• Catégories d’Articles

  • Archives

Burkina: «attaque terroriste» dans un restaurant

Posté par Les Blogueurs Associés le 14 août 2017

Burkina Faso

L’attaque lancée dimanche soir a fait 18 morts et une dizaine de blessés, selon le gouvernement burkinabé. Trois assaillants ont été tués dans l’assauté lancé par les forces armées.

Nouvelle attaque meurtrière sur l’avenue Kwame Nkrumah, à Ouagadougou au Burkina Faso. Un restaurant a été pris pour cible par plusieurs assaillants dimanche soir. Cette attaque, qualifiée de «terroriste» par le gouvernement burkinabé, a débuté «aux alentours de 21 heures».

Le dernier bilan connu faisait état d’au moins 18 morts et d’une dizaine de blessés, a annoncé le gouvernement sans pouvoir communiquer la nationalité des victimes. Dans la foulée, les forces spéciales ont lancé l’assaut contre les assaillants.

Trois d’entre eux ont été tués, a déclaré au petit matin Remi Dandjinou, le ministre de la communication à la télévision. L’assaut des forces de l’ordre a pris fin vers 7 heures (heure française), a-t-il ajouté auprès de RFI.

Le restaurant Istanbul, fréquenté par des familles et des expatriés, est situé à environ 200 mètres du café Cappuccino et d’autres établissements, qui avaient été en janvier 2016 la cible d’une attaque djihadiste sanglante, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Deux Français avaient été tués.

En contact avec les autorités locales, le Quai d’Orsay a demandé lundi matin aux ressortissants français d’éviter la zone et de rassurer leurs proches. Un numéro de réponse téléphonique a été ouvert à l’ambassade: +226.25.49.66.20.

D’après un serveur du restaurant Istanbul, l’attaque a débuté vers 21h30. «Trois hommes sont arrivés à bord d’un véhicule 4×4, sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse» du café, a indiqué ce serveur s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Dans une vidéo diffusée sur Twitter, on voit des gens s’enfuir en courant et en criant. Puis dans une séquence suivante, on entend des tirs nourris. Très vite, la police a évacué les civils avant l’arrivée de l’armée et de la gendarmerie qui ont tout de suite lancé l’assaut.

Les tirs, intenses au début, sont ensuite devenus sporadiques, a rapporté un journaliste de l’AFP. Les assaillants, dont le nombre n’était pas connu au départ, sont allés se réfugier «dans un étage de l’immeuble», toujours selon le ministre burkinabè de la communication.

Ils retenaient des otages au premier et deuxième étages, selon un officier de l’armée s’exprimant sous couvert d’anonymat. À l’hôpital Yalgado, la situation étaient tendue. «Actuellement nous sommes débordés», a confié un chirurgien à l’AFP sous couvert d’anonymat.

«Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire». «Nous avons évacué onze personnes mais un (homme) est décédé dès notre arrivée à l’hôpital».

«Il s’agit d’un Turc. Une dame a également succombé à ses blessures à l’hôpital», a déclaré un ambulancier. L’avenue s’est vidée de ses passants immédiatement après l’attaque, seuls des véhicules des forces de sécurité et des ambulances étaient visibles. Plusieurs officiels dont le ministre de la Sécurité sont sur place.

Le Burkina Faso, théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis 2015

Le mode opératoire de cet attentat est similaire à celui du 15 janvier 2016. Un commando avait attaqué le café Cappuccino et plusieurs autres établissements, l’hôtel Splendid, l’hôtel Yibi et le Taxi-Brousse, situés sur l’avenue Kwame N’Krumah, comme le restaurant Istanbul.

Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers. Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis 2015. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè avaient été tués dans une attaque contre un détachement de l’armée basé dans le nord du pays.

En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils. Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d’étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

Le Burkina Faso, petit Etat sahélien d’Afrique de l’Ouest, pauvre et enclavé, a réaffirmé le 18 juillet la nécessité de «lutter contre le terrorisme» avec son voisin la Côte d’Ivoire, également touchée par un attentat djihadiste en 2016.

Les Blogueurs associés

Publié dans Burkina Faso, Terrorisme | Commentaires fermés

Un jardin alimenté par les tweets de Donald Trump

Posté par Les Blogueurs Associés le 14 août 2017

Martin Roth

Pendant deux mois, l’artiste autrichien Martin Roth a créé un jardin éphémère, où la lumière nécessaire aux plantes est fournie par l’activité de comptes Twitter, dont celui du président des Etats-Unis.

Chaque tweet n’est-il qu’une goutte d’eau dans l’océan des réseaux sociaux ? Peut-on se prémunir de ces déluges bavards et inventer une utilité à ces torrents de messages plus ou moins vains ?

C’est l’idée assez subversive d’un artiste autrichien, installé à New York, Martin Roth, qui a créé pendant deux mois un jardin artificiel alimenté par l’activité débordante de quelques utilisateurs prolixes de Twitter.

