur en chef adjoint du journal Umuvugizi, a également été tué par balle à Kigali en 2010, alors qu’il enquêtait sur une tentative d’assassinat contre le général Kayumba Nyamwasa, passé dans l’opposition.

En 2015, c’est le service rwandais de la BBC qui a été bloqué, l’un des seuls médias à délivrer une information indépendante. En 2016, au moins trois journalistes ont été arrêtés après avoir enquêté sur des sujets sensibles, comme la corruption et les morts suspectes.

Dans son rapport, Amnesty International invite le gouvernement à créer un mécanisme juridique pour enquêter sur les violations des droits de l’homme. Un défi, tant que Paul Kagamé reste au pouvoir.

Un bilan contrasté

Malgré l’utilisation d’un régime répressif toujours plus violent pour se maintenir en place, Paul Kagamé possède un bilan jugé positif sur le plan économique : croissance de 7 %, population couverte à 91 % par l’assurance-maladie, politiques efficaces de lutte contre la corruption.

Ce qui corroborerait pour certains la popularité « indéniable » du président. Paul Kagamé, à la tête du Front patriotique rwandais, a contribué à mettre fin au génocide qui a fait plus de 800.000 morts 1994.

« The Boss » comme on l’appelle à Kigali, a toujours été élu avec plus de 90 % des voix, dans ce pays de 11,5 millions d’habitants. Mais la répression en vigueur va une fois encore empêcher de connaître la vraie valeur de ce vote : vote d’adhésion, de peur ou de dépit ?

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Publié dans Politique, Rwanda | Commentaires fermés

Les fonctions cloud des antivirus facilitent le vol de données confidentielles

Posté par Les Blogueurs Associés le 29 juillet 2017

Les Clouds

Les services d’analyse de malware dans le cloud peuvent être détournés pour servir de canal de d’exfiltration entre une cible et un attaquant. Un scénario qui fonctionne même sur des machines déconnectées de l’Internet.

Cloud et antivirus ne font pas forcément bon ménage, comme viennent de le montrer les chercheurs Itzik Kotler et Amit Klein de SafeBreach, à l’occasion de la conférence Black Hat USA 2017. De plus en plus d’éditeurs antivirus déportent en effet l’analyse malware dans le nuage, pour des raisons d’efficacité.

Quand l’agent logiciel local tombe sur une application inconnue et potentiellement malveillante, il est désormais courant qu’il l’envoie sur les serveurs de l’éditeur afin de procéder à une analyse approfondie.

Souvent, le code suspect sera alors exécuté dans une machine virtuelle pour observer son comportement. Mais cette nouvelle façon de faire n’a pas que des avantages. Les deux chercheurs ont montré que cette analyse dans le cloud offre aux pirates un nouveau moyen pour exfiltrer en douce les données confidentielles de l’ordinateur d’une organisation, même s’il est partiellement ou totalement déconnecté de l’Internet.

Quatre solutions trouvées vulnérables

Le modus operandi est le suivant. Les pirates arrivent à déployer sur une telle machine un logiciel d’espionnage indétectable que les chercheur baptisent « Rocket ».

Celui-ci va collecter les données intéressantes et les intégrer dans un second malware baptisé « Satellite », qu’il déposera sur la machine et qui sera facilement détectable (par exemple parce qu’il sera doté d’une persistance ostensible).

L’agent antivirus va alors procéder à sa mise en quarantaine et l’envoyer – directement ou indirectement – vers les serveurs cloud de l’éditeur où il sera exécuté dans une machine virtuelle. Si celle-ci est connectée à Internet, « Satellite » va pouvoir transférer les données confidentielles aux pirates, et le tour est joué.

Les chercheurs ont testé cette technique sur une dizaine de solutions antivirus. Quatre d’entre elles étaient vulnérables à ce type d’attaque: Avira Antivirus Pro, Eset NOD32 Antivirus, Comodo Client Security et Kaspersky Total Security 2017.

Les trois premiers ont depuis apporté un correctif à leur service d’analyse dans le cloud, ce qui ne veut pas dire que le danger est désormais écarté. Dans leurs tests, les chercheurs ont exfiltré les données depuis la machine virtuelle avec des techniques assez simples, basées sur des requêtes HTTP ou DNS. Il existe peut-être des techniques plus sophistiquée capables de contourner ces patchs.

Pas de patch chez Kaspersky

Kaspersky, pour sa part, a décidé de ne rien faire. L’éditeur a expliqué que les entreprises qui redoutent de telles attaques peuvent mettre en place leur propre serveur d’analyse Kaspersky pour ne plus dépendre du service cloud de l’éditeur.

Mais cela ne résoud pas forcément le problème, car ce serveur risque de procéder aux mêmes types d’analyse et probablement exécuter le malware dans une machine virtuelle connectée à Internet.

Certes, le client pourra dans ce cas bloquer toutes les connexions Internet de la machine virtuelle, vu qu’il en a la maîtrise. C’est d’ailleurs ce que les deux chercheurs suggèrent de faire. Mais ce n’est pas non plus une solution idéale, car les éventuelles communications initiées par le malware permettent souvent de dévoiler son caractère malveillant.

Les clients soucieux d’assurer la confidentialité de leurs données seront donc contraint d’abaisser l’efficacité du moteur de détection. Mais c’est peut-être un moindre mal.

Les Blogueurs associés

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