Parmi les comptes qui ont déclenché la croissance et l’arrosage : celui de Donald Trump, l’impulsif et compulsif président américain, qui persiste à diriger les Etats-Unis à coup de messages de 140 caractères.

Au printemps dernier, dans un centre culturel du quartier de Midtown, à Manhattan, l’artiste a installé cinq rangées de plants de lavande, au milieu d’un décor de sous-bois et sous une lumière artificielle qui stimule la croissance des fleurs.

Signe particulier de cette installation techno-végétale, la pièce était sans fenêtre et la photosynthèse nécessaire à la croissance des plantes n’était déclenchée que par un procédé complètement artificiel : ce sont les centaines de tweets provenant du compte du président américain, de ceux de quelques leaders du parti conservateur ou encore de médias réputés proches de Donald Trump, comme la chaîne FoxNews, qui ont fourni la lumière du « jardin ».

Lutter contre le flux anxiogène des réseaux sociaux

L’intensité lumineuse de la serre variait avec l’activité de Twitter, à travers un algorithme inventé par l’artiste : plus les messages de Trump et de son entourage étaient retweetés, plus la lumière devenait intense, permettant aux lavandes de s’épanouir.

La démarche de l’artiste se voulait un acte de douce résistance, face à une administration qui réduit la pensée politique en 140 caractères. La lavande, plante médicinale célèbre aux vertus calmantes, n’a d’ailleurs pas été choisie au hasard : elle symbolise, aux yeux de Martin Roth, le remède souverain au flux anxiogène de petites phrases tonitruantes et de fake news.

L’installation éphémère est désormais terminée, et malgré la réussite de son installation, Martin Roth n’envisage pas pour l’instant de la rééditer ailleurs aux Etats-Unis : « J’avais choisi ce lieu à New York, explique le créateur, car il est situé à deux pas de la Trump Tower, transformée en bunker depuis que son propriétaire est devenu président. Face à ce déploiement impressionnant de forces de sécurité, le contraste avec un calme jardin était intéressant. »

Et avec un Donald Trump qui a un usage immodéré de Twitter, les plantes se sont effectivement portées à merveille ! Le compte personnel du 45e président américain est suivi par 34 millions de personnes, et le moindre de ses avis est relayé en moyenne 20 000 fois.

De quoi stimuler la croissance végétale, à défaut de nourrir le débat d’idées !

Les Blogueurs associés

Publié dans Etats-Unis, Numérique, Politique | Commentaires fermés

Le retour en force de l’abri anti-atomique !

Posté par Les Blogueurs Associés le 13 août 2017

Kim Jong-un

Les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis commencent à inquiéter les habitants de cette partie du monde. Face à la menace d’une attaque nucléaire dans la région du Pacifique, la population cherche à s’organiser.

La récente déclaration de Kim Jong-un, d’attaquer l’île américaine de Guam, n’est pas faite pour rassurer. Depuis quelques semaines, les ventes de refuges anti-nucléaires enregistrent des progressions inhabituelles. Au Japon, certaines entreprises ont dû mettre en place des listes d’attente, comme le rapporte The Independant.

La compagnie de Seiichiro Nishimoto, située à Osaka, a vendu plus d’une douzaine d’abris en deux mois, soit deux fois plus qu’en une année pleine, selon le Guardian. «La plupart de nos clients sont inquiets d’une possible attaque nucléaire nord-coréenne», précisait-il au journal britannique.

Le Japon est au centre du conflit qui oppose les États-Unis et la Corée du Nord. Des conseils de survie sont délivrés par le gouvernement depuis quelques mois. The Guardian révèle qu’une «publicité gouvernementale de trente secondes circule à la télévision japonaise pour indiquer à la population qu’en cas d’attaque il faut se mettre à l’abri dans un bâtiment en béton ou se réfugier sous terre».

Pour se prémunir d’un tir nord-coréen, le ministère de la Défense a également indiqué ce samedi le déploiement de son système antimissile américain Patriot dans l’ouest du Japon.

Les demandes émergent aussi aux États-Unis

Aux États-Unis aussi la recherche des abris anti-nucléaires s’intensifie. Le PDG d’une compagnie américaine, Ron Hubbard, a indiqué au site californien Fox 11 qu’il en avait vendu plus de trente les deux dernières semaines. «C’est de la folie, je n’ai jamais vu quelque chose comme cela», a-t-il ajouté.

Ces principaux clients restent des Japonais. Mais les demandes émergent aussi dans son pays. Rob Hubbard indiquait ainsi au site web en avoir vendu dans neuf États différents, le jour de son interview.

À Séoul, les habitants prennent également au sérieux les déclarations de Pyongyang. Depuis une semaine, les Sud-Coréens achètent plus d’or et mangent beaucoup plus qu’auparavant, selon Reuters. Les ventes de nourriture ont augmenté en raison du climat actuel, ont confié plusieurs responsables à l’agence de presse.

Pour le moment le pays ne connaît pas d’afflux de vente d’abris anti-nucléaires. Mais un exercice national aura lieu le 23 août prochain. Une sirène sonnera pour indiquer le début de l’entraînement. Les voitures seront stoppées et les piétons amenés vers des lieux sécurisés, comme les stations de métro.

Un guide de survie sur l’île de Guam

Le gouvernement américain a publié ce vendredi un guide de survie pour les habitants de l’île de Guam. Le guide donne des conseils pour savoir comment agir avant, pendant et après une attaque nucléaire.

Par exemple, «ne pas regarder l’éclair ou la déflagration lors de l’explosion, cela peut rendre aveugle» ou «enlever ses vêtements pour éviter la propagation des particules radioactives», le guide en ligne indique également que «les abris n’ont pas besoin d’être spécialement conçus pour se protéger des radiations (…)

Cela peut être un espace protégé, où les murs et le toit sont suffisamment épais et denses pour absorber les radiations». Récemment menacée par Kim Jong-un, l’île compte 163.000 habitants et abrite une base militaire américaine avec un escadron de sous-marins, une base aérienne et un groupe de garde-côte.

Les Blogueurs associés

Publié dans Corée du Nord, Corée du Sud, Etats-Unis, Japon | Commentaires fermés

Pourquoi ces blocs de béton au design atypique séduisent les villes

Posté par Les Blogueurs Associés le 13 août 2017

Abdel Feghoul.img

Installés à Bordeaux, Valenciennes ou Biarritz, ces gros cubes de béton jaune, orange ou blanc sécurisent la voirie pour bloquer les voitures béliers. Conçus par une TPE girondine à la suite de l’attentat de Nice en 2016, ils sont aussi personnalisables à d’autres fins que défensives.

Sur les quais de Bordeaux, où déambulent chaque jour des centaines de piétons et cyclistes, trône une centaine de gros cubes en béton très reconnaissables à leur couleur jaune. Destinés à sécuriser temporairement la voie publique contre les attaques à la voiture bélier, ils sont en train de séduire de nombreuses collectivités comme Valenciennes, Biarritz ou Marseille, à l’occasion d’évènements nécessitant dans ces villes une protection accrue.

C’est en fait un événement tragique, l’attentat de Nice le 14 juillet 2016, qui est à l’origine de la conception de ces blocs de béton défensifs d’un nouveau genre, baptisés « Blocstop », qui se distinguent par leur design soigné.

La TPE produit elle-même 85 « Blocstop » par semaine

« Dès août 2016, j’ai cherché une solution qui permette aux gens, à nos enfants, de profiter des plaisirs de la vie sans se soucier de la folie de certains » explique Abdel Feghoul dans le quotidien régional Sud Ouest.

Dans la foulée, cet entrepreneur, qui a déjà à son actif la création d’une entreprise de location d’équipements électriques provisoires pour chantiers, crée sa nouvelle TPE dans la banlieue de Bordeaux. Sa petite dizaine de salariés s’active depuis un an pour couler du béton et répondre à la demande qui explose pour sécuriser les périmètres urbains lors d’événements.

Ils produisent actuellement 85 blocs de plusieurs masses (de 900 kilos à 2 tonnes) chaque semaine. Si ces blocs sont conçus à des fins défensives, leur succès tient aussi à leur insertion aisée dans le paysage urbain.

« Nous pouvons les mettre aux couleurs de l’environnement ou de l’événement qu’ils sont censés protéger. Nous avons conçu un système défensif qui soit le moins anxiogène possible et esthétique » explique l’entrepreneur qui ajoute que ces blocs peuvent aussi servir de support publicitaire pour des annonceurs.

Son modèle économique d’entreprise repose sur la fourniture d’un service complet aux collectivités soucieuses de sécuriser une zone contre les attaques à la voiture-bélier. La TPE girondine leur vend ou, plus souvent, leur loue (de 30/50 euros à quelques centaines d’euros selon le modèle et le service demandé) ses systèmes de protection, en incluant leur livraison par poids lourds et leur installation sur la voirie.

« Nous avons déjà mis en place 1800 blocs en France que nous nous chargeons de livrer dans toute la France, via des transporteurs locaux » explique Abdel Feghoul.

Les blocs de béton étaient brevetés par leur concepteur

Pour résister à la concurrence à venir, les Blocstop ont été brevetés par son créateur. Tous disposent d’un système d’ancrage adapté à leur levage et de crochets spécifiques pour amarrer des barrières métalliques Vauban, pour les collectivités désireuses de compléter la sécurisation du périmètre.

« Tous nos blocs sont recouverts d’une plaque réfléchissante visible de nuit. Il est aussi possible de les doter d’un spot photovoltaïque qui éclaire le volume du bloc à la nuit tombée avec l’énergie emmagasinée en journée » explique Abdel Feghoul qui a prévu de passer un été studieux.

« Nos clients sont souvent pressés mais nous avons appris à gérer l’urgence » souligne avec un brin de philosophie l’entrepreneur.

Les Blogueurs associés

Publié dans France, Industrie, Terrorisme | Commentaires fermés

1...456789
 

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